
John Martyn restera l’une des figures légendaires de la scène folk britannique
Fils de deux chanteurs d’opéra, John Martyn, né sous le nom de David McGeachy, entame sa carrière dans l’effervescence folk du milieu des années 60. Avec son mariage de jazz, de folk et de funk, il proposait une formule qui a largement inspiré plusieurs générations de musiciens. Tout au long d’une carrière de quarante ans dédiée à la recherche de nouvelles formes musicales, Martyn aura collaboré avec Eric Clapton, Phil Collins ou Lee “Scratch” Perry.
En 1973, “Solid Air”, dédié à son grand ami Nick Drake, constitue à ce jour sa réalisation majeure et l’imposa comme une figure centrale de la scène folk. Par la suite, Martyn passera quelque temps en Jamaïque où il travaille notamment avec le producteur Lee “Scratch” Perry. Deux morceaux de “One World” (1977) découlent de cette collaboration. Cet album, enregistré en plein air, intègre des bruits naturels ambiants, lui vaudra d’être considéré comme le “Père du Trip-hop”.
Après son divorce avec la chanteuse Beverley Kutner vers la fin des années 70, Martyn avouait avoir “enclenché le bouton de l’autodestruction” et entame une “période vraiment sombre” marquée par des abus d’alcool et de drogue. Il retrace les tourments causés par cette rupture dans un album cathartique, “Grace and Danger” (1980). La suite de sa carrière sera encore marquée par sa difficulté à gérer ses excès et Martyn devra se faire amputer d’une jambe en 2003 à cause d’un kyste mal traité.
À ce propos il déclarait récemment, “si j’avais réussi à plus me contrôler, je pense que ma musique aurait été beaucoup moins intéressante. Au bout du compte, ce qui est important ce n’est pas les personnes, c’est la musique”. John Martyn est décèdé le 29 janvier 2009, il était âgé de 60 ans.
John Martyn with Danny Thompson, “Solid Air”










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