
Hier soir, premier concert de la tournée de Rachid Taha. Vibrations y était.
“Voilà, voilà que ça recommence… Je croyais que c’était fini, mais non, non, ce n’était qu’un répit”. Tout a débuté pied au plancher. Pas de retard ni de première partie. “Ecoute-moi Camarade” sonne rauque, tout d’un bloc. Suivi de tous les autres classiques de son répertoire, de “Barbès” à “Douce France”, où le chanteur s’étonne encore de voir le public français ne pas connaître ses classiques. “Rock El Casbah” survolté comme un bon vieux pogo et “Ya Rayah” font chalouper les pieds et chavirer les têtes ; Tékitoi ?” est expédié en duo, et “Agatha” rend un hommage appuyé au signataire Francis Bebey.
Un bon tour de chauffe avant de faire tourner du Nord au Sud sa douce transe, deux heures de show bouillant devant un Bataclan qui affiche complet. Entouré de ses fidèles acolytes, tous de noir vêtus, Rachid Taha bombe le torse, tombe la veste et mouille la chemise, motivé ça va sans dire, non sans rire. Vanne entre deux titres sur Faudel, saillie sur les sanglantes infos, quelques non dits aussi entre les lignes.
Il peut sourire. Le public est à l’image de ses rêves créolisés: de toutes les couleurs et origines sociales. Des filles délurées et des dames de bonne famille, des bientôt retraités et des futurs jeunes premiers, tous unis autour d’un son qui un jour fera masse. Classe intégrale et respect total pour l’ultime rocker de France. A l’heure du rappel, un virage relevé de beats technoïdes sur fond de senteurs épicées. Avant qu’un ami dans la confidence ne me glisse : “En ce moment, Rachid bosse sur du rockabilly version Françarabe.”
VIDEO
- “Ecoute-moi Camarade”, version scopitone
SITES










2 Réponses à “world: Rachid Taha, l'ultime rocker de France”