octobre, 2011

afro-beat: Fela, hommage en images, 1ère partie

Le compte à rebours soul de Vibrationsmusic.com reprend lundi prochain: il est temps de faire une révérence devant le Black President, disparu il y a dix ans jeudi… Notre hommage bio-discographique en quatre parties est illuminé par les covers qui prolongeaient les couleurs des albums

La stratégie discographique de Fela était unique. De 1974 à 1977, il se rendait pratiquement chaque mois dans les studios d’EMI au Nigeria pour y enregistrer des versions étendues de ses compositions les plus populaires jouées sur scène. Il appelait ça des “bulletins de news” et les ventes étaient remarquables, d’autant plus que Fela arrêtait immédiatement de jouer ces morceaux sur scène une fois qu’ils étaient sortis. Il est aujourd’hui difficile de commenter cette discographie album après album. Les morceaux les plus forts sont liés à des évènements politiques et personnels. Parcourt à travers les covers de jalons forts d’une carrière haute en couleurs

1970 - 1972

London Scene / Open & Close / Shakara

De retour des Etats-Unis où il découvre le funk de James Brown et les idées de Malcolm X, Fela change le nom de son groupe Nigeria 70 en Africa 70. Il ouvre à Lagos le club Afro Spot qui deviendra plus tard le Shrine dans le quartier Ikeja de la banlieue de Lagos. Moins lyrique, plus tranchant qu’à ses débuts, l’afro-beat de Fela se complexifie. London Scene, enregistré à Abbey Road, est produit par le batteur de Cream Ginger Baker. Shakara contient le fameux “Lady” qui va devenir un des morceaux les plus populaires de son répertoire. Open & Close est considéré par beaucoup comme le meilleur album de cette période.


1973 - 1974

Confusion / Gentleman

En 1974, Fela fonde une commune autonome qu’il proclame “Etat indépendant”. Il l’appellera plus tard “République Kalakuta” (Calcutta) du nom d’une cellule particulièrement sordide de la prison de Lagos. Avec le départ de certains membres — dont son extraordinaire saxophoniste ténor Igo Chico —, la nature du groupe change du tout au tout. Les thèmes s’allongent, Fela affine son jeu de claviers et la direction des cuivres est laissée au saxophoniste baryton Lekan “Ani” Animashaun. L’âge d’or de l’afro-beat.

Bio-discographie parue en 1999 dans Vibrations

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  • Fela Kuti expose ses ambitions politiques

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SUITE DE NOTRE HOMMAGE DEMAIN, REPRISE DU PALMARES SOUL LE 6 AOUT

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Palmarès des 25 meilleurs albums soul: rangs 19 et 18

19
Maze

Live In New Orleans (Mastercuts)

On envie ceux qui ne connaissent pas encore Live In New Orleans. On aimerait être présent pour voir la joie sur leurs visages quand ils écouteront pour la première fois les poignants “Joy And Pain”, “Changin Times”, “Running Away”, “Reason”. On voudrait comme eux ne pas être si familier de la voix du chanteur Frankie Beverley. Selon le journaliste Nelson George, elle sonne “comme celle d’un époux qui, après toutes ces années, est toujours amoureux de sa femme”. Quatrième album d’un groupe formé à Philadelphie en 1977, Live In New Orleans regroupe tous les succès de Maze dont le plus grand fan était un certain Marvin Gaye (il les emmena en première partie de sa tournée, ce qui leur valut un contrat avec Capitol). Le plus fort est que cet enregistrement est techniquement plutôt moyen. Cela n’empêche pas de faire de ce Live In New Orleans un des meilleurs – si ce n’est le meilleur – album en public de l’histoire de la soul. PJC

Maze: “Joy And Pain” (extrait)

18
Various Artists

Just My Imagination (Soulful Reggae For Lovers) (Trojan)

Nul doute que s’il avait écouté Jimmy London interpréter “Bridge Over Trouble Water”, le romancier anglais Nick Hornby n’aurait pas fait dire au héros de son roman Haute Fidélité qu’on ne peut à la fois apprécier Solomon Burke et Simon & Garfunkel, que ça revient à la fois à être dans le camp des Palestiniens et dans celui des Israéliens. Que dirait-il alors des 15 autres titres que comporte ce disque, 15 reprises de standards soul par des artistes jamaïcains? Que ce soit les Pioneers avec “Papa Was A Rolling Stone” ou Ken Boothe avec “Let’s Get It On”, ceux-ci montrent sans exception qu’ils n’ont rien à envier à leurs homologues américains. Mieux, certaines de ces covers parviennent même à nous faire oublier les versions d’origine. C’est le cas du “Ain’t No Sunshine” de Bill Withers revisité par Ken Boothe, ou du “Loving You” de Minnie Ripperton sublimé par le falsetto de Lloyd Parks. VT

Just My Imagination (Soulful Reggae For Lovers) - Ken Boothe: “Ain’t No Sunshine” (extrait)

SUITE DU PALMARES SOUL DES LE 6 AOUT

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world: Seun Kuti & Egypt 80, la danse du feu

PHOTOS: DAVID COMMEILLAS

Le fils du Black President passe ce samedi par les Nuits du Sud de Vence. Son concert donné le 24 juin au Bataclan de Paris annonce la canicule à venir…

19 musiciens, dont 7 cuivres, 4 percussions, et trois danseuses aux visages maquillés de toutes les couleurs et aux bracelets de ventres ondulant de façon hypnotique… Rarement la scène du Bataclan parisien n’avait paru si étriquée, et pourtant Seun Kuti trouva, ce dimanche 24 juin, encore assez d’espace pour danser, se déhancher, tourner et rouler des épaules avec panache. Pour fêter la sortie de son premier maxi (”Think Africa/ Na Oil”), le plus jeune des fils de Fela parcourt la planète avec une reformation d’Egypt 80. “Ceci n’est pas que du divertissement, c’est un statement. Je suis ici pour vous dire comment vivent les jeunes à Lagos”, crie-t-il à la foule.

En provenance directe du Nigéria, le groupe n’avait même pas eu le temps de décoller les étiquettes des douanes sur leurs tambours traditionnels. Pendant plus d’une heure, Seun Kuti s’aventura dans de longs tunnels enflammés d’afro-beat, invitant Tony Allen à s’installer derrière la batterie pour un titre, et faisant monter sur les planches le rapper Mokobé du 113 (Seun Kuti apparaît sur son nouvel album, Mon Afrique). La comparaison avec l’autre héritier musical de la famille Kuti est inévitable: Femi est d’avantage un chef de tribu inébranlable, au spectacle précis et peut-être mieux huilé, mais à 23 ans seulement, Seun affiche une fougue et une ardeur hors du commun. Mené par le saxophoniste vétéran Baba Ani, sa fanfare roots et funky semble incontrôlable. Les improvisations fusent dans tous les sens, gratifiant à la fois les yeux et les oreilles des spectateurs extasiés.

Après avoir interprété surtout des compositions de son prochain album (toujours pas signé en maison de disque), il acheva le concert torse nu, les deux poings en l’air après une “Fire Dance” du tonnerre. Une clameur assourdissante monte du public en guise de remerciements, et lorsqu’il se retourne pour sortir de scène, on peut enfin lire clairement le tatouage entre ses omoplates transpirantes, en lettres majuscules: “Fela lives”.

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CONCERTS

ALBUMS

Les enregistrements studio de Seun Kuti ne sont disponibles que sur vinyle

  • Seun Kuti, “Na Oil”/”Think Africa”, en vente dans le shop de Vibrationsmusic.com
  • Seun Kuti, “Fire Dance” (Betino’s) à paraître en septembre
  • Album annoncé: 90 minutes de ses meilleures prestations live, avec DVD: octobre-novembre

SUR VIBRATIONSMUSIC.COM

  • Du 31 juillet au 3 août, hommage à Fela, mort le 2 août 1997, à travers une bio-discographie illustrée

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Palmarès des 25 meilleurs albums soul: rangs 21 et 20

21
Isaac Hayes

Hot Buttered Soul (Stax)

Isaac Hayes avait écrit tellement de hits pour Stax – en particulier ceux de Sam & Dave –, il avait fait gagner tellement d’argent à la compagnie que lorsqu’il a enfin l’opportunité de graver son premier disque en 1971, les hauts bonnets de Stax lui laissent carte blanche. Le résultat les laissera un brin pantois. Pensez, la firme de Memphis s’était fait la réputation d’être le label le plus “noir” de la soul, de produire une musique rocailleuse, bien loin des tentations pop de Tamla Motown. Quand Isaac Hayes leur livre Hot Buttered Soul, le malaise est tangible. L’album commence par une version de “Walk On By”, une chanson signée Bacharach/David popularisée par Dionne Warwick. On est à mille lieues de Stax. Et puis les morceaux sont longs, très longs, impossible à programmer en radio. “By The Time I Get To Phoenix”, une magnifique version d’un morceau de Jim Webb, s’étire jusqu’à… 18 minutes 40. L’album n’a marché qu’à cause du très funky “Hyperbolicsyllabicsequedalymistic”. Aujourd’hui, il est devenu un classique et Isaac Hayes une référence pour des groupes comme Portishead ou Massive Attack qui affectionnent ses envolées symphoniques et sa production sophistiquée. PJC

Isaac Hayes: “By The Time I Get To Phoenix” (extrait)


20
Blackstreet

Blackstreet (Interscope/Universal)

Lorsqu’il revient sur le devant de la scène avec Blackstreet, Teddy Riley a clairement une revanche à prendre. Celui que la presse avait baptisé la petite merveille du new jack swing est donné pour fini par une bonne part de la critique qui le moque sur sa prétendue incapacité à chanter sans déguiser sa voix derrière un vocoder. Et les mêmes de citer en exemple la carrière solo d’Aaron Hall, son ancien collègue au sein de Guy. Mais Teddy Riley n’en a cure, il sait qu’il a en sa possession l’arme fatale, un disque en deux parties, la première très funk synthétique, et la seconde – c’est celle-là qui nous intéresse – uniquement constituée de ballades imparables. Et peu importe qu’il abandonne à ses trois nouveaux acolytes le soin de chanter les voix lead puisque personne n’a le moindre doute quant à l’identité du capitaine. Des années plus tard, des titres comme “Joy”, “Before I Let You Go” ou “Tonight The Night” n’ont pas pris une ride et se dégustent avec le même plaisir qu’au premier jour. V.T

Blackstreet: “Before I Let You Go” (extrait)

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live: Björk, la magie dans la voix, dans les pieds

PHOTOS: LIONEL FLUSIN

Hier soir, l’Islandaise, sur la grande scène du Paléo de Nyon, donnait corps aux chamanismes de son dernier album, et transfigurait avec force et plaisir ses classiques passés

Des poursuites bleues qui cherchent. Puis un noir relatif. Enfin un rouge vif. Björk entre sur la grande scène du Paléo Festival en sautillant, dans une robe écarlate presque aussi simple que l’attente de la découverte de ses atours était grande. La robe, comme le concert, révèlera ses beautés fluctuantes au fil des danses, au fil de son appropriation.

“Earth Intruders” est le premier morceau à faire enfler les membranes des enceintes. La puissance sonore est euphorisante, et se marie aux compositions avec une telle force que la voix pourtant majuscule est embrassée, tenue serré – sans être désarmée, sans capituler. Un choeur de cuivres (les Islandaises qui ont donné son identité au dernier album, Volta), un laptop, un clavier qui délivre mille sons de synthèse et la batterie ponctuelle de Chris Corsano encadrent les vocalises à la fois si brutes et tellement fines d’une diva qui sait trouver la justesse dans chaque chanson, l’émotion dans l’aisance. Là où on craignait la surenchère dans la mise en scène, de la prétention dans l’affirmation esthétique, il y a eu le jeu.

Magistrales, les versions, revisitées à l’aune d’orchestrations nouvelles portées par les cuivres, des classiques “Army Of Me”, “Bachelorette”… Simplement grande, l’interprétation de “Joga”. Complètement démesuré, le final “Declare Independance”. Les moments plus indéfinis, les titres plus poétiques, sont grandis aussi par l’intensité de la présence de Björk, et ces déclinaisons live tendent la main au public quand celles des disques la gardent parfois dans la poche.

Un demi-masque épidermique, une robe vivante, et Björk est la plus raffinée des sauvages. Jambes agitées, tête secouée, bras lancés. Transe corporelle explosive. La danseuse mêle avec la franchise du corps les plaisirs distincts du défoulement enfantin, et la naïveté corsetée des petits pas de comédie musicale. La foule crie quand l’Islandaise entame un titre phare, bien sûr. La foule hurle quand la belle pousse sa voix jusqu’au cri, évidemment. Mais la foule s’époumone aussi quand Björk tape du pied. Et quand elle frappe le sol au son d’un gong profond, on oublie la résonance du métal pour croire à la toute-puissance de son talon.

ALBUM

  • Björk, Volta (One Little Indian/Universal)

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CONCERTS

SUR VIBRATIONSMUSIC.COM

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Cinq extraits de l’album de Thurston Moore en écoute

Trees Outside The Academy paraît le 18 septembre prochain sur Ecstatic Peace. L’album, premier effort solo dans une direction pop de Thurston Moore depuis Psychic Hearts en 1995, a été enregistré dans le studio de J Mascis. Les douze titres invitent Steve Shelly (Sonic Youth), J Mascis (Dinosaur Jr.), Samara Lubelski, Christina Carter (Charalambides), John Moloney (Sunburned Hand of the Man), Andrew MacGregor et Leslie Keffer. Cinq extrait en écoute sur le site d’Ecstatic Peace.

TRACKLISTING

  1. Frozen Gtr
  2. The Shape Is In A Trance
  3. Honest James
  4. Silver>Blue
  5. Fri/End
  6. American Coffin
  7. Wonderful Witches
  8. Off Work
  9. Never Day
  10. Free Noise Among Friends
  11. Trees Outside The Academy
  12. Thurston@13

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Jay-Z pourrait quitter Def Jam pour Colombia

Le président du label Island Def Jam pourrait bien quitter son poste, selon la presse américaine, pour rejoindre Colombia Records. Jay-Z serait opposé à la venue de Jermaine Dupri à la tête de Island Urban Music, une sous-division de la firme. Si le rapper est effectivement engagé chez Colombia, il rejoindra le co-fondateur de Def Jam, Rick Rubin, qui a fait le saut en mai dernier. Les deux maîtres ont déjà collaboré, sur le titre “99 Problems” du Black Album.

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Curiosité: Will Oldham rencontre Kanye West en vidéo

C’est le clash des univers: le producteur et rapper Kanye West invite, sur la vidéo de son prochain single “Can’t Tell Me Nothing”, le songwriter du rock indie Will Oldham. La rencontre s’est faite par l’entremise de Zack Galifianakis, comédien de stand-up, qui a réalisé le clip. Cette version à petit budget fait maintenant concurrence à la vidéo officielle, tournée par Hype Williams. Les deux films sont en diffusion sur le site de Kanye West. Graduation, le nouvel album du maître doit paraître sur Def Jam fin août-début septembre.

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Palmarès des 25 meilleurs albums soul: rangs 23 et 22

23
Jackie Mittoo

Macka Fat (Studio One)

Vous vous demandez peut-être ce que vient faire dans cette liste un artiste plus connu pour sa contribution au reggae qu’à la soul proprement dite – et un instrumentiste de surcroît. C’est qu’alors vous n’avez jamais prêté l’oreille à ses enregistrements Studio One. Car mieux que n’importe lequel de ses pairs jamaïcains – Ernest Ranglin, Tommy McCook, Cedric “Im” Brooks – ou même américains – Booker T, Ramsey Lewis, Groover Washington Jr. – Jackie Mittoo incarne la soul instrumentale dans ce qu’elle a de meilleur. Qu’il œuvre dans l’ombre des plus belles voix de la musique jamaïcaine ou bien qu’il soit à la tête d’un ensemble instrumental – Soul Vendors, Soul Brothers et autre Sound Dimension –, qu’il marche dans les traces de Marvin Gaye en reprenant son “What’s Going On” ou qu’il joue une rythmique de son cru, chacune des notes qu’il tire de son orgue exprime la quintessence de la soul, cette chose indéfinissable dont Ishmael Reed dit dans son livre Mumbo Jumbo qu’elle est “la voix par delà la voix d’Otis Redding”. VT

Jackie Mittoo: “Henry The Great” (extrait)


22
Smokey Robinson

Pure Smokey (Tamla Motown)

Bob Dylan a dit de lui qu’il était “le plus grand poète américain vivant” et ce n’était pas un mince compliment. Smokey Robinson était en effet un poète, dans le sens où la poésie est une performance. Et là, personne ne pouvait le toucher. Son truc, c’est la sérénade. Du pur sucre dont on ne se rassasie jamais. On y regoûte encore et encore. Au lieu de chanter sur le beat, il se dissout dedans. D’ailleurs on ne sait pas vraiment s’il chante, murmure ou parle… On aurait pu choisir le précédent Smokey (1973) ou un disque de son groupe les Miracles. Ce Pure Smokey (1974) lui rend parfaitement justice. PJC

Smokey Robinson: “Quiet Storm” (extrait)

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Joni Mitchell signe avec Starbucks: nouvel album à venir

La plus gracieuse des chanteuses fait suite à Paul McCartney, qui a essuyé il y a peu les plâtres du label Hear Music, maison rattachée à Starbucks Entertainment. Son nouvel album, Shine, sera mis en vente dès le 25 septembre dans tous les établissements de la chaîne, comme chez les disquaires plus conventionnels. Neuf chansons originales sont annoncées, tout comme une réinterprétation de “Big Yellow Taxi”. L’album s’inscrit dans une activité créative débordante de Joni Mitchell, qui est l’auteur d’un ballet, “The Fiddle And The Drum”, et d’une exposition d’art vernie à l’automne à New York.

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Manu Chao sort un EP annonciateur de l’album

La Radiolina sort le 4 septembre sur Nacional/Because. Pour ménager notre patience, Manu Chao a fait paraître hier un EP, Rainin In Paradize EP, qui entoure le premier single, “Rainin In Paradize”, de deux nouvelle chansons: “Mama Cuchara” et “Panik Panik”. Disponible sur iTunes exclusivement, un remix par Mario Caldato du morceau titre. Manu Chao donne un premier concert en France au festival Tempo Latino à Vic-Fezensac le 30 juillet.

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Palmarès des 25 meilleurs albums soul: rangs 25 et 24

25
Various Artists

Salsoul Essentials vol. 1 (Charly)

Pour certains, Salsoul est le label disco ultime, celui qui a le mieux incarné durant près d’une décennie les valeurs festives, hédonistes, orgiaques même de cette musique, mais aussi sa dimension spirituelle, sa profondeur. Bref tout ce qui fait qu’on peut aujourd’hui parler du disco comme d’un noble art plutôt que comme d’une horrible machine à faire danser le pékin de base, une musique kitsch et stéréotypée, produite au kilomètre. Et à l’écoute de joyaux comme “Ten Percent” de Double Exposure, “The Beat Goes On And On” de Ripple, “Ain’t No Mountain High Enough” de Inner Life ou “Runaway” de Loleatta Holloway, il est difficile de contester ce point de vue. Arrangements luxuriants convoquant force cuivres, cordes et percussions, grooves insistants voir obsédants sans jamais être lourds, harmonies soignées, mélodies joyeuses sans jamais être frivoles ni légères, portées par des interprètes d’exception… Dans le genre, on n’a jamais vraiment fait mieux. VT

Salsoul Essentials - Loleatta Holloway: “Love Sensation” (extrait)


24
Ten City

Foundation (Atlantic)

Quand la house music est apparue, on entendait à son propos les mêmes reproches – parfois justifiés – qui avaient déferlé sur la disco: cette musique est mal produite, mécanique, elle ne dégage aucune émotion. Bref, elle souffrait de la pire tare pour une musique d’inspiration noire: elle n’avait pas de soul. Plus encore que 25 Years Later de Blaze ou Rhythms In Me de Robert Owens, Foundation du groupe de Chicago Ten City paru en 1988 a réduit ces critiques en miettes. Véritable groupe live emmené par les multi-instrumentistes Herb Lawson et Byron Burke, Ten City bénéficiait de l’extraordinaire falsetto de son chanteur Byron Stingily. L’album, excellemment produit par Marshall Jefferson, réussit la gageure de tenir la route dans son ensemble tout en égrenant des tubes (”Devotion”, “That’s The Way Love Is”). Le soin est niché partout: les paroles sont même imprimées sur la pochette! Malheureusement, le groupe était en avance sur son temps. Le public n’était pas prêt pour un big band house. Après deux autres albums, Ten City se sépare. Seul Byron Stingily continuera. Mais sa voix, entre les mains de producteurs aux formules toute faites, ne s’élève plus aussi haut. Reste ce Foundation, pierre de touche d’une house spirituelle qui n’attend qu’à renaître. PJC

Ten City: “Devotion” (extrait)

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live: MIMI, le festival de tous les possibles

PHOTOS: FRANCISCO CRUZ_Haale

Le festival marseillais confirmait ce week-end son identité marquée par la différence. Un évènement beau et rare par sa programmation ouverte à l’expérimentation et à l’innovation, privilégiant l’aspect créatif de la musique à tout impératif de rentabilité

Un festival rempli de surprises. Certains, séduits par la série Ethiopiques et les commentaires enthousiastes de Gigi et de Susheela Raman, sont venus danser avec le célèbre Mahmoud Ahmed; d’autres, très motivés pour découvrir le rock de la belle iranienne Haale, ou délirer avec les folles improvisations de l’ensemble batave Pow et son guest Joseph Bowie (ex-Defunkt). Ils en ont eu pour leur compte, mais le meilleur était ailleurs.

On a été happés par la voix claire et chaude de la chanteuse éthiopienne Eténèsh Wassié, émotive et sensuelle, au regard perçant, soutenue par le groove très entraînant du Tigre des Platanes, le groupe du saxophoniste toulousain Marc Démerau, dont la musique ludique, bruitiste et truffée “d’incidents” séduit et fait danser femmes, enfants, fonctionnaires, et un type habillé en Superman!

Nous avons été agréablement impressionnés par le duo slovaque Longital, surtout par la performance de la bassiste et chanteuse Shina Lo. Cependant, la plus rafraîchissante des musiques était celle du groupe japonais Expo, dirigé par le compositeur des manga sounds Suguru Yamagushi. Cinq allumés qui jouent et déjouent, mélangeant folk d’Okinawa et rock expérimental, délires de cirque et techno-pop, séquences faussement improvisées et sons hyper élaborés, poussant vers la micro-tonalité en distorsion parfaitement structurée et s’amusant avec des rythmiques impaires. Une fête de sons utopiques là où, autrefois, on prétendait soigner par les vertus des courants d’air. Celles des sons s’avèrent drôlement thérapeutiques !

Expo

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Devo à nouveau en studio… pour une pub

17 ans que le groupe culte n’a pas produit de nouvelle musique (malgré “Girl U Want” réenregistré pour la B.O. de Tank Girl, et le projet solo, Jihad Jerry & The Evildoers, de Gerald Casale). Retour de Devo en studio pour les besoins publicitaires de la sortie d’un nouveau laptop Dell: ainsi naît un nouveau morceau, “Work It”.

Si les groupes se mettent de plus en plus à vendre leur musique aux publicitaires, le phénomène n’est pas nouveau: pour le plaisir, et l’édification des plus jeunes, une pub concoctée par les Rolling Stones en 1964.

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Les 25 meilleurs albums soul: à vos marques…

Les 25 meilleurs albums soul de tous les temps? Vincent Tarrière et Pierre-Jean Crittin comptent sur leurs cinq mains. Compte à rebours dès demain

DESSINS : NOYAU_Stevie Wonder, Aretha Franklin, Ray Charles

Premièrement la soul, ce n’est pas le funk et plus tout à fait le rhythm’n'blues. La ligne de démarcation est mince, mais vous irez chercher vainement dans cette sélection des albums de James Brown (post-68), de Sly Stone, de Funkadelic/Parliament, de War, de Tower of Power, de Commodores, d’Earth Wind & Fire ou des Meters.

Deuxièmement, la soul s’est souvent mieux exprimée par le biais de 45-tours que d’albums. Les exemples les plus évidents sont les productions Tamla Motown ou Stax. Ainsi avons-nous préféré pour certains artistes conseiller des compilations lorsqu’un album ne s’imposait pas plus qu’un autre.

Troisièmement, certains disques choisis ne l’ont pas été en fonction de leur importance historique. Enfin, la soul, plus qu’un genre, c’est un feeling. Ainsi ne vous étonnez pas de trouver dans cette sélection des albums traditionnellement rangés sous l’étiquette reggae, pop ou house. Soulful, ils le sont assurément. Seule règle du jeu immuable: un album par artiste.

Cette sélection est publiée telle qu’elle est parue initialement dans le magazine Vibrations en mars 1999. Depuis, en huit ans, d’autres disques sont parus, d’autres redécouvertes nous sont tombées entre les oreilles. Vous ne trouverez pas dans cette liste les albums de D’Angelo (Voodoo, 2000), Jill Scott (Beautifully Human, Words And Sounds Vol. 2, 2004), James Carr (The Complete Goldwax Singles, 2003), Howard Tate (Howard Tate, rééd 2001), Doris Duke (I’m A Loser, The Swamp Dogg Session And More, 2005), Candy Staton (Candy Staton, 2005). Ils auraient certainement mérité d’y figurer.


A vos commentaires: nous attendons vos listes!

live: les New Mastersounds rejouent le Parrain

PHOTO: YVES QUERE_Reverend Chunky avec les saxophonistes des New Mastersounds, Diplomats Of Solid Sound et Reverend Cleatus

Saint-Paul Soul Jazz invitait ce week-end les meilleurs ambassadeurs actuels du deep funk: hommage à James Brown autour du Hammond

Pour sa deuxième édition, le Festival Saint-Paul Soul Jazz affirme avec un enthousiasme jamais démenti son amour des musiques afro-américaines organiques. Il reflète la passion indéfectible des frères Garcia, organisateurs mordus de “Hammond funk”. Articulées autour d’un indispensable orgue Hammond B-3, les performances des sept groupes invités laissent la part belle aux tournoiements de la cabine Leslie qui diffuse le son velouté du Hammond, enveloppant la vaste salle omnisport de Saint-Paul 2003.

A ce jeu, les Britanniques des New Mastersounds excellent. Originaires de Leeds, ils personnifient le deep funk actuel comme peu d’autres, véritables réincarnations des Meters. Leur concert du deuxième soir éclipse les impeccables Diplomats Of Solid Sound & The Diplomettes, un orchestre épatant à l’ancienne venu de l’Iowa. Lors de la troisième soirée, les New Mastersounds se lancent dans un “Tribute To James Brown”, accompagnés sur scène par Reverend Chunky, un solide chanteur à la voix âpre présent sur leur premier album. La batterie très inspirée de Simon Allen, la basse de Pete Shand et les bordées de Hammond de Joe Tatton, secondent la guitare bleue et écorchée d’Eddie Roberts, un musicien issu de la scène jazz. En onze morceaux, classiques comme “Papa’s Got a Brand New Bag” ou méconnus comme “On It”, ils rendent un hommage respectueux au Godfather Of Soul. Sur les explosifs “Make It Funky” et “Superbad”, ils sont rejoints par les cuivres des Diplomats Of Solid Sound alors que les Diplomettes et Baby Charles vocalisent dans une ambiance bon enfant. Ces découvertes et interactions chaleureuses laissent augurer d’une réjouissante troisième édition.

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live: Memphis au coeur de la Côte d’Azur

PHOTOS: EMRÂ ISLEK (www.imraislek.com)_Booker T. Jones

Le 50e anniversaire du label Stax, commémoré cette année, a renvoyé sur les routes quelques illustres pionniers de la soul. Au Nice Jazz Festival hier, l’organiste Booker T. Jones ouvrait, flanqué des MG’s, une soirée prolongée par Isaac Hayes

Fins limiers et vieux briscards, les quatre musiciens (Booker T. Jones, Steve Cropper à la guitare, Donald “Duck” Dunn à la basse et Steve Potts, en lieu et place du batteur Al Jackson, Jr. assassiné en 1975) revisitent avec une étonnante délicatesse les thèmes qui firent leur succès. Steve Cropper, Donald Dunn et Booker T. Jones, chemises bariolées et look de touristes en goguette sur la Côte d’Azur, prennent toujours autant de plaisir à jouer ensemble. Sans se regarder, sans bouger d’un pas, à coup de riffs au cordeau, de lignes de basse tout en rondeur, le duo Cropper-Dunn donna une leçon de groove minimaliste sous le ciel étoilé de cette nuit niçoise. A l’orgue, Booker T. Jones, le plus éloigné de cette histoire passée (il quitta Memphis pour la Californie à la fin des années 60), ajoutait cette note gospel – jazz légère, qui de “Soul Limbo” à “Green Onions” fit de cette heure guettée par la nostalgie un pur moment de soul instrumentale hors du temps.

Affaibli par de récents ennuis de santé, Isaac Hayes tout de blanc vêtu, enchaîne – côté jardin – avec ses orchestrations qui (avec Norman Whitfield chez Motown) révolutionnèrent la musique noire au tournant des années 70. Malgré la présence de trois claviers en lieu et place d’une belle section de cuivres, un début de concert poussif voire déroutant (un solo de batterie au milieu du “Walk On By” de Burt Bacharach!), le divin chauve eut la bonne idée de laisser les clés de son concert à son fidèle guitariste Charles “Skip” Pitts. Le “Shaft” final, étiré à souhait, offrit donc l’occasion à ce dernier (présent sur la session originale) de caresser l’échine des auditeurs avec ce riff historique, pris de bas en haut et de haut en bas, savamment accéléré, ralenti, jusqu’à l’extase: irrésistible! Stax repart, de nouvelles signatures sont annoncées (Angie Stone, N’Dambi), mais ses anciens ont encore plein de belles histoires à raconter.

Isaac Hayes

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Premier titre du nouveau Common en écoute

Dans les bacs le 31 juillet, le nouvel album de Common, Finding Forever, contient des productions de J Dilla, Will.i.am, et Devo Springsteen, comme des participations de D’Angelo, Kanye West, Bilal et Lily Allen: Thefader.com donne à entendre un premier extrait, “Drivin’ Me Wild”, qui invite cette dernière.

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Le nouvel Al Green dans les bacs début 2008

Quinze morceaux du nouvel album de la légende soul sont déjà écrits: The Duet Album, titre de travail du disque, devrait paraître début 2008. Conduit par Questlove, batteur de The Roots, Al Green sera mis en musique par le groupe hip hop séminal. La musique est jouée et produite par The Roots. Des effluves hip hop seraient évidentes, même s’il n’y aura pas de rap. Devraient apparaître, en invités, D’Angelo, Anthony Hamilton et éventuellement Alicia Keys et/ou Joss Stone. Blue Note aurait réservé du temps de studio pour l’enregistrement en août, septembre et octobre.

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New Order dans le flou: séparation, ou pas?

Peter Hook annonçait récemment la séparation de New Order (news sur Vibrationsmusic.com). Contrairement aux propos du bassiste, le chanteur Bernard Sumner et le batteur Stephen Morris faisaient savoir dans un communiqué vendredi que New Order est toujours en vie. On ne sait pas encore quel genre de carrière fera le groupe, comme aucun album, ni aucun concert, ne sont annoncés pour l’heure. On se doute pourtant que Peter Hook ne devrait pas être de la partie: “Après 30 ans passés ensemble dans le groupe, nous sommes très déçu que Hooky ait décidé d’annoncer à la presse, de manière unilatérale, la séparation de New Order. Nous aurions espéré qu’il nous en parle avant. Il ne s’exprime pas au nom du groupe, et nous ne pouvons que présumer qu’il ne veut plus faire partie de New Order.”

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Sly Stone plébiscité

A l’heure du come-back controversé du génie fatigué, ce florilège de témoignages présente quelques artistes qui ont mentionnés Sly & The Family Stone dans leur sélection d’albums incontournables. There’s a Riot Goin’ On et Fresh loin devant


Money Mark There’s a Riot Goin’ On. Chaque chanson de cet album possède une ardeur et une témérité impressionnantes. Quand j’étais petit, la radio diffusait énormément de hits soul splendides. J’adorais Al Green, Bobby Womack. Sly Stone parvenait en plus à déborder d’inventivité et de subversion sur la durée d’albums entiers – Fresh aussi est particulièrement brillant.

Ian Dury Fresh. Une autre victime du mode de vie généré par le grand cirque du rock. Aujourd’hui, Sly s’impose cependant comme un des trois plus grands inventeurs de la funky-music. Les deux autres: James Brown et George Clinton.

Van Hunt There’s a Riot Goin’ On. C’est le disque qui me rappelle le plus moi-même! Ou du moins ce que je voudrais faire en musique.

Etienne de Crécy Fresh. Avant, le funk pour moi c’était “Sex Machine”, c’est tout. Une chanson comme “Somebody’s Watching you” vous touche forcément. J’ai alors acheté tous les Sly Stone. Les derniers possèdent encore tous les ingrédients, ils ne fonctionnent pourtant plus. Le meilleur, c’est probablement There’s a Riot Going On.

Basement Jaxx There’s a Riot Goin’ On. Pour l’énergie. Ce disque donne une pêche incroyable. Les morceaux sont très expressifs, très sauvages. Ce pourrait être une collection de singles, tellement tout l’album est fort. Je trouve Fresh moins régulier dans l’excellence. Du même niveau que Sly Stone, j’aurai pu citer Prince, mais il est devenu trop mauvais.

Archive There’s a Riot Goin’ On. Le Sly Stone que je préfère, parce que c’est celui que j’ai découvert en premier. Depuis, j’ai acheté Fresh et Small Talk, mais c’était il n’y a pas si longtemps que ça, je n’ai pas eu la même surprise, la même claque. Sur Riot, le son est si brut et la basse de Larry Graham si monstrueuse!

Arto Lindsay There’s A Riot Goin’ On. J’adore la musique de Sly, et ce disque plus que les autres parce que c’est la rencontre du swing et de la poésie. Là, Sly atteint un état d’équilibre précaire et on peut comprendre combien le bonheur est cher (à payer) pour les Afro-Américains. On peut sentir ce côté ironique, acide, douloureux, corrosif, mais aussi le plaisir de la vie, de façon très forte, presque violente.

Roy Ayers Stand. A cause de cette phrase, dans le morceau-titre, qui dit: “There’s a midget standing tall and a giant besides him about to fall”. Incroyable! J’en suis encore sur le cul.

Ces commentaires sont extraits de différentes playlists publiées antérieurement dans Vibrations

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CONCERTS

  • 23/7: Paris, Olympia (avec Martha High et les Shaolin Temple Defenders)
  • 27/7: San Sebastian, Square Trinidad

SUR VIBRATIONSMUSIC.COM

  • Live: compte-rendu du concert au Montreux Jazz Festival
  • News: Sly Stone sort de son mutisme, rencontre avec Vanity Fair

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jazz: John Coltrane, hommage. 3ème partie

PHOTO: DON HUNSTEIN/SONY JAZZ_John Coltrane, Cannonball Adderley, Miles Davis et Bill Evans

Suite et fin du reportage de John Lewis dans la ville natale du saxophoniste. Georgetta Watkins, sa cousine, touche droit au coeur

Cette intensité se retrouve dans la jeunesse du musicien. John Coltrane était très proche de son père, un tailleur. Après l’école, il le rejoignait dans son atelier, où celui-ci lui jouait du violon ou du ukulélé. Mais en 1939, alors que John avait 12 ans, son père mourut subitement d’une maladie qu’aucun docteur n’avait su diagnostiquer. Cette même année décédait également le père de Mary. Si ces morts provoquèrent chez lui des interrogations profondes, Georgetta Watkins dit que le saxophone que sa mère lui offrit amena non pas des réponses, mais une ouverture sur un large spectre de réponses émotionnelles. Quand Coltrane mit son saxophone au service du blues, il injecta une vie nouvelle aux ancestrales chansons de travailleurs et autres refrains venus des champs de coton. “Si vous écoutez attentivement, vous entendez aussi du Hamlet, dit Georgetta Watkins. Parfois aussi je jurerais que j’entends ces tristes et solitaires sifflements de trains.”

L’écrivain Ralph Ellison devait penser à la musique de Coltrane quand il écrivit que “le blues est une impulsion pour conserver dans sa conscience blessée les détails pénibles et les épisodes d’une vie brutale. Pour toucher cette mémoire écorchée et la transcender en lui arrachant un lyrisme proche du tragique.” Georgetta Watkins entend quelque chose de similaire quand elle écoute du jazz, en particulier la musique de son cousin. “Le jazz est ma thérapie, dit-elle. Quand je buvais – je ne bois plus maintenant – je pouvais me verser un grand verre, en écouter et évacuer mes problèmes. Aujourd’hui, quand je me sens mal, me passer du Coltrane m’aide toujours à me sentir mieux. Cela me donne de l’énergie.” Elle dresse la tête en direction de la stéréo. “Ecoutez-ça”, dit-elle en se précipitant dans le salon. Je la suis et la trouve assise sur le canapé, les yeux fermés, absorbée dans le solo de “Body And Soul”. “Il est différent, écoutez-le. Il a un son particulier. Il ne revient pas à la mélodie aussi souvent que les autres saxophonistes. Il est ailleurs.”

Je m’assieds à côté d’elle. Elle me prend la main et la serre dans la sienne. On reste assis un moment sans dire un mot, juste à écouter. Puis la cousine de John Coltrane me murmure quelque chose à l’oreille. “Je suis fière de lui.” Toute la journée, j’ai attendu d’entendre ça.

VIDEO

  • John Coltrane et Miles Davis jouent “So What”, en 1959.

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Queen Latifah s’entoure de Stevie Wonder, Erykah Badu

Le prochain album de Queen Latifah, à paraître le 25 septembre, invite ni plus ni moins que la légende soul Stevie Wonder et la diva Erykah Badu. Joss Stone, jeune pousse, et aussi du lot. Trav’lin Light voit la rappeuse reprendre des titres immortalisés par Nina Simone, Roberta Flack, Etta James, Sarah Vaughn, Carmen McRae, Pheobe Snow et Peggy Lee. Le disque est co-produit par Tommy LiPuma et Ron Fair, et fait suite au succès de 2004, The Dana Owens Album.

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jazz: John Coltrane, hommage. 2ème partie

PHOTO: CHUCK STEWART/IMPULSE!/UNIVERSAL MUSIC JAZZ FRANCE_ John et Alice Coltrane

Suite du reportage de John Lewis à Hamlet, en Caroline du Nord, sur les traces du saxophoniste. Histoires de famille

Je regarde ma montre. Il est presque l’heure de me rendre à mon rendez-vous avec la cousine de Coltrane, sa seule parente connue dans la région, Georgetta Watkins. Je trouve sa petite maison au nord de Hamlet. Grand-mère pleine de vie, elle m’accueille, un tablier autour de la taille et des tennis au pied. Des photographies de famille recouvrent l’essentiel des murs du salon, une bonne odeur de dîner remplit l’air et l’album Coltrane Sound passe sur la stéréo. Elle a préparé à manger et m’emmène dans la cuisine. Des plats de poulet grillé, du riz, des haricots, du maïs, des tomates, du pain et une carafe de thé glacé sont posés sur une table.

Quand elle ne verse pas du thé ou ne sert pas une nouvelle ration de légume, Georgetta Watkins parle de son cousin et de sa famille. Elle n’a jamais rencontré le père de Coltrane, mais elle se souvient de sa mère, une très grande femme calme et modeste comme son fils. “On ne parlait pas beaucoup de John à cette époque, dit-elle. Je ne sais pas si c’était par fierté, mais personne n’évoquait sa célébrité. Sa maman faisait comme si elle ne savait rien.” Georgetta Watkins raconte que son cousin a passé le plus gros de sa jeunesse à High Point, quelques centaines de miles au nord, mais qu’il revenait à sa ville natale pour voyager en train avec son oncle John Blair, serveur dans les wagons-restaurant.

“John aimait les trains. Il accompagnait souvent son oncle à Washington ou à New York.” D’après elle, le jeune garçon aimait aussi le sport, les bandes-dessinées et réalisait des croquis humoristiques qu’il échangeait avec sa cousine favorite Mary. Dix mois les séparaient, ils étaient comme frère et sœur. “Ils se portaient sur les épaules, se jetaient sur les lits, faisaient les petits diables.” Le fameux morceau avec son saxophone joyeux et son piano percussif évoquant des danseurs aux bras levés reflète la période tumultueuse de l’enfance dans un vibrant contraste avec le blues profond qui est au cœur de la plupart de ses autres compositions. “Ils sont plutôt du genre intense”, approuve Georgetta Watkins.

SUITE ET FIN DU REPORTAGE DEMAIN

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Live : Prince donne une leçon de Musicology

PHOTO: © ARMOUR_Prince en 2004

2 heures 30 d’un concert très spécial hier au Montreux Jazz Festival: Prince et son “Special Unit” ont revisité cinquante ans de Great Black & White Music

Des petites lampes de poche éclairent le côté droit de la salle. Greg Boyer, Mike Philips et William Lee Hogan déambulent dans le public, tous cuivres dehors, avant de monter sur scène sur un air de marching band. Il est 21h45 à Montreux, et le public prend lentement place dans l’auditorium Stravinsky, complet ce soir (les 4000 places ont trouvé preneurs en quinze minute). Le ton est donné d’entrée. “When The Saints Go Marching In” ouvre le concert, enchaîné à un standard de Miles Davis Wayne Shorter, à une longue relecture du “World Is A Ghetto” du chanteur soul Donny Hathaway du groupe War, puis à “It Don’t Mean A Thing” de Duke Ellington. Message subliminal: If it ain’t got that swing, ce n’est pas la peine! En trente minutes à peine, avant même l’entrée du maître, le groupe a traversé cinquante ans de musique noire. Et ce n’est pas fini.

Roger “Prince” Nelson arrive nonchalamment sur la scène, une bonne demi-heure après le début du concert dès le deuxième morceau. Ce n’est pas une star conquérante. Chapeau gangsta vissé sur la tête, il observe son groupe, s’installe petit à petit dans le groove, d’abord par de brefs soli de guitare saturés, puis au chant. Il est élégant dans chacun de ses gestes, en chef d’orchestre ou en guitar-hero. Et lorsqu’il invite une poignée de spectateurs à investir la scène, il les place correctement et respectueusement au milieu des musiciens, avant de se nicher derrière un ampli. La musique et la danse avant tout.

A la manière du Miles Davis des années 90, Prince donne sa direction musicale. A son invite, les trois cuivres chorusent en force, les deux pianistes – Morris Hayes et le Brésilien Renato Neto – sortent régulièrement des grilles. La batteuse Cora Duham et son mari Josh à la basse sont les dernières recrues de ce New Power Generation rebaptisé Special Unit. Prince les a engagés l’an passé lors de jam-sessions et after parties inofficielles. Lorsqu’il a entendu Cora, il lui a offert une batterie toute neuve. Elle était engagée. C’est un bel orchestre, sans doute le meilleur qu’a eu Prince depuis de longues années.

“Vous voulez des vieux morceaux ou des nouveaux?”, lance le chanteur. La réponse est indécise. “Bon, alors on va jouer des vieux et des nouveaux.” Le public aura ses “Purple Rain”, “Controversy”, “Nothing Compares 2 U” (et à la fin “Little Red Corvette”), mais c’est sur le nouveau single “Guitar” qu’il s’emballe. Preuve que, question hit, ce tube en puissance n’a pas à pâlir de ceux des années 80. Les reprises sont légions, mais ne sont pas lancées comme des balises à la mer. On pense encore et toujours à Miles Davis qui s’emparait des mélodies du moment. Ce soir, celle de “Crazy” (Gnarls Barkley) fait l’affaire, tout comme le “Come Together” des Beatles, le morceau le plus groovy des Fab Four.

On parlait beaucoup en coulisse de l’after show que Prince donna vers trois ou quatre heures du matin au Montreux Jazz Café. Ce fut plus tard. A l’auditorium Stravinsky, débarrassé des écrans vidéos, le musicien a délivré deux heures et demie de Great Black And White music. Sans interruption. C’est vrai, ce que dit la chanson: Prince aime sa guitare.

ALBUM

  • Prince, Planet Earth (Sony-BMG) Sortie le 24 juillet

CONCERTS

  • 1/8-21/9: Londres, Arena

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SUR VIBRATIONSMUSIC.COM

  • News: Le nouveau Prince, gratuit, dans les charts anglais?
  • News: Le dernier Prince gratuit en Angleterre, émoi de l’industrie
  • News: 21 concerts cet été à Londres
  • News: concerts VIP à Los Angeles
  • News: Prince invité sur l’album de Cornel West

A VOUS DE JOUER

  • Vous étiez à l’after-show au Montreux Jazz Café? A vos commentaires, racontez-nous une expérience rare…

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Le nouveau Prince, gratuit, dans les charts anglais?

Dimanche dernier, le journal anglais Mail On Sunday distribuait gratuitement Planet Earth, nouvel album de Prince encore inédit, au grand dam de l’industrie du disque britannique: Sony BMG s’est retiré de ses obligations de promotion et distribution (voir news). Le Mail On Sunday va maintenant plus loin, menaçant d’action judiciaire l’Official UK Chart Company: il demande que Panet Earth, distribué à hauteur de 2.9 millions de copies, entre dans les charts anglais. Les responsables des charts anglais prétendent quant à eux que l’écoulement de l’album ne résulte pas de vente à proprement parler, et qu’ils ne peuvent donc pas en mesurer les chiffres commerciaux. Côté chiffres, le Mail On Sunday aurait déboursé 250.000 £ pour les droits de distribution, et Prince, en plus de cette manne, touchera aussi des royalties sur chaque copie écoulée.

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Cate Blanchett joue Bob Dylan: premier clip vidéo

Le film conceptuel de Todd Haynes, I’m Not There, commence à pointer le bout de son nez. Sur les écrans américains le 21 septembre, le film, qui se base sur la vie de Bob Dylan, voit six acteurs incarner la légende (dont Richard Gere et Heath Ledger). Dans le premier extrait à faire surface sur le net (en anglais), Cate Blanchett, confondante, joue un Dylan qui rencontre Allan Ginsberg (interprété par David Cross).

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jazz: John Coltrane, hommage. 1ère partie

PHOTO: CHUCK STEWART/IMPULSE!/UNIVERSAL MUSIC JAZZ FRANCE

A cette date, il y a quarante ans, s’éteignait le saxophoniste. Nous republions pour l’occasion un reportage du correspondant américain de Vibrations. John Lewis s’était rendu en 1999 à Hamlet (Caroline du Nord) dans la ville natale de John Coltrane. Il y avait trouvé un fantôme

J’ai roulé pendant plus de dix heures et je me retrouve devant un immeuble au coin de Bridge Street et Spring Street à Hamlet, une petite ville près de la frontière sud de la Caroline du Nord. Comme un invraisemblable tombeau, l’immeuble en briques rouges est dépourvu de tout style architectural, il ressemble plutôt à une boîte à chaussures géante. Des enseignes faites main pour le salon de beauté Mary et les fournitures pour fêtes Renee sont clouées à même la façade. Un arrangement de fleurs en papier, fanées et détrempées, est posé sur le trottoir. Dans un coin, une plaquette indique que John Coltrane est né ici il y a 72 ans.

Je regarde fixement la bâtisse en essayant de ressentir quelque chose. Peut-être suis-je engourdi par le voyage, mais je me sens très loin du pèlerin arrivé à destination. De retour à la voiture, je me promène dans la ville à la recherche d’hommages au titan du jazz. Je traverse la rue principale presque déserte, je passe devant la mairie, la bibliothèque, la poste, des magasins vides, une piscine et les bureaux de la Confrérie internationale des conducteurs de locomotive. Aucune bannière, aucune statue en vue. La seule chose que j’associe au saxophoniste, c’est la désolation et le calme mystérieux qui règnent dans la ville, une atmosphère que l’on retrouve dans les solos de “Village Blues” et “Alabama”. Finalement, je parque la voiture et j’aborde des types qui prennent un café au drugstore. Il ne leur faut pas longtemps pour m’expliquer qu’ils ne se sont jamais intéressés à Coltrane, parce qu’il était Noir.

“Les Noirs, soit ils vous volent, soit ils vous saignent”, dit un des hommes. Les autres acquiescent. Je grimace, les laisse à leurs idées racistes et je continue mes recherches à pied. Au bureau de poste, un employé fait mine de ne rien savoir du timbre à l’effigie de Coltrane émis il y a quelques années. A la bibliothèque, les rayons réservés à l’histoire locale l’ignorent complètement, la responsable prétend qu’il n’existe aucune biographie qui lui soit consacrée. Effrayé, je lui écris les titres de trois ouvrages disponibles. Le magasin de disques du coin n’a aucun de ses albums en stock. Le type derrière le comptoir m’explique que ses clients écoutent du hip hop, pas du jazz.

DEUXIEME PARTIE DU REPORTAGE DEMAIN

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funk: Sly & The Family Stone, l’esprit de famille

PHOTOS: 2007 © Lionel Flusin - Montreux Jazz Festival Foundation

Vendredi passé, la légende du funk faisait au Montreux Jazz Festival une apparition devant une foule partagée: révérence pour les uns, gêne pour les autres

Il est déjà 1h15 du matin et une indéniable tension se dégage, au Montreux Jazz Festival, de l’auditorium Stravinsky, dans l’attente de voir enfin apparaître Sly Stone & The Family Stone. Ceci d’autant plus que les rumeurs allaient bon train. Le jour précédent, lors d’un concert à Rome, le spectre funky ne s’était acquitté que d’une seule chanson.

Soudain, Claude Nobs, grand prêtre du festival, surgit sur scène tel un messie excité et s’exclame “c’est un rêve qui devient réalité”. Les membres du groupe débarquent sur scène et entament un “Dance To The Music”, distillant d’emblée le pouvoir libérateur d’un groove hybride et familial qui a su rester implacable à travers les décennies. Même si la trompettiste Cynthia Robinson est la seule rescapée de la formation originale, l’attitude canaille et l’esprit visionnaire des 70’s soufflent pour un temps dans l’auditorium.

La famille continue à chauffer la salle en enchaînant sur “Everyday People” et “Somebody’s Watching You”, puis s’arrête. De manière emblématique, Sly Stone sort de sa longue réclusion en entamant “Stand” a cappella. Sa voix rocailleuse et chevrotante se déroule telle une sourde incantation, un écho lointain de sa période incandescente.

En archéologie, lorsqu’on découvre des trésors enfouis depuis des lustres, peu importe si ces objets ont perdu leur éclat initial. Témoignages, plus ou moins bien conservés, de la splendeur d’une époque, ces reliques restent néanmoins admirables. C’est un peu l’impression qui subsiste lorsqu’on a été confronté à ce dieu du groove quasi momifié. En dévoilant les signes patents de sa décrépitude, Sly Stone offre une tournée d’adieux qui va bouleverser ses admirateurs et profondément embarrasser les autres.

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CONCERTS

  • 19/7: Nice, Nice Jazz Festival
  • 23/7: Paris, Olympia (avec Martha High et les Shaolin Temple Defenders)
  • 27/7: San Sebastian, Square Trinidad

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  • News: Sly Stone sort de son mutisme, rencontre avec Vanity Fair

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hip hop: à nouveau devant la justice, réaction de Hamé

La Rumeur

Il est question de diffamation contre les forces de police… Après avoir gagné devant le tribunal correctionnel, puis en appel le 22 juin 2007, la Cour de cassation vient d’annuler les précédentes décisions de justice, et renvoie Hamé de La Rumeur et le ministère public pour un nouveau procès, devant la Cour de Versailles, sans doute en 2008. Trois questions à Hamé

Comment avez-vous pris cette décision?
C’est une très mauvais surprise. Je n’osais pas y croire, pas penser qu’il y aurait une ingérence du politique dans le système judiciaire. Il existe des rapports de force internes qui visiblement nous échappent. C’est comme s’il avait été décidé que nos propos seraient dénaturés pour permettre la cassation des deux relaxes exemplaires et instruire ainsi en diffamation. En clair, il s’agit de réduire mon propos à deux lignes, balayant d’un trait tout le travail historique.

Cinq ans depuis le début de cette affaire. Fatigué?
Oui, bien sûr. Mais un tel acharnement veut bien dire qu’au fond, il y a une histoire qu’on ne veut pas sortir du placard. C’est là-dessus qu’on va désormais mettre le paquet: avoir le droit de parler sur la place publique du passif de la police depuis cinquante ans. Le prochain procès sera l’occasion d’éclaircir les pages sombres de la police française. Et tant mieux si ça dure une semaine. Nous appellerons à témoigner des historiens, des intellectuels, des familles de victimes. Manifestement, c’est à cette hauteur-là, et non sur le terrain de la liberté d’expression, que l’on nous attend. Ok, on assume.

Ça ne se réduit évidemment pas un duel, certes médiatique, Sarkozy/La Rumeur?
C’est l’enjeu depuis le début. On n’est pas Monsieur R, Ministère AMER ou Alibi Montana. Notre affaire n’est pas caricaturale. C’est pas les méchants avec des gros mots à la bouche. On est sur un autre terrain que la guignolade. On souhaite argumenter nos partis-pris. Parler des grilles de lecture policières qui normalisent de plus en plus l’ensemble de la vie publique, de la culture à l’économie. Cette affaire n’est le révélateur que d’un problème bien plus profond. Mais bon, soyons binaires: il va falloir être pour ou contre la Rumeur.

ALBUM

  • La Rumeur, Du cœur à l’outrage (La Rumeur Records/Discograph)

CONCERTS

  • 20/7: Caen, Le Cargo
  • 27/7: Longwy, Festival de Longwy
  • 28/7: Saint Martin Boulogne, Centre culturel Georges Brassens
  • 16/10: Nancy, Nancy Jazz Pulsations

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  • La playlist de La Rumeur
  • News: un rapper de La Rumeur devant la Cour de cassation

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Laurie Anderson invite Lou Reed et Antony

A l’occasion des 25 ans de l’album Big Science, Nonesuch le ressort (en download gratuit sur Stereogum.com, “Let X=X”). Mais pour fêter dignement un disque culte, Laurie Anderson, sur un EP, invite Lou Reed et Antony sur un ré-enregistrement du Titre “Big Science”. Big Science 2 comprend encore une version remasterisée de “O Superman”. Les deux sorties sont disponibles dès aujourd’hui. Sur le site de Laurie Anderson, une vidéo live de “Lost Art Of Conversation”, avec Lou Reed en guest-star.

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Les Flaming Lips composent la BO d’un documentaire

Le documentaire Summercamp!, réalisé par Bradley Beesley et Sarah Price, peut se targuer d’une BO originale composée par le groupe culte. Le film, qui suit des enfants dans leurs aventures estivales lors d’un camp de vacances, trouve sa place dans les salles de cinéma américaines, et est maintenant disponible pour le reste du monde en DVD. Pour se faire une idée, trailer en anglais sur le site du film.

Bradley Beesley, est le réalisateur de nombreuses vidéos des Flaming Lips, tout comme du documentaire sur le groupe The Fearless Freaks. Il est encore le complice du meneur Wayne Coyne dans la mise sur pieds d’un DVD d’un concert live, U.F.Os At The Zoo (trailer).

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jazz : le full swing de The Knoxville Jazz Orchestra

DONALD BROWN, PIANISTE ET COMPOSITEUR AU SEIN DE THE KNOXVILLE JAZZ ORCHESTRA

La meilleure musique de jazz aujourd’hui ne se trouve plus sur les majors. Cet orchestre de Knoxville (Tennessee) a transformé sa ville en nouvelle Mecque du jazz. Son album est à télécharger intégralement sur Vibrationsmusic.com

Il faut parfois écouter Wynton Marsalis. Si l’on en croit le fameux trompettiste, le pianiste Donald Brown est “un génie”. Opinion corroborée par le contrebassiste Ron Carter qui voit dans le pianiste rien de moins “que le compositeur de jazz-phare du 21ème siècle”.

Donald Brown, qui a fait partie des Jazz Messengers d’Art Blakey, a entièrement composé et produit Blues Man From Memphis, le premier album de The Knoxville Jazz Orchestra, une formation du Tennessee regroupée en association à but non-lucratif. On y retrouve des jeunes instrumentistes de la communauté de Knoxville (et de Memphis) aux côtés de musiciens chevronnés comme le saxophoniste Greg Tardy ou le vibraphoniste Stefon Harris, qui ont tous deux enregistré des albums pour Blue Note.

The Knoxville Jazz Orchestra fait revivre avec énergie et inventivité la formule du big band. A la première écoute de Blues Man From Memphis, on croirait entendre un disque de jazz des années 30 ou une relecture façon Marsalis du grand ensemble légendaire de Fletcher Henderson. Sauf que Donald Brown et son orchestre ne jouent que des compositions originales, avec des arrangements rafraîchissants et aventureux.

Le Knoxville Jazz Orchestra espère faire diffuser son message et sa musique à travers les radios Internet, les blogs, et évidemment ses concerts, réputés pour être de véritables feux d’artifice de swing. A l’heure où les majors se désengagent du jazz, l’exemple de cet orchestre est à suivre.

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DOWNLOAD

1. “Nancy And The Children’s Play”

2. “Blues For Brother Jerome”

3. “Theme For Malcolm”

4. “Daddy’s Girl Cynthia”

5. “New York”

6. “The Scenic Route To Donny’s”

7. “The Thing About George Coleman”

8. “Peace for Zim”

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L’esprit de ODB plane sur le nouveau Wu Tang

The 8 Diagrams, à paraître en octobre sur SRC, dévoile petit à petit ses atours. RZA dit à Billboard.com que feu Ol’ Dirty Bastard est dans toutes les mémoires des membres du Wu Tang. “Il a laissé quelque chose chez chacun d’entre nous. Même dans la performance de certaines des paroles, vous entendrez un style, ou une attitude, qu’il a créé.” Un morceau de l’album, “Life Changes”, prend la forme d’un hommage. RZA travaille aussi sur une chute de studio de ODB, enregistrée à l’époque de l’album culte Enter The 36 Chambers. Un morceau perdu, puis retrouvé: “Le problème, c’est que ça ne sonne pas très bien, parce que ça a été enregistré en 1992 ou 1993. Mais la performance de ODB est intacte. Peut-être que je trouverai un software pour restaurer la bande, et sortir le morceau en bonus.” RZA a délégué une partie de la production de The 8 Diagrams à des pointures dont il ne révèle pour le moment pas l’identité: “Vous entendrez des choses qui sonnent comme rien d’autre, dans un esprit hip hop vintage.” L’album contient, sur les titres “We Got This”, “Campfire” et “Thug World”, des participations du bassiste Shavo Odadjian, de System Of A Down. Q-Tip est invité sur un morceau encore sans titre, mais qui pourrait bien être un single.

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Outkast se disperse en albums solo, projets ciné

Si les perspectives d’un nouvel album du groupe restent floues, des nouvelles des membres de Outkast nous arrivent de manière diffractée. Big Boi travaille actuellement à un album solo, tout comme Andre 3000. Ce dernier prévoit de prêter sa voix à un refrain d’un remix de Sean Kingston, “Beautiful Girls”. Il a aussi tout récemment sorti Class Of 3000: Music Volume 1, la BO d’une série télévisée à laquelle il prête sa voix (paru le 3 juillet via La Face).

Côté cinéma, Andre 3000 pour dans la comédie Semi-Pro avec Will Ferrell, et dans Battle In Seattle. Par contre, et contrairement à se que Vibrationsmusic.com croyait savoir, l’incarnation de Sammy Davis Jr par Andre 3000 n’est pas confirmée, ni d’ailleurs celle de Jimi Hendrix, même si le MC dit regarder de près les deux offres. Big Boi quant à lui apparaît dans la comédie Who’s Your Caddy?, aux côtés de Lil Wayne.

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soul: Nicole Willis, à la pointe du rétro

PHOTO: JIMI TENOR

La chanteuse américaine exilée en Finlande délivre une soul anachronique, mais parfaitement maîtrisée: démonstration en tournée en France dès demain. 10 places à gagner pour le 24 juillet au Bus Palladium à Paris

Elle éclate d’un rire crépitant qui confirme un timbre profond, assumé jusque dans les esquilles du naturel. Nicole Willis répond par le détour de l’hilarité à une question légitime: qu’est-ce qui fait de Keep Reachin’ Up un album actuel, et pas une sortie de 1968? La femme de Jimi Tenor livre un disque à la pointe de l’anachronisme, de la composition à la production, des paroles à l’interprétation. Une soul 70’s digne de Détroit, qui pousse pourtant plus au nord encore. L’Américaine exilée en Finlande est secondée par les Soul Investigators, responsables de la direction de l’album (produit par Didier Selin) et de ses arrangements luxuriants. Claviers tressautants, guitares tintinnabulantes, cordes ondulantes, vents effrontés, sonorités englobantes de l’analogique… L’importance décisive du groupe scandinave dans l’intérêt de ce premier album conjoint relève de l’évidence. Et ce à tel point que Nicole Willis se prend à parler de son premier album tout court, alors que Keep Reachin’Up est de facto son troisième. “Un groupe. C’est vraiment ce sur quoi tient cet album.”

C’est que les qualités d’interprète de la chanteuse new-yorkaise ne suffiraient pas à elles seules à emballer l’auditeur dans cette parfaite mystification rétro. Celle qui compose paroles et mélodies ne se met pas à l’abri de challenges vocaux qui dévoilent ses maximums. Les aigus la perdent, et ses quelques éclats dénoncent un manque de coffre et de vraie audace sensuelle dont étaient capables ses rivales 60’s et 70’s. “Je ne suis pas du genre à travailler ma voix. Plus important que le côté technique: j’aime ce que je fais.” De parfaits tubes soul. De parfaits hits funk. De parfaites perles radio. De parfaits canevas pour le live.

ALBUM

  • Nicole Willis, Keep Reachin’ Up (Timmion)

SITES

CONCERTS

  • 13/7: Boulogne-Billancourt, Parc de Boulogne - Edmond de Rothschild
  • 14/7: Dour, Plaine de la Machine à Feu
  • 19/7: Grenoble, Jardin de la Ville
  • 20/7: Chalons en Champagne, Plein air
  • 22/7: Bouge le Château, Château
  • 24/7: Paris, Bus Palladium
  • 25/7: Cognac, Blues Paradise

CONCOURS

Pour gagner une invitation pour le concert de Nicole Willis & The Soul Investigators le 24 juillet au Bus Palladium de Paris, envoyez-nous un mail avec vos nom, prénom et adresse postale à concours@vibrations.ch. Merci de rappeler “Nicole Willis” dans l’intitulé du message.

Les gagnants seront avertis par email.

LE CONCOURS EST FERME

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groove: Messieurs les Beastie Boys à Montreux

PHOTOS: 2007 © DANIEL BALMAT - Montreux Jazz Festival Foundation

Soirée de Gala au Montreux Jazz Festival hier: le trio jouait “instrumental” – qu’ils disaient – après avoir donné de la voix lundi. Les New-Yorkais dans tous leurs états

“Sabotage”. La basse ronronne avec une sérénité frondeuse contredite par les sauts d’une foule qui lévite jusque dans les tréfonds d’un Auditorium Stravinski débordant. Une heure et demie que les Beastie Boys font feu de tout bois: ce qu’il faut bien appeler des tubes sont entrelardés de fulgurances punk. La pression imposée par les stars révérées fléchit – respiration pour les uns, manque de souffle pour d’autres – à trois ou quatre reprises: les trois ou quatre morceaux instrumentaux de leur dernier album, The Mix-Up.

Un concert pourtant parfait. Ou plutôt suffisamment assuré pour ne pas appeler aux critiques. Elles viendront, rétroactivement, le lendemain, lors du show dit “de gala”, dit “instrumental”, qui laissait pourtant craindre une baisse de régime. Lundi, à force de morceaux qui ont fait l’histoire des Beastie Boys – qui ont fait celle du rap et de la musique populaire américaine aussi –, les Beastie Boys ont roulé pour leur réputation. Mardi, ils ont joué pour leur plaisir. Avec ce petit “supplément d’âme” dont on parle quand on ne sait pas comment s’expliquer vraiment.

Dans une fin de concert ascendante au Miles Davis Hall, trois MC et un DJ reprennent leur tube de 1998 a cappella, portés seulement par les scratches de Mix Master Mike. Un show “instrumental”, qu’ils disaient. En fait, en plus de titres fidèles à l’intitulé de la soirée – ceux de The Mix-Up et autres extraits d’albums précédents, qui ont la sagesse punk de la concision et pas la mollesse redoutée du plaisir jam –, le trio augmenté des claviers de Money Mark, des percussions de Alfredo Ortiz et des platines de Mix Master Mike, fait valser les micros. Titres punk, aussi, et classiques rappés, encore, comme le soir précédent. Mais il fallait entendre “So What’Cha Want” et “Sure Shot”, joués avec les instruments du bord: la batterie dessine un beat métallisé, le clavier arondit le drive pointu du sample original… Le “supplément d’âme”: les traitements de faveur, les collectors qu’on n’espérait même pas. Les Beastie Boys, hier soir, faisaient ce qu’on est en droit d’attendre d’eux. Mieux que parfait: vivant.

SITES

ALBUM

  • Beastie Boys, The Mix-Up (Capitol)

SUR VIBRATIONSMUSIC.COM

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songwriting: les chansons de Leonard Cohen choyées

PHOTOS: © NICOLAS JOUBARD, www.joubard.com

Le festival des Tombées de la Nuit levait, la semaine passée, les yeux sur une aube rare: l’Avalanche Quartet, avec Henk Hofstede des Nits, reprenaient le poète canadien

Il y a bien longtemps que Leonard Cohen n’a pas promené son élégante silhouette sur les scènes françaises. Mais le 4 juillet dernier, à l’Opéra de Rennes, son esprit était bien là, divinement ranimé par les membres de l’Avalanche Quartet (en quintette pour l’occasion).

Dans le cadre de l’admirable festival Les Tombées de la Nuit, ce groupe néerlandais, réuni autour du chanteur des Nits Henk Hofstede, a proposé une plongée soufflante de beauté dans le répertoire du Canadien. Depuis longtemps familier de l’œuvre de Leonard Cohen, Henk Hofstede, posant sa voix subtilement expressive sur des arrangements électro-acoustiques sophistiqués (guitares, contrebasse, accordéon, piano, cajón…), a démontré qu’on pouvait se glisser dans l’habit du poète canadien sans le trahir ni le singer. Pour lui, ce projet est aussi une belle occasion de rattraper un rendez-vous manqué avec Leonard Cohen. “Il y a vingt ans, j’ai eu le privilège de le rencontrer à Bruxelles, lors de l’enregistrement d’une émission télévisée. Il m’a dit qu’il aimait beaucoup les Nits, et m’a proposé que nous l’accompagnions sur sa prochaine tournée. Nous avions déjà beaucoup d’engagements de notre côté, et ça n’a pas pu se faire. Sur le moment, je n’ai pas mesuré ce que ça représentait. Mais par la suite, j’en ai eu des sueurs froides rien qu’en y repensant!”

Avec l’Avalanche Quartet, également auteur d’un album chaudement recommandé (Leonard Cohen Songs), les chansons de Leonard Cohen sont tombées entre de bonnes mains. Celles des honnêtes hommes et des grands musiciens, auxquelles elles ont toujours semblé destinées.

SITES

ALBUM

  • Avalanche Quartet, Leonard Cohen Songs (Faze Records) De nombreux titres en écoute sur le site du groupe

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OK Computer a 10 ans: un album de reprises offert

L’album culte de Radiohead Ok Computer a dix ans cet été: une occasion de célébration saisie par Stereogum.com, qui offre aux internautes un album entier de reprises téléchargeables, OK X, avec cover… Une occasion à saisir vite, un collector à attraper au vol: le cadeau ne sera pas accessible très longtemps. Les artistes invités transfigurent tous les titres de l’album, et se fendent de commentaires. Parmi eux, My Brightest Diamond, Marissa Nadler, Cold War Kids, John Vanderslice…

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La fin du magazine Straight No Chaser

Le magazine anglais Straight No Chaser sortira son dernier numéro en août prochain. Publié chaque deux mois depuis 1989 sans interruption, SNC est né dans la mouvance acid jazz et rare groove, de la passion d’un homme, Paul Bradshaw, ex-journaliste du New Musical Express passionné de jazz, de soul, de reggae et de musique africaine. Dès ses débuts, le magazine a soigné sa présentation, grâce à un graphisme réalisé par un étudiant de Neville Brody, Ian Swift, et la contribution des meilleurs photographes de musique.

Dans une lettre adressée à ses lecteurs sur le forum de son site Internet, Paul Bradshaw souligne que la décision d’arrêter la publication a été prise après de longues discussions et que “dans une époque d’information instantanée, nous devons être plus profond, plus culturel, plus artistique, plus radical. Il faut initier une nouvelle ère pour Straight No Chaser.” Dans cet esprit, Bradshaw et son équipe souhaitent intensifier et étendre sa présence sur Internet. Le magazine va également sortir un livre rétrospectif, nourri de ses riches archives et des contributions d’artistes, DJ’s et journalistes.

Straight No Chaser a été une inspiration, à part égale de Rock & Folk, à la création de Vibrations en 1991. A cette époque, nous avons rencontré son éditeur Paul Bradshaw. Il nous a reçu avec une extrême gentillesse et nous a encouragés pour notre projet. Les temps sont difficiles pour les magazines de musique indépendants (et les labels aussi, voir la fin de Blood & Fire). Mais les individus ne disparaissent pas avec leurs projets, et la passion de l’équipe de SNC ne va pas s’éteindre de sitôt. C’est une certitude.

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Le label Blood & Fire en cessation d’activité

C’est désormais officiel, et c’est une mauvaise nouvelle pour les amateurs de musique jamaïcaine. Le label anglais Blood & Fire, fondé en 1993 par les journalistes Steve Barrow, Bob Harding et le chanteur Mick Hucknall est en cessation d’activité depuis le 15 juin 2007. Dédié au reggae roots et au dub, Blood & Fire avait publié, entre autres, l’édition définitive du fameux Heart Of The Congos des Congos, produit par Lee Perry. Le soin que donnait Steve Barrow à ses rééditions était unique, aussi bien du point de vue du son, des informations détaillées que des pochettes, véritables créations graphiques originales. Reste à souhaiter que le label trouve un repreneur, et que Steve Barrow, personnalité aussi attachante que passionnée, continue à nous faire découvrir d’autres trésors cachés de la musique roots.

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Al Green invite D’Angelo sur son prochain album

On savait déjà la participation active des Roots au prochain album du soulman Al Green (prévu pour fin 2007- début 2008). Ce dernier a annoncé au milieu de son (très beau) concert parisien au Grand Rex, début juillet, la présence à ses côtés de plusieurs autres artistes de la nouvelle génération: les chanteurs D’Angelo et Anthony Hamilton (un autre fan revendiqué) ainsi que la jeune anglaise Joss Stone. Après deux albums (I Can’t Stop et Everything’s Ok) produits par son complice Willie Mitchell, au style et aux mélodies très fidèles au son de leurs sessions Hi des années 70, ce projet plus contemporain s’annonce de plus en plus excitant !

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Jay-Z et Nas écrivent l’intro et l’outro d’un essai sur le rap

Paru ce mois sur Persueus Books Group’s Basic Civitas Books, Know What I Mean? Reflections On Hip Hop comprend une introduction par Jay-Z, et une conclusion par Nas. Le livre, écrit par Michael Eric Dyson, expose des thèses provocantes sur l’explosion commerciale du hip hop, ses implications sociologiques, ses déterminations politiques… Dans son texte (en anglais), Jay-Z rend un vibrant hommage à l’académique capable de mêler les noms de Hegel et Kant à ceux des dernières figures montantes des mixtapes.

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Le 13ème album de The Cure est un double

Annoncé pour octobre sur Suretone/Geffen, le treizième album du groupe anthologique anglais sera double. Ou du moins, une version longue sera disponible en édition limitée, mixée par Robert Smith en personne. Une autre mouture, simple cette fois, sera mixée par quelqu’un d’autre pour différencier les sons… Le double album, encore sans titre, devrait être vendu au prix d’un seul CD. Les morceaux déjà annoncés sont “Lusting Here In Your Mind”, “The Hungry Ghost”, “The Perfect Boy”, “Christmas Without You” et “Please Come Home”. Dans le tracklisting se cachent trois titres extirpés des limbes, composés dans les années 80, et revisités. Robert Smith: “Il y a des chansons à propos des relations, du monde matérialiste, de la politique et la religion. Elles sont directes et dynamiques. Les gens vont être surpris de voir à quel point l’album est épuré et percutant.”

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world: Mahmoud Ahmed, le groove abyssin impérial

La soirée éthiopienne du Festival des Hauts de Garonne invitait la semaine passée le crooner à la voix de miel, aux incantations amoureuses

Confrontée à une météo étonnamment capricieuse, la soirée éthiopienne du Festival Hauts de Garonne investit un petit théâtre à l’italienne de Cenon, à l’acoustique profonde et chaleureuse grâce à une salle en pente. Les cuivres virevoltants et la rythmique ondoyante de Tigre des Platanes font vibrer les lieux une heure durant, soulignant les arabesques d’Ethenesh Wassié, à la voix fière, à peine déconcertée par les accents free jazz et une remarquable maîtrise instrumentale des Toulousains.

Légende vivante, Mahmoud Ahmed fait sensation dès son apparition sur scène, drapé dans un costume de dignitaire éthiopien, chasuble blanche et écharpe jaune. Solidement accompagné par un groupe de musiciens abyssins qui tourne avec lui depuis suffisamment longtemps pour réagir aux moindres inflexions de sa voix, Mahmoud Ahmed prend un malin plaisir à jouer avec ses vibratos de crooner. Son groove langoureux atteint son apogée lorsque sa voix de miel, claire et chatoyante, se love dans des chansons d’amour en amharique et en gourague. Les saxophones ponctuent de riffs jouissifs ses incantations amoureuses.

Point d’orgue de la soirée, une sublime version de “Ere Mela Mela” fait chavirer les cœurs de trois cents heureux élus alors qu’autant se pressent à l’extérieur de la salle. Au gré du concert, il remue des épaules et des hanches, dans une maligne parade amoureuse avec son public. La diaspora éthiopienne locale monte danser avec lui sur scène pour un final où l’orchestre est rejoint par les cuivres de Tigre des Platanes. On assiste alors à un moment de groove abyssin impérial dont Mahmoud demeure le plus fringant des ambassadeurs.

PHOTO LIVE: HERVE CASTELLI

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Le plus gros disquaire numérique français est né

IODA, leader en distribution numérique de musique indépendante, vient d’annoncer un partenariat stratégique avec Mondomix Media, distributeur de musique numérique sur le marché français: IODA France devient ainsi l’acteur le plus important de la branche en France. L’alliance des deux partis devrait permettre le renforcement des liens avec les plateformes françaises telles que iTunes France, FNAC.com, VirginMega et Musiwave, tout en permettant aux labels français affiliés d’accéder au plus large marché d’export numérique de la musique. IODA a encore signé un contrat pour l’Amérique du Nord et internationale avec Naïve, le plus important label indépendant de France.

Kevin Arnold, PDG de IODA, dans un communiqué de presse: “Notre association avec Mondomix est une évolution excitante sur le marché français. Mondomix et IODA partagent la même philosophie concernant les rôles des nouvelles technologies dans la mutation rapide du marché de la musique numérique et nous sommes désormais capables d’offrir à nos clients labels et plateformes une solution marketing globale avec une équipe locale efficace et reconnue. Le fait de travailler avec d’excellents labels, tels que Harmonia Mundi et Naïve nous assure que nos partenaires auront incontestablement un large catalogue français et européen, notamment grâce aux compétences technologiques et marketing de Mondomix. Ainsi, nous pouvons proposer un éventail de musiques locales de qualité à un plus large public.”

Marc Benaïche, directeur général de Mondomix, de renchérir: “Avec IODA France, nous allons permettre à l’ensemble des labels français indépendants d’être plus présents sur le plus important réseau de distribution numérique au monde, avec plus de 15 millions de titres vendus en 2006.”

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soul: le sublime Al Green remonte le temps

Le Pasteur fait son grand retour. Samedi sur la scène de Jazz à Vienne, ses feulements irréels annonçaient le feu du Grand Rex parisien ce soir, et réglaient des comptes avec Motown…

Les premières mesures de “I Can’t Stop” résonnent. Le tempo est élevé. Costume noir, chemise blanche, nœud pap’: Al Green prend possession des lieux, il est 23h30. Les inflexions qui vous caressent l’échine, les montées dans les aigus et les cris qui ponctuent ses phrases sont bien là. Le groupe enchaîne avec une version musclée de “Let’s Get Married”, plus intense que celle que l’on entend sur l’album Tokio Live de 1981. Al Green poursuit avec “Everything ‘s Gonna Be Alright”, un titre de 1987. Percussions, cuivres, voix se succèdent pour un crescendo d’enfer.

Les musiciens qui entourent le soulman, pour la plupart originaires de Memphis, jouent terriblement funky. Le Pasteur reprend sa respiration le temps d’un “Amazing Grace” entamé a cappella, pour rappeler “où tout a commencé”. Al Green tombe la veste, trépigne, tape dans ses mains cernées de bracelets rutilants. Il est minuit et le chanteur enchaîne avec “Let’s Stay Together”. Le public se dresse. Falsetto habité, lancer de roses: le scénario a beau être rôdé, la chanson et l’artiste sont toujours aussi sublimes. Suit “How Can You Mend A Broken Heart”, plainte émaillée de feulements irréels: “Je ne sais pas d’où ces notes me viennent”, cabotine le chanteur. Un clin d’œil à Satchmo et le soulman remonte le temps avec “Here I Am (Come And Take Me)”. Les cuivres fusent. Break vertigineux. Reprise royale sur un rythme irrésistible.

Al Green revisite la Motown qui s’est jadis refusée à lui avec “I Can’t Help Myself” des Four Tops, “My Girl” des Temptations – “J’aurais pu être l’un des Temptations” glisse-t-il –, puis reprend Sam Cooke (”Bring It On Home To Me”) et Otis Redding (”(Sittin’ On) The Dock Of The Bay” et “I’ve Been Loving You Too Long (To Stop Now)”).

Le final est magistral. “I’m So Tired Of Being Alone”: “Je suis sûr que certains se demandent: “Est-il encore capable de monter dans les aigus et de décrocher son cri?” Sur “I’m Still In Love With You”, nerveux, le boss tance sa rythmique: “J’en ai marre de vous tirer!” Tout le monde serre les fesses pour un “Love And Happiness” endiablé, la foule debout. Al Green quitte la scène, l’orchestre continue de faire trembler les antiques gradins de Vienne.

Photos live de Jazz à Vienne: Romain Grosman

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festival: Les Nuits de Fourvière mettent New York en lumière

Patti Smith

Le festival lyonnais a consacré quatre soirée à des artistes de la Grosse Pomme: Patti Smith, Laurie Anderson, Philip Glass et Lou Reed. Des spectacles intenses, rares, qui ont fait l’apologie de l’art critique de la société

PHOTOS: GUILLAUME PERRET

“Dites non à la guerre! Aimez vos enfants, aimez-vous!” Le chant de fin résonne telle une prière sur les pierres millénaires du théâtre romain. Patti Smith revient encore pour sentir l’énergie du public qui, captivé, chante “Gloria” debout. Elle a ouvert avec un solo de clarinette sur un arrangement plutôt réflexif de “Are You Experienced” de Hendrix et bouscule la dynamique à partir d’une intense version de “Helpless” de Neil Young. En communion avec un public mélangé de trois générations, la poétesse du rock chante Nirvana et Tears for Fears. Frénétique, enragée et, parfois, mélancolique, Patti Smith impose un rythme qui confirme, trente ans après Horses, que la valeur spirituelle de son cri de révolte est toujours d’actualité.

Un déluge – rien de minimaliste – s’abat sur Lyon et transforme Fourvière en marécage. Pourtant, Philip Glass et plusieurs centaines de spectateurs irréductibles, séparés par un rideau de pluie, fêtent les sept décennies du compositeur. Une performance inédite des “Etudes pour piano, éclairs et tonnerre”, souvenir inoubliable de l’Odéon. “Beau et apocalyptique, dit Dominique Delorme, directeur du festival. J’avais peur que la foudre nous tombe dessus.” Laurie Anderson écoutait sous la pluie…

Le lendemain, elle est sur la même scène avec Homeland. Une installation de bougies au sol et lampes suspendues, c’est le décor pour un surprenant manifeste poétique. Ça commence par une histoire d’oiseaux qui volent en rond et une alouette qui loge son père mort à l’arrière de sa tête: début de la mémoire. Laurie Anderson s’attaque à la méchanceté du pouvoir politique et militaire, à la banalité du consumérisme technologique et pornographique, à l’hypocrisie des valeurs catholiques et patriotiques. L’évolution de la musique, du solo de violon électronique au quatuor de cordes sur programmation électro-pop, progressant dans l’intensité et multipliant les effets dissonants, évoque la tristesse, la souffrance et la révolte. Une chanson amère revient sur la folie ordinaire des gens abrutis par la substitution du réel par l’image. La musique minimaliste et hypnotique en dépit de la sophistication des arrangements, la poésie emplie de tendresse et d’humour malgré tout, font de Homeland un chant émouvant contre la “way of life” étasunienne.

En 1973, le public américain boudait Berlin de Lou Reed. Vexé, il n’a plus jamais joué ce répertoire, jusqu’à cette année. Après New York et Sidney, c’est à Fourvière qu’est mise en scène cette dramatique histoire: Caroline divorce, s’enfonce dans la drogue, multiplie ses partenaires sexuels, voit ses enfants enlevés par les services sociaux et se tranche les veines dans son lit. Entouré par une quinzaine de musiciens et un chœur d’enfants, et accompagné par les images d’un film expérimental interprété par Emmanuelle Seigner, Lou Reed cite le Paradis pour mieux saisir l’Enfer. Le théâtre frémit, emporté par l’énergie d’un rock oscillant entre glam et hard, traversé de blues et soul, avec des séquences instrumentales très stimulantes (excellentes prestations de Steve Hunter et de Fernando Saunders). Une ovation décharge toute la tension portée par l’histoire.

Lou Reed

FESTIVAL

  • Jusqu’au 4/8: Lyon, Théâtres de Fourvière

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Youssou N’Dour marche en faveur du Darfour

Depuis son magistral opus Egypt qui défendait les valeurs de l’Islam, depuis qu’il a été nommé ambassadeur de l’UNESCO, on savait Youssou N’Dour artiste engagé. Alors qu’il vient à Montreux dans le cadre du projet “Gorée”, un film et une rencontre qui remonte la route de l’esclavagisme, Youssou N’Dour organise vendredi 6 une marche de sensibilisation pour le Darfour. Alors que cette partie du Soudan vit une des plus grandes crises humanitaires du monde, l’opinion internationale semble indifférente ou uniquement intéressées à mettre la main sur les ressources pétrolières du pays. Rendez-vous donc à la Place du Marché de Montreux à 18 h pour cette marche en direction du Palais des Congrès qui ouvre les portes du 41ème Montreux Jazz Festival.

Sly Stone sort de son mutisme: interview dans Vanity Fair

David Kamp a eu les honneurs d’un entretien avec la star évaporée depuis les années 80. Mis à part une performance à la cérémonie des Grammys en 2006, de brèves apparitions lors de concert de sa soeur Vet, Sly Stone n’avait pas été vu depuis 1993, au moment de l’introduction de la Family Stone au Rock’n'Roll Hall Of Fame… Vanity Fair publie, en libre accès sur son site Internet, une longue story sur le mystère Sly, maintenant que le personnage remonte sur scène (en concert au Montreux Jazz Festival le 13 juillet, le 19 à Nice et le 23 à Paris). Narration à la première personne d’un journaliste qui traque le génie depuis des décennies, aperçu de l’histoire du groupe, allusion au business qui entoure la réapparition de Sly Stone… Et quelques questions-réponses, suffisamment rares pour donner à penser que l’homme n’est pas d’une approche facile (Vibrations compte pourtant obtenir une interview exclusive dans les temps qui viennent).

EXTRAITS DE L’INTERVIEW PARUE (EN ANGLAIS) DANS VANITY FAIR

Pourquoi avoir choisi de faire votre come-back maintenant?
Parce que je m’ennuie à la maison, parfois.
Mais il y a forcément plus que ça, n’est-ce pas?
Oui, j’ai beaucoup de chansons que je veux enregistrer et sortir, alors je vais les tester en tournée. C’est comme ça que ça a toujours fonctionné le mieux: tentons le coup, et voyons ce que le public préfère.

La réputation de faux bonds lors des concerts…

Je me suis lassé de donner des concerts alors que je devais verser une caution, et payer au cas ou je ne viendrais pas. (…) J’ai plus tard compris qu’il y avait des deals entre les promoteurs des concerts, et le type qui m’emmenait au show. J’avançais les 25.000 ou 50.000 dollars. Le gars qui m’emmenait faisait en sorte que je sois en retard, et je n’ai compris que plus tard ce qu’il en était. Ensuite, ils se partageaient l’argent. Ce genre de choses peuvent influencer votre comportement. Je n’étais plus dans le truc au bout d’un certain temps.

CONCERTS

  • 13/7: Montreux, Montreux Jazz Festival
  • 14/7: Gent, Bijloke
  • 15/7: Rotterdam, Plein air
  • 19/7: Nice, Nice Jazz Festival
  • 23/7: Paris, Olympia
  • 27/7: San Sebastian, Square Trinidad

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Q-Tip est de retour: nouveau titre en écoute

The Renaissance, à paraître à l’automne sur Motown, met un terme à une trop grande discrétion discographique du membre de Tribe Called Quest. L’album invite un groupe live pour les parties jouées, et du côté des personnalités, Common, Andre 3000 et D’Angelo. Pour se faire une idée du nouveau son de Q-Tip, ce dernier donne à écouter le titre “WorkItOut” sur sa page Myspace: un morceau qui, selon son auteur, est “matière à réflexion, une invitation à la danse, fun, et, pour couronner le tout, hip hop”.

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Bruce Springsteen et Pete Seeger enregistrent ensemble

Il a repris ses chansons sur son dernier album: le Boss travaille maintenant main dans la main avec la légende du folk américain. Le duo reprend “The Ghost Of Tom Joad” sur la compilation Sowing The Seed: The 10th Anniversary, à paraître le 11 septembre sur Appleseed Recordings (l’album contient encore une version de “Bring Them Home” avec Pete Seeger, Ani DiFranco, Steve Earle et Billy Bragg, tout comme des titres de Jackson Browne, Joan Baez, Donovan et Ramblin’ Jack Elliott). Les deux complices ont encore enregistré “Hobo’s Lullaby” avec le Springsteen Session Band, pour la compilation Feels Like Home, qui sort le 25 septembre sur Appleseed (un album destiné à lever des fonds pour une organisation caritative qui travaille en faveur des sans-abris: sont invités aussi Jon Bon Jovi, Natalie Merchant, Bonnie Raitt et Buffalo Tom).

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film: New York, ou quand les latinos foutent le Bronx…

Benny Bonilla, congas, et Orlando Marín, timbales, autour de 1950. Archive Benny Bonilla

Salsa et hip hop sont les enfants du South Bronx. Images d’archive et bande-son explosive à l’appui, From Mambo To Hip Hop, projeté aujourd’hui et samedi au festival Kosmopolite de Bagnolet, retrace cette épopée où les expériences noires et latines se sont conjuguées

Qu’ont en commun Fania All-Stars et la Zulu Nation, les pas de danse acrobatiques des Mambo Aces et ceux du Rock Steady Crew, les timbales de Tito Puente et les platines de DJ Charlie Chase? La magie du rythme poussé au paroxysme, le fait de danser pour ne faire qu’un sur le beat, offre des analogies d’autant plus saisissantes que la gloire de ces pionniers de la salsa et du hip hop se rapporte à une même origine, le South Bronx.

Réalisé par le photographe du graffiti Henry Chalfant et l’association nuyorican City Lore, From Mambo to Hip Hop dresse un portrait foisonnant de ce ghetto new-yorkais, théâtre emblématique d’une expérience partagée entre communautés caribéennes, latines et afro-américaines. Saisis dans le contexte de la dévastation brutale du quartier à partir des années 60, les témoignages parallèles des vétérans de l’âge d’or du mambo et des premiers B-Boys illustrent la façon dont ses habitants n’ont cessé de confronter le déracinement et la misère économique en développant de nouvelles formes d’expression identitaires ancrées dans le bitume. En réinventant la musique afro-cubaine en salsa et le funk en hip hop, le South Bronx a marqué le cours de nos musiques populaires d’une griffe new-yorkaise qui conjure la violence de sa jungle urbaine par un appel à la fête. Il désigne, en ce sens, plus qu’un lieu géographique: un concept où corps et ghetto-blasters se font l’écho des tambours pour marquer le pouls de la cité.

PHOTO: HENRY CHALFANT: G-man avec son équipe et son équipement lors d’une jam dans un park du South Bronx, début des années 80

FILM

  • From Mambo To Hip Hop: A South Bronx Tale (Henry Chalfant, 55 minutes, 2006)

  • 5-7/7: Projections gratuites au Cin’Hoche de Bagnolet, dans le cadre du festival Kosmopolite

VIDEO

  • Une bande-annonce de From Mambo To Hip Hop, non-officielle (en anglais, mais truffée de musique et danses)

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La Rumeur

La Rumeur, groupe emblème d’un rap français engagé et radical depuis leurs premiers opus, et comme le prouve le procès intenté par Sarkozy contre un de ses rappers, s’engage en faveur des marges. Ses goûts musicaux vont au contraire plutôt aux tout-puissants: des classiques parmi les classiques

John Coltrane Love Supreme. Tous les instants de la vie sont célébrés dans ce disque. Comment naître, vivre, grandir, atteindre l’amour suprême et survivre à sa mort.

Bob Marley Burnin’ And Lootin’. Chant de lutte et d’espérance comme une survivance des premières communautés de nègres marrons jamaïcains. Impérissable.

Prince Sign O’ The Times. Peut-être le plus grand album du soliste funk rock planétaire le plus indépendant.

Muddy Waters Oochie Coochie Man. Un immense parrain dont la trajectoire personnelle se confond avec l’histoire générale du blues, du delta du Mississippi à Chicago.

Jimi Hendrix Live At Woodstock. Quand la puissance du blues électrifié d’un génie de la gratte défonce le stupide patriotisme guerrier des “napalmisateurs” du Viêtnam martyrisé.

Public Enemy Public Enemy. La technique du sampling poussée jusqu’à la virtuosité, combinée à la verve du plus contestataire de tous les groupes de rap.

Mobb Deep The Infamous. Ce que les artères des ghettos du Queens ont poussé de plus sombre. Quand le “rap game” décrivait le “crack game”.

Nas Illmatic. Une des plus parfaites définitions de l’ascèse et du minimalisme new-yorkais. dix titres, dix classiques. Un flow qui n’a pas pris une ride en 15 ans. Rare.

Léo Ferré L’opéra du pauvre. Une œuvre immense de plus de quatre heures, qui raconte le procès de la nuit.

Oum Kalthoum N’importe quel disque. Sans commentaire

ALBUM

  • La Rumeur, Du cœur à L’outrage (La Rumeur Records/Discograph)

CONCERTS

  • 6/7: Clermont-Ferrand, La Coopérative de Mai
  • 20/7: Caen, Le Cargo
  • 27/7: Longwy, Festival de Longwy

SITES

SUR VIBRATIONSMUSIC.COM

  • News: un rapper de La Rumeur devant la Cour de cassation

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Deux vidéos des Beastie Boys, extraites de The Mix-Up

Ils ont pris de la bouteille, les Beastie Boys: sont-ce les chevelures poivre et sel, ou le beau noir/blanc des vidéos qui secondent la sortie de The Mix-Up?

A visionner:

  • The Rat Cage
  • Off The Grid

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David Byrne, RZA, Tom Waits et Seu Jorge réunis

Rarement une liste d’invités aura fait meilleure impression. Squeak E. Clean (le frère de Spike Jonze Sam Spiegel) et DJ Zegon (alias Ze Gonzales) annoncent la sortie d’un premier album commun, sous le nom de NASA (North America South America). Sans détails quant au titre du disque, son label ou son tracklisting définitif, on sait que la bombe devrait exploser cet hiver… La liste de guest-stars, donc: David Byrne, Tom Waits, M.I.As, Method Man, feu Ol’ Dirty Bastard, Kool Keith, RZA, KRS-One, George Clinton, Seu Jorge, DJ Q-Bert, Spank Rock, Fatlip et Slim Kid de The Pharcyde, John Frusciante, Gift Of Gab… La liste n’est pas complète, et d’autres noms d’envergures seraient en train d’enregistrer.

Le site Pitchforkmedia propose déjà un mixe pour se faire une idée (avec David Byrne, RZA, ODB et Karen O des Yeah Yeah Yeahs):

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Feist annonce une tournée européenne pour l’automne

Après une tournée américaine, Feist ne s’arrête pas en si bon chemin, et s’engage sur les routes européennes. Les rendez-vous à prendre avec la belle et talentueuse bête de scène:

  • 17/7: Portsmouth, Wedgewood Rooms
  • 19/7: Manchester, Academy 3
  • 22/7: Birmingham, England - Birmingham Glee Club
  • 7/24: Londres, Scala
  • 20/9: Baden Baden, Radio Festival
  • 21/9: Amsterdam, Melkweg
  • 23/9: Nottingham, Social
  • 24/9: Londres, Shepherds Bush Empire
  • 25/9: Dublin, Tripod
  • 26/9: Glasgow, Oran Mor
  • 28/9: Bristol, Trinity Arts Centre
  • 30/9: Berlin, Admiralspalast
  • 1/10: Copenhague, Vega
  • 2/10: Stockholm, Cirkus
  • 4/10: Hambourg, CCH Saal 2
  • 5/10: Cologne, E-Werk
  • 6/10: Munich, Georg-Elser Halle
  • 8/10: Paris, La Cigalle
  • 9/10: Paris, La Cigalle
  • 11/10: Countance, Centre culturel
  • 12/10: Yzeure, Centre culturel
  • 13/10: Bordeaux, Salle de Vigean
  • 15/10: Nancy, Jazz Pulsation Festival
  • 16/10: Genève, Grand Casino
  • 17/10: Mulhouse, Centre culturel
  • 10/19 Bruxelles, Cirque Royale

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Universal ne s’engage plus avec iTunes sur le long terme

La multinationale du divertissement ne reconduira pas son contrat de deux ans avec le shop de musique on-line de Apple. Universal Music Group choisit une formule plus flexible, qui contient les mêmes termes, mais qui ne lie les deux montres que mois après mois. Universal fait savoir que cette nouvelle option est nécessaire pour pouvoir s’adapter à un marché fluctuant, et ne pas passer à côté d’offres concurrentielles à Apple. Si ce dernier est au bénéfice de 70% de la vente de la musique sur Internet à travers le monde, un concurrent sérieux devrait se profiler sous peu: le service de download mené par Amazon.

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film: Wijdan, les transes africaines

Rencontre filmée, qui paraît en DVD, entre deux maîtres de la transe: le Gnawa Brahim El Belkani et le Malien Sibiri Samaké. Inédit et impressionnant, comme le montre un extrait de Wijdan

Que tous ceux à qui le mot transe fait peur jettent un œil à ce film! Wijdan démontre à merveille le naturel de ces cérémonies, la simplicité des acteurs qui les animent et leur ouverture d’esprit. Avec dans les rôles principaux Brahim El Belkani, grand joueur de guembri gnawa, et Sibiri Samaké, musicien et chasseur malien.

Ces deux-là se sont rencontrés, il y a quelques années. D’emblée des points communs sont trouvés: gnawa et chasseur pratiquent tous deux des musiques de transe aux pouvoirs guérisseurs. Les Gnawas sont des descendants d’esclaves d’Afrique de l’Ouest et chantent en bambara. Brahim, comme Sibiri, est à la tête d’un ensemble familial. Passé ce préambule, les deux auteurs de ce documentaire, John Allen et Bella le Nestour, retracent la trajectoire hors norme de chacune de ces personnalités.

Images d’archive, souvenirs de Brahim El Belkani et répétitions en famille offrent une vision inédite de ces musiques, qu’on croit à tort diaboliques parce que secrètes. Au-delà de cette évocation, ce documentaire pose également la question de l’appartenance à une culture ainsi que celle des racines. A l’heure où, en Afrique comme en Europe, les liens sociaux et familiaux sont de plus en plus complexes, cette “rencontre des âmes” (traduction littérale de “Widjan”) nous donne quelques clefs et une raison supplémentaire de visionner ce film.

VIDEO

  • Extrait du DVD Wijdan, avec une interview de Brahim El Belkani et des images d’une lila, cérémonie de possession qui dure toute la nuit (taille du fichier: 19.8 Mo).

DVD

  • Wijdan, Le mystère de la musique de transe des Gnawas. De John Allen et Bella Le Nestour (Possible Pictures/Harmonia Mundi)

PROJECTION

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Deux titres des Bad Brains en écoute

Le site Entertainment Weekly invite Adam Yauch, Beastie Boy et producteur du nouvel album des Bad Brains (Build A Nation, Megaforce Records), à interviewer Darryl Jenifer, batteur du groupe. Pour agrémenter le texte (en anglais), deux titres sont en écoute: “Give Thanks And Praises”, et ‘‘Natty Dreadlocks ‘Pon The Mountain Top”.

Extrait de l’interview:

Adam Yauch: Pouvez-vous éclairer l’enregistrement de Build A Nation?

Darry Jenifer: Mettre sur pied un nouvel album est toujours excitant. C’est magique d’entendre ses idées se réaliser, de l’esquisse à la bande. C’est comme assister à la naissance d’un nouveau-né. Exécuter les riffs et les mouvements musicaux comme prévu est pas loin d’être un test, mais c’est cette tension positive, cette friction, qui crée notre alchimie cosmique.

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Le dernier Prince gratuit en Angleterre: émoi de l’industrie

Il n’en finit pas de défrayer la chronique: Prince aurait l’intention d’écouler son nouvel album, Planet Earth (à paraître le 16 juillet), gratuitement avec une prochaine parution du journal britannique Mail On Sunday. Non seulement les vendeurs de disques habituels se sentent-ils lésés, mais qui plus est, cette distribution hors norme rendrait l’album disponible avant sa vente en magasins. Le Mail On Sunday prévoit d’augmenter son tirage, le jour J, pour excéder les deux millions de copies qu’il vend habituellement. L’association des commerçants du divertissement s’insurge, et le label anglais de la star, Sony BMG, s’est retiré de ses obligations de promotion et de distribution: Planet Earth ne sera donc pas distribué du tout dans les commerces anglais… Prince a encore l’intention d’offrir une copie de son dernier album à tous les spectateurs porteurs de tickets pour ses innombrables concerts londoniens de l’été.

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world: Lusafrica, label d’amour

PHOTO: YOURI LENQUETTE/ José Da Silva, Cesaria Evora et Cali

Le label qui a découvert Cesaria Evora souffle ses 20 bougies. L’aventure a commencé dans un petit restaurant capverdien de Lisbonne… Pour fêter ça, 20 compilations, hors commerce, à gagner

Un soir de 1987, José Da Silva, un jeune Capverdien de 28 ans, entre dans un restaurant de Lisbonne tenu par Bana, un musicien mythique du Cap-Vert. Ce qu’il entend ce soir-là va changer sa vie. Une chanteuse envoûte l’assistance de son timbre de voix voilé. José Da Silva, alors aiguilleur à la SNCF à Paris, se ruine à la banque pour produire le premier album de la “Diva aux pieds nus”. Il vendra 3000 vinyles dans la communauté lusophone. Mar Azul, le prochain (1991), dépasse les 50.000 copies écoulées. L’année suivante, Cesaria Evora vend 500.000 exemplaires de Miss Perfumado. Le disque arrive jusqu’au Texas et à Hong Kong.

Si à ses débuts Lusafrica rime avec Cesaria, l’ambition de José Da Silva – qui fut lui-même musicien dans les groupes Sun Of Cap et Cabo Verde Show –, est bien plus haute. Il veut refléter toute la richesse des rythmes de l’archipel, et au-delà. Ce qu’il fait dès 1992 en fondant officiellement le label Lusafrica. La politique du label? Le coup de cœur. Uniquement. Certains parlent “des délires de José”… Mais le label, bon an mal an, tient le coup, même lors de la déferlante des papys cubains.

On oublie souvent “Africa” dans “Lusa”. On devrait y ajouter aussi “Cuba”. Ces trois suffixes se marient naturellement dans le catalogue du label, avec les disques de l’épatant Orquesta Aragon (une institution à la Havane) ou du regretté troubadour Polo Montanez, décédé en 2002. Des productions qui, à chaque fois, font date dans la carrière des artistes. Quant à l’avenir de Lusafrica, il s’annonce passionnant avec la sortie, en fin d’année, du deuxième album de Tcheka, un guitariste et auteur-compositeur dont la virtuosité ne gâche pas le talent de mélodiste. Une découverte signée José Da Silva, bien sûr.

VIDEO

  • Tcheka, “Agonia” (extrait de l’album Nu Monda)

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CONCOURS

- Pour gagner une des 20 compilations – hors commerce – de 15 titres d’artistes Lusafrica, envoyez-nous un mail avec vos nom, prénom et adresse postale à concours@vibrations.ch. Merci de rappeler “Lusafrica” dans l’intitulé du message.

Les gagnants seront avertis par email.

LE CONCOURS EST FERME

Tracklisting de la compilation:

  • Teofilo Chantre & Cesaria Evora, “Mae pa fidje”
  • Bonga, “Cheiro do mato”
  • Akendengué, “Bekelia”
  • Leyanis Lopez, “Deja volar”
  • Michael Benjamin, “Si m’te gen zèl (vole)”
  • Zao, “Elle a deux diables”
  • Tcheka, “Djan kre bejabu”
  • Lura, “Mundo e nos”
  • Issac Delgado, “Adan y Eva”
  • Cubanito 20.02, “Soy yo”
  • Oliver N’Goma, “L.E.O.”
  • Osdalgia, “Lo tuyo no alcanza”
  • Ballou Canta & Luciana, “Al-sy”

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Israël Vibration : 11 juin 2007 au 5 juillet 2007

Leurs racines sont dans le reggae roots, lui-même ancré dans une vie de misère. L’un des plus grands groupe de reggae jamaïcain, en trio devenu duo, s’est formé dans un centre médical par trois pauvres diables atteints de poliomyélite. Mais leur talent allait les tirer vers le haut, eux qui visitent l’Europe presque annuellement pour des concerts qui ouvrent le reggae sur le dub.

11/6: Le Petit Quevilly, 12/6: Murs Erigne, 13/6: Toulouse, 14/6: Mérignac, 15/6: Cergy, 18/6: Lille, 19/6: Nancy, 20/6: Strasbourg, 29/6: Quimper, 30/6: Hyères, 5/7: Istres

Gnawa Diffusion : 1 juin 2007 au 28 juillet 2007

Une Afrique du Nord très relevées: épices chaabi, gnawa, rock et reggae. Une fusion musicale qui mêle dans ses musiques plurielles des paroles de Amazigh Kateb, fils de l’écrivain algérien Kateb Yacine. Le groupe de Grenoble est atypique sans jamais perdre en légitimité.

1/6: Amiens, 2/6: Brainians, 21/6: Bretigny, 22/6: Calais, 29/6: Ramatuel, 30/6: Reignier, 1/7: Aix-en-Provence, 12/7: Châlons-en-Champagne, 15/7: Montmartin, 19/7: Thouars, 21/7: Riberac, 24/7: Vienne, 28/7: Grenoble.

Francofolies : 11 juillet 2007 au 16 juillet 2007

La Rochelle invite chaque année les pointures de la scène musicale francophone, dans un beau déballage de genres et styles. Parmi les préférés de Vibrationsmusic.com, on compte Abd Al Malik, Katerine, Oxmo Puccino & The Jazz Bastards, Arno, Jamait, Ridan, Java vs Winston McAnuff, Bratsch, Jacques Higelin, Cassius, Seb Martel…

11-16/7: La Rochelle

Balkan Beat Box : 1 juin 2007 au 11 juillet 2007

Tamir Muskat et Ori Kaplan, tous deux activistes de la scène underground new-yorkaise (avec Firewater ou Gogol Bordello), sont rejoints en concert par toute une bande de musiciens du Maroc, de Bulgarie, d’Israel, d’Espagne ou d’Iran. Musique, DJing, vidéo, danse… Une performance extrême.

1/6: Pantin, 4/7: Paris (Point Ephémère), 5/7: Rennes, 11/7: Nice

Al Green : 7 juillet 2007 au 9 juillet 2007

Avant de présenter son projet avec Questlove, batteur de The Roots, à paraître à l’automne, le mythe soul fait sa réapparition sur les scènes françaises. Comment présenter celui qui est le parrain d’un genre qu’il a vu naître, et qu’il a participé à faire évoluer? Al Green, c’est le crooner du gospel, l’émotion du R’n'B… Attention légende vivante.

7/7: Vienne, 9/7: Paris

Abd Al Malik, tournée : 1 juillet 2007 au 17 juillet 2007

Le slammer français n’est plus à présenter. Mais pour se livrer tout de même à l’exercice, disons qu’il est parmis la jeune génération d’artistes francophones à faire chanter la langue l’un de ceux qui peuvent se targuer d’une classe or du commun. De la classe. Des textes engagés, sensibles, des mots légers, insubmersibles, pour une poésie qui laisse soupçonner une culture rare.

1/7: Melun, 6/7: Valence, 7/7: Cannet-les-Maures, 11/7: La Rochelle, 12/7: Arles, 14/7: Venissieux, 1577: Aix-les-Bains, 17/7: Boulogne-sur-Mer





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