Soul: Bilal, rouge passion


photo et vidéo: Lysiane Ngoye

Deux mois avant la sortie de son prochain album, « Airtight’s Revenge » prévue pour septembre, l’enfant prodige de feu le courant nu-soul a offert à ses fans européens le privilège de découvrir ses tout nouveaux morceaux. Pour les Français, c’est à La Bellevilloise le 13 juillet dernier qu’était fixé le rendez-vous. La dernière fois qu’on avait vu Bilal c’était en 2008 à l’EMB à Sannois où soutenu par le Robert Glasper trio, il avait réussi à séduire les uns et à faire fuir les autres. Bilal, sur scène, on aime ou on aime pas.

Deux ans plus tard, même scénario. Alors que certains sortaient émerveillés de ce concert de deux heures, poignant et authentique, d’autres faisaient la gueule. En effet, Bilal, on pourrait s’amuser à le rebaptiser « not your average soul brother » tant sur scène il est surprenant au niveau du choix de ses arrangements. Caché derrière une paire de lunettes noires, c’est avec verve que Bilal interprète les morceaux de ses trois albums. Le début du set commence toutefois sans bousculade avec « Free », « Something to hold on to » puis « Reminisce » et « For You » reprenant le riff de guitare de « Look of Love » de Slum Village font office d’hommage discret à Jay Dee. Les têtes bougent mais on sent que le public n’est pas encore véritablement captivé.

Il faudra attendre que les musiciens dévoilent les extraits du prochain album « Cake and Eat It Too » et « Robots », morceaux plutôt dansants à tendance électro-groove, pour créer une vague d’intérêt dans la salle. Puis total changement d’ambiance, Bilal et son quartet deviennent plus agressifs et électrisent l’atmosphère avec une bonne demi-heure de rock alternatif. Dans le lot, « Restart » le potentiel single, une version progressive de « All Matter » (à l’origine un featuring avec Robert Glasper) et surtout « Gotsa Be Cool » et son outro galvanisante.

Et ça continue avec la reprise de « Since I’ve Been Lovin You » de Led Zeppelin, et « Make Me Over » durant lequel on croirait entendre Prince. Cette voix d’ailleurs parlons-en, hypnotisante et fluide. Bilal doit être l’un des rares artistes à sonner comme une chanteuse de gospel, la minute d’après comme un crooner de jazz ou encore comme le leader d’un groupe de rock des années 70. Le concert se clôt avec le classique Soul Sista, que l’on croyait passé à la trappe, les musiciens improvisent une version longue comme s’ils ne voulaient pas quitter la scène et il faut se l’avouer, nous non plus, on ne voulait pas quitter la salle.

Bilal Live in Paris from LE BON TEMPO on Vimeo.

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3 Réponses à “Soul: Bilal, rouge passion ”


  1. 1 ghislaine de Roux juil 31st, 2010 à 0:39

    j’attends avec impatience le prochain disque!!!! merci

  2. 2 Coco août 16th, 2010 à 17:45

    ” La dernière fois qu’on avait vu Bilal c’était en 2008 à l’EMB à Sannois où soutenu par le Robert Glasper trio, il avait réussi à séduire les uns et à faire fuir les autres”

    “Deux ans plus tard, même scénario. Alors que certains sortaient émerveillés de ce concert de deux heures, poignant et authentique, d’autres faisaient la gueule. En effet, Bilal, on pourrait s’amuser à le rebaptiser « not your average soul brother » … “

    LOL c’est tellement vrai ! Il était aussi venu en 2007 à l’Elysée, concert assez impréssionant vocalement et beaucoup “facile d’écoute” pour l’amateur de nusoul moyen. Mais des trois, je pense que j’ai plus vibré pour celui de la Bellevilloise bien que c’est à L’Elyséé où je me suis rendu compte d niveau de maîtrise du bonhomme.

    Donc Bellevilloise 2010, gros kiff sur Restart, All Matter, Gotsa Be Cool, Reminisce, Sometimes ! C’est dommage que l’album ne soit pas aussi cru et puissant que le live :)

  1. 1 vibrationsmusic.com : Bilal en concert Pingback sur mar 23rd, 2011 at 18:01

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