PHOTO: ESTELLE KROMAH
Le deuxième album du chanteur soul de Philadelphie devrait enfin sortir cette année. Il en parle en exclusivité pour vibrationsmusic.com
Sa-ra Creative Creative Partners, James Poyser, Questlove. Ils ont tous répondu présent pour apparaître sur le deuxième album du chanteur de Philadelphie Bilal Sayeed Oliver. Il y a neuf mois, le disque s’est retrouvé disponible sur Internet illégalement. Son auteur a alors décidé de repousser sa sortie à une date ultérieure, modifiant une partie du tracklisting. « J’ai tellement de morceaux en réserve que ça ne me pose pas de problème: j’ai l’embarras du choix », nous dit le chanteur de sa voix douce, à peine perceptible.
Bilal décrit ce nouvel album dont la date de sortie n’est toujours pas fixée, comme « un mélange organique de sons bruts et d’électronique. » La session principale a eu lieu en Californie, dans le studio des protégés de Kanye West, les talentueux Sa-Ra Creative Partners. « On a laissé tourner les bandes pendant une semaine. On a dû enregistrer une bonne trentaine de titres. Ensuite on a tout redécoupé. On a utilisé pro-tools comme des malades» Quatre titres sont déjà en écoute sur son MySpace, dont une version du « High And Dry » de Radiohead. « Je les adore, c’est mon groupe de rock préféré avec Led Zeppelin. »
Bilal, né à Philadalephie il y a 25 ans, a suivi une éducation musicale classique. Découvert sur une cassette par Fa M’Tume, le fils du célèbre percussionniste M’Tume, celui-ci l’emmène à New York en 1998 où il participe aux jam-sessions organisées par The Roots dans des lofts de Manhattan. Il est enrôlé en 2002 dans le projet Jazzmatazz du rapper Guru et sort l’année suivante son premier album, “1st Born Second”, qui secoue le monde un peu ronronnant de la nu-soul. « Le seul défaut de ce disque est qu’il était surproduit, mais les chansons étaient bonnes » dit-il aujourd’hui. Défaut de jeunesse qu’il a rectifié sur le nouvel album. « Au niveau du chant, je m’aventure dans des endroits où les chanteurs ont peur d’aller, par confort. Je prends des risques, j’expérimente.» Espérons que l’on n’ait pas encore une autre année à attendre pour écouter le résultat de ces expérimentations.











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