Une chose est sûre, Chris Reed, le producteur de dubstep connu désormais sous le nom de The Plastician, n’écoutait pas beaucoup de techno lorsqu’il a débuté son activité. Initialement appelé Plasticman, il a été contraint de changer de nom l’an passé à cause des confusions toujours plus fréquentes avec le Canadien Richie Hawtin, aka Plastikman, qui n’hésita pas à entamer des démarches judiciaires.
Un changement de nom qui n’efface cependant pas l’importance de The Plastician dans l’évolution des scènes grime et dubstep. Notamment grâce aux soirées et à la compilation séminale Grime du label Rephlex, le label d’Aphex Twin, il a joué un rôle central durant une période initiale où les deux genres n’étaient pas véritablement dissociés. The Plastician est d’ailleurs reconnu pour avoir toujours continué à passer indifféremment les deux styles dans ses sets.
The Experiment propose une sélection musicale mensuelle hors du commun
Kevin Quigley et Jim Hammond ont été commissionnés pour proposer chaque mois un podcast de projets soniques très expérimentaux. Lancé il y a près d’une année par le Institute of Contemporary Arts (ICA), The Experiment présente ainsi une sélection hautement colorée d’artistes travaillant avec le son.
Pour utiliser la formule des initiateurs de ce programme, il s’agit d’offrir une plateforme à toute forme de “terrorisme sonore” et autres initiatives susceptibles de bouleverser nos perceptions, aussi bien intellectuelles que physiques.
A noter que durant tout le mois de mai, le Contemporary Music Month se tiendra au ICA. Parmi les différents événements programmés, il y aura notamment un concert de Outhouse Ruhabi qui marque la collaboration de de jazzmen anglais avec des percussionnistes gambiens.
BLK JKS ambassadeurs de la nouvelle génération world
Linda et Mpumi, les deux membres originaux de BLK JKS, ont grandi dans le même quartier situé dans la banlieue est de Johannesburg. Le groupe constitué par ces deux musiciens autodidactes prendra réellement son envol avec l’adhésion de Molefi à la basse et de Tshepang à la batterie.
En 2007, la sortie en nombre limité d’un CD et d’un EP créera un buzz suffisamment important pour propulser BLK JKS en couverture du magazine The Fader. Un privilège peu commun qui a permis à ce groupe, dont le premier album est attendu dans le courant de l’année, de s’offrir une tournée remarquée aux États-Unis.
Le rapper sera à La Bellevilloise à la fin du mois
Après une attente de près de huit années, date de la sortie de son premier album, Pharoahe Monch confirmait récemment avec “Desire” son statut de rapper engagé et atypique. “Slave to a label, but I still own my masters”, la succession des déboires qui a passablement enfreint la carrière de ce natif du Queens se retrouve en filigrane et il n’hésite pas à dénoncer avec lucidité les travers de l’industrie hip-hop.
A travers ces textes intelligents sur les injustices sociales et sa voix gorgée de soul, Pharoahe Monch est indéniablement un des rappers les plus talentueux de sa génération. Pour preuve, cet irrésistible “Push”, stimulé par des cuivres empruntés à Tower Power et une réinterprétation du “Country Preacher” de Josef Zawinul.
Le duo d’Akron s’est largement singularisé par des albums aux technique d’enregistrement rudimentaires et bricolées. Avec “Attack & Release”, ils continuent d’expérimenter leur mélange de blues et de garage minimaliste, tout en modifiant quelque peu leurs habitudes. Notamment en s’associant à Brian Burton, aka Danger Mouse, qui avait pris contact avec eux pour un projet regrettablement stoppé avec Ike Turner.
Une collaboration assez naturelle, du fait que, comme le souligne Dan Auerbach, “Brian a beau être rattaché en premier lieu hip-hop, il aime également beaucoup de groupes psychédéliques obscurs des années 60. C’était plutôt facile de nous entendre.”
HIFANA vient déverser son breakbeat manga à la Scala
Dès le lancement de HIFANA en 1998, Keizo Machine et Juicy se sont rapidement démarqués grâce à leurs performances dans lesquelles ils n’avaient recours à aucune séquence préprogrammée. Produisant ainsi des lives de breakbeat à la fois authentiques et percussifs, qui intègrent toujours une bonne dose d’humour manga.
Une démarche quelque peu différente marque leurs productions puisque celles-ci sont construites minutieusement à partir de samples généralement extraits de musiques traditionnelles japonaises. HIFANA constitue l’une des nombreuses surprises qui se produiront samedi à la Scala dans le cadre des 10 ans de Ping Pong.
Jackson Conti marque la rencontre de Madlib et de Mamão, le batteur du groupe du jazz brésilien Azymuth
Avec “Sujinho”, Madlib pousse un peu plus loin son exploration des musiques brésiliennes en s’associant avec le batteur du groupe légendaire Azymuth. À l’origine, l’idée de cette collaboration s’est développée en marge du pèlerinage musical et des différentes rencontres occasionnées grâce à Brasilintime. Ivan “Mamão” Conti a réagi positivement à cette proposition qui a débouché sur un bel album qui relit de manière subtile quelques classiques incontournables des années 60 et 70.
Le groupe Coldplay offre un single en téléchargement et annonce des concerts gratuits à Londres et New York
“Violet Hill”, le premier single extrait du quatrième album de Coldplay “Viva La Vida or Death And All His Friends” sera disponible en téléchargement gratuit sur le site internet du groupe. Cette action durera une semaine à partir de cet après-midi, mardi 29 avril, dès 13 h 15. Les premières informations concernant les deux concerts gratuits seront également proposées à la même heure. Les dix titres de l’album, qui sortira en juin prochain, ont été produits par Markus Dravs et Brian Eno.
Le titre de l’album est inspiré par la peintre mexicaine Frida Kahlo qui, comme le soulignait Chris Martin au magazine Rolling Stone, “après avoir traversé de grosses difficultés dans sa vie, s’est lancée dans une pièce audacieuse intitulée Viva La Vida“.
Le duo d’Amsterdam propose un mix représentatif de leur approche syncrétique
Juju & Jordash est un duo de producteurs basés à Amsterdam qui se particularise par une approche musicale à la fois rétro et syncrétique. Dans ce mix intitulé Moonship Journey, le duo compose une atmosphère rétrofuturiste dans laquelle cohabite avec une certaine fluidité Omar S, Sun Ra, Tangerine Dream ou UB40.
TRACKLIST
Art Ensemble of Chicago, Reese and the Smooth Ones (Affinity)
Il y a vingt ans, Theme from S’express atteignait la première place des charts anglais
S’il fallait retenir une date pour commémorer l’éclosion officielle de l’Acid House, le 24 avril 1988 possède un sérieux potentiel. En effet, ce jour-là, Theme from S’express atteignait la première place des ventes de singles en Grande-Bretagne. En ravivant un second été de l’amour, il propulsait du même coup dans les réseaux mainstream une club culture jusqu’alors cantonnée dans les warehouse parties et autres bombances champêtres.
Theme from S’express, ce collage de samples largement inspiré par la scène house de Chicago et la techno de Detroit, allait connaître un succès planétaire. Par la suite, S’express intégrera d’autres artistes tels que Sonique ou Billie Ray Martin mais, même si le groupe allait connaître encore quelques succès en 1988, la clique funky de Mark Moore ne réiterera jamais son coup initial.
À l’heure actuelle, Mark Moore continue à être très actif dans la scène musicale anglaise à la fois comme DJ culte et promoteur de soirée. Pour fêter l’anniversaire, il vient de décryogéniser S’express afin de sortir “Stupid Little Girls” sur le label Kitsuné.
Une chose est sûre, Chris Reed, le producteur de dubstep connu désormais sous le nom de The Plastician, n’écoutait pas beaucoup de techno lorsqu’il a débuté son activité. Initialement appelé Plasticman, il a été contraint de changer de nom l’an passé à cause des confusions […]
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