Sur la route depuis la sortie de leur second album Both Ways Open Jaws au printemps dernier, The Dø s’est arrêté de tourner pendant une seconde pour nous révéler les dix disques qu’ils emporteraient sur une île désertée. Les cinq premiers sont ceux d’Olivia Merilahti, et les cinq suivants, ceux de Dan Levy.
Steve Reich Drumming
J’ai écouté ce disque en boucle pendant l’écriture du deuxième album et c’est une découverte sans fin. C’est une musique illusoire, hypnotique, qui fait oublier le temps. J’aime le mouvement organique, le développement du rythme par accumulation et élimination, comme des lianes, comme des cellules qui apparaissent, disparaissent, et renaissent.
Beck The Information
J’écoute cet album inlassablement, autant pour les chansons que pour le son. Il n’a pas pris une ride et à chaque fois, j’entends de nouvelles pépites sonores.
Thelonious Monk Monk’s music
J’aime le morceau d’ouverture de cet album, qui est la reprise d’un hymne de moins d’une minute par la section de cuivres uniquement. Ce qui me plaît chez Monk, c’est qu’on oublie la virtuosité qui peut par moments étouffer la musique, surtout dans le jazz. J’aime les envolées de Coltrane, l’espace et la maladresse feinte qui caractérisent le génie de Monk.
Debussy Oeuvres pour orchestre
« La Mer », « Nocturnes » ou « Prélude à l’après-midi d’une Faune » sont des oeuvres qui me nourrissent. Cette grâce me donne toujours envie d’écrire.
Micachu & the Shapes Jewellery
Absolument fan… Je ne me suis pas encore lassé de cet album, je pense que je pourrais l’emmener sur une île déserte et continuer à l’écouter sans relâche. On les avait vues en première partie d’Arcade Fire à Helsinki, et on avait pris une claque. Il y a peu de groupes aussi inventifs, autant en studio que sur scène. J’ai hâte d’entendre la suite.
Captain Beefheart Mirror Man Sessions
J’ai découvert Captain Beefheart avec Zappa, dans l’album “Hot rats” (autre album que je pourrais amener), je suis absolument fan, je suis obligé d’écouter 1000 fois chaque album parce qu’il y a des choses qui m’échappent…
Ebony Concerto Igor Stravinsky avec l’orchestre de Woody Herman
Le Sacre du Printemps avait déjà changé ma perception de la musique, et avec cette oeuvre il faisait un lien avec le jazz. C’est vraiment une musique que j’aurais voulu écrire…!
Radiohead Kid A
Une amie m’avait offert ce disque, je ne connaissais rien de Radiohead et rien de la pop. Je suis resté bloqué du début à la fin. Depuis je ne m’en lasse pas je l’écoute régulièrement.
Danyel Waro Oeuvre complète
On a découvert Danyel Waro lors de nos concerts à la Réunion. C’est magnifique… J’aimerais me faire une dose de Waro, n’écouter que ça pendant des semaines. J’adore aussi le son de ses disques.
John Coltrane & Duke Ellington
L’album que j’ai le plus écouté, je crois. J’aime tout. C’est une source sans fin pour moi. Chaque note me parle.
Elle possédait une voix qui fait naître le frisson et rend belle la tristesse. Cesaria Evora ou le charme ineffable de la musique lusophone*.
Par Patrick Labesse
Discret petit bout d’Afrique mise en miettes par une vieille colère volcanique à 500 kms au large de Dakar, méconnu, ignoré, pour un peu on l’aurait cru muet cet archipel battu par les vents. Et puis un jour, à la faveur du Festival des Musiques Métisses d’Angoulême, une divine surprise: Cesaria Evora. Grâce à cette noble chanteuse à la cinquantaine meurtrie, le Cap-Vert fait enfin résonner le chant de ses terres arides.
Ecouter Cesaria, c’est entendre l’âme qui pleure. Ailleurs on appellerait cela le blues. Ici c’est la «morna», une exquise métisse née d’un mariage de déraison entre le fado du colonisateur portugais et des tempos d’Afrique. Cette musique, empreinte d’une sérénité douloureuse, depuis bien des lunes elle coule dans les veines de celle que les îliens ont consacrée reine du genre. Une distinction strictement symbolique pour Cesaria Evora, qui, jusqu’à une époque toute récente encore, vivait dans un extrême dénuement.
Du Cap-vert, on connaît la musique mais moins sa cuisine savoureuse, heureux mélange entre la cuisine portugaise et les produits de l’Afrique. Cesaria évoquait le plat dont elle raffolait*.
Par Laurence Touitou
Cesaria Evora faisait escale à Paris une semaine en avril, pour ses concerts au Grand Rex. On m’a toujours évoqué sa générosité et sa gourmandise, j’ai essayé d’en savoir plus. Je l’attends en compagnie de José da Silva, son producteur dans le salon d’un petit hôtel de la rue Cardinet. La « diva aux pieds nus » n’a pas des goûts de luxe. Elle arrive d’ailleurs tranquillement de chez un pédicure. Elle s’assoit aux côtés de José et attend avec calme mes questions.
Deux tiers des capverdiens vivent à l’étranger, surtout en Europe et en Amérique du Nord et pendant ces tournées quelquefois, elle a la chance de pouvoir goûter à la cuisine de son pays. J’ai eu envie de savoir si comme d’autres artistes, elle préférait se produire le « ventre vide » et surtout ce qu’elle aimait manger après ses spectacles. Savoir que son plat favori l’attend après un concert est un réconfort pour elle : « Quand c’est possible, je commande dans la journée un plat de « cachupa » préparée spécialement pour moi avec des bananes frites et du poulet grillé servi à côté. Ce n’est pas habituel mais c’est mon petit plaisir. En tournée, quand ce n’est pas possible d’en manger, je me « console » avec des côtelettes d’agneau grillé… J’adore ça ».
Lana Del Rey, Video Games
Emporté par les tourments de l’accélération, tout le monde semble trépigner d’impatience de pouvoir s’immerger pleinement dans le glamour policé de la lolita. Avec Lana, 2012 s’annonce nostalgique.
Freestyle Fellowship, 7th Seal
Au début des 90’s, un quatuor de Los Angeles proposait une fusion de hip-hop et de jazz qui allait graver une empreinte déterminante dans l’évolution du son West Coast.
Modeselektor, German Clap
Extrait de “Monkeytown, la dernière sortie du producteur berlinois German Clap résonne comme une partie de ping-pong enregistrée lors d’une plongée à bord du nautilus.
Jonti, Hornets Nest
Producteur et multiinstrumentaliste largement influencée par le réalisateur Norman McLaren, Jonti est une des dernières recrues de l’écurie Stones Throw.
Da Cruz, Boom Boom Boom
Da Cruz est le résultat de l’association de la Brésilienne Mariana Da Cruz et de la productrice Ane H, cocktail énergétique dans la veine de Buraka.
Sebastian Sturm, Get Going
Chef de file de la scène reggae roots allemande, Sebastian Sturm pousse affirme toujours plus son style unique avec “Get Up & Get Going”.
Après du hip-hop dans le Bronx retracé par Sophie Bramly, c’est au tour d’une autre française de nous faire découvrir les dessous l’émergence d’une sous-culture new-yorkaise.Entre 1989 et 1992, la photographe a en effet largement fréquenté les House Ballrooms de Harlem offrant une vaste documentation de l’âge d’or voguing. Initié par des prisonniers, qui s’inspiraient des pochettes de Vogue magazine pour créer leurs chorégraphies, ce courant s’inscrit dans une longue tradition afro-américaine en matière de concours de danse.
Mode d’expression privilégié au sein des communautés gay afro-américaines et latinos tout au long des années 80, cette tendance connaîtra une énorme visibilité suite au succès du titre éponyme de Madonna en 1990. Ce n’est cependant pas l’impact de cette relecture intelligente que retrace la publication “Voguing: Voguing and the House Balloroom Scene of New York City 1989-92“. Elle offre plutôt un répertoire de langage corporels qui ont largement participé à construire les chorégraphies du r’n'b.
Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, Laurence Jacottet, Philippe Cuendet et Ivan Liechti, le trio formant //DIY, sont des véritables passionnés de musique. DJ’s, producteurs, collectionneurs, programmateurs ou compileurs, ils ont cumulés les activités dans le domaine depuis quelques années. A ce titre, c’est surtout à travers le graphisme que les Lausannois ont poussé le plus loin cette sensibilité. Des pochettes aux vidéos, en passant par des myriades de flyers et de posters, //DIY a toujours su mettre les sons en image avec une rare originalité.
À travers cette exposition intitulée “FM”, ils poussent toujours plus cette exploration des points de convergences entre phénomènes sonores et visuels, notamment grâce à l’utilisation de quelques dispositifs expérimentaux. C’est le cas par exemple des séries inspirées par les figures de Chladni. Une manière de démontrer par la forme à quel point la musique, et les rythmes, sont à l’origine de toutes formes d’univers. Un catalogue tirée à 500 exemplaires a également été publiée à cette occasion.
Stevie Wonder a 12 ans quand il enregistre son premier disque Little Stevie Wonder pour le label Tamla Motown. L’année est 1962. Dix ans plus tard, en 1972, il renégocie son contrat avec le label de Berry Gordy et commence sa période la plus créative avec la parution de “Music In My Mind”. 2012 marque ainsi une double célébration, celle des 50 ans de ses débuts dans le show-business et les 40 ans de ce qu’on a appelé à raison « la période des classiques ».
Rien ne prédestinait Steveland Morris, aveugle depuis sa petite enfance, à devenir un tel génie musical. Découvert par le label de Berry Gordy Tamla Motown, « Little Stevie » s’est rapidement émancipé pour devenir un créateur à part entière, marquant la musique noire et la pop music comme aucun autre artiste afro-américain avant lui, à part peut-être Ray Charles.
Les Éditions Consart consacrent le dernier numéro de sa collection “Vibrations” à Stevie Wonder. Richement illustré, il retrace par décennies et par thématiques le parcours d’une carrière qui s’étale sur plus d’un demi-siècle.
Naissance au Sénégal, enfance passée au Koweit et adolescence à Brooklyn, Fatima Al Qadiri semble désormais évoluer dans des matrices algorithmiques semblables à celles de James Ferraro. À grands renforts de nappes synthétiques et de choeurs réverbérés, elle compose les cantates apocryphes destinées aux temples de Second Life. Avec son mini-LP “Genre-Specific Xperience” (UNO NYC), elle propose de réinterpréter le hip-hop, le dubstep ou le tropicalia.
Le nouveau VIBRATIONS dans les kiosques : Reportage à Cuba avec Gilles Peterson, des interviews de Damon Albarn, Quantic, des Black Keys, du fils de punk Baxter Dury de Manu Dibango, des articles sur la nouvelle scène brésilienne avec Lucas Santtana & Seu Jorge, les secrets de fabrication du nouvel album d’Amy Winehouse, et le Best Of 2011, tous les disques qu’on a aimés cette année…
Et retrouvez le sommaire du magazine décliné en musique pendant une heure chaque mois dans l’excellente émission Addictions de Laurence Pierre sur France Inter.
Il y a quelque mois, avant le concert qui réunissait Otomo Yoshihide et Ikue Mori au café Oto, je me rappelle avoir entamé une conversation très intéressante avec un Néo-Zélandais plutôt réservé. Il m’expliquait notamment son implication dans la scène musicale de Wellington, notamment grâce à la petite salle de concert qu’il avait montée. Seul lieu de la ville entièrement destiné aux musiques expérimentales. Au fil de la discussion, nos intérêts semblant converger, il m’avait offert un CD dont la pochette était richement illustrée à la main.
Un univers graphique DIY qui ne manquait pas de rappeler les modes de productions artisanales que Sun Ra affectionnait de réaliser afin de brouiller les pistes avec son label Saturn. L’analogie ne s’arrêtait pas là tant l’univers que dégageait cette mixtape d’Orchestra of Spheres semblait totalement emprunt du jazzman intergalactique.
Ces derniers temps, Dan Beban est revenu promener sa barbe rousse en Europe. Emmitouflé dans une combinaison retrofuturiste et entouré de quelques affranchis de la cause P-Funk, l’Orchestra of Spheres vient d’entamer une tournée de quelques dates en Europe, en particulier pour répondre à l’invitation de Caribou qui les a inclut à la très belle programmation de Nightmare Before Christmas.
Une manièr de marquer le coup après la sortie de leur album, toujours le même, dénommé “Nonagonic Now” (Fire Records)
Avant de sortir un nouvel album, le groupe Black Star débarquera prochainement avec une mixtape baptisée “Aretha”. Pour le faire savoir aux fans, Talib Kweli et Yasiin Bey (Mos Def) ont récemment offert un nouveau single, le titre en question se nomme You Already Knew.
Numero Group a été fondé en 2003 par trois passionnés, Tom Lunt, Rob Sevier et Ken Shipley, qui se sont fixé comme mission de remettre au goût du jour les trésors enfouis de l’industrie cinématographique et discographique.
En regard du rythme des sorties qui se sont succédé en quelques années, on se rend vite compte que cette activité relève plus d’un sacerdoce quasi maniaque que d’un passe-temps de quarantenaires mélancoliques. A ce titre, en lisant leur présentation donne l’impression d’un véritable manifeste éthique en matière de réédition. Remastérisés à la perfection et abondamment documentés, la soixantaine de titres de leur catalogue perpétuent cette ligne drastique.
À certains égards, “Boddie Recording Company: Cleveland Ohio” est un cas particulier puisque le projet a débuté avec la création du label. Une belle manière de rendre hommage à Thomas Boddie et sa femme Louise, les créateurs n’auront jamais parvenu à placer un seul hit au top des charts américains après quarante années d’activités. Pour Savier, cette ténacité est en grande partie due au tempérament très geek de Boodie qui, à travers la musique, nourrissait sa passion pour l’électronique. Autodidacte, il construisait déjà du matériel d’enregistrement durant son adolescence et il ne cessera jamais de perfectionner cet amour pour la technologie.
A ce titre, Savier ajoute qu’il “est une sorte d’anti Berry Gordy en ce sens qu’il n’avait pas le côté beau parleur du dandy urbain. Il est issu d’un autre monde, où l’on travaille dur. C’est comme l’éthique protestante qui promet la délivrance lorsqu’on travaille dur”. Rare groove, doo-wop ou gospel, l’inventaire semble infini et Numero Group a rassemblé un aperçu très convaincant dans un coffret exhaustif.
Le premier week-end de décembre à Rennes, ce n’est pas seulement le Téléthon où les Jeunes Agriculteurs d’Ille-et-Vilaine vendent un calendrier pour lequel ils posent avec un porcelet, un poussin ou un poireau en guise de cache-sexe. Ce sont aussi les Trans Musicales où, sexe toujours, les artistes se mettent à nu dans l’espoir de décrocher le pompon qui fera clignoter au-dessus de leur tête le mot magique : révélation.
Par Eric Delhaye
Sur le marché des Lices, la galette andouille-fromage est tendance, mais on ne vend ni heures de sommeil ni don d’ubiquité. Réduit au renoncement et à la frustration face à une programmation pléthorique de quasi-inconnus, le festivalier est donc condamné à errer pendant trois jours dans l’espoir de ne pas passer à côté de la révélation en question. Heureusement, quelques indices indiquent le chemin du Graal aux chevaliers les plus rompus. Depuis plusieurs années, on note ainsi que le programmateur Jean-Louis Brossard soigne particulièrement la soirée du vendredi dans la salle de la Cité. On pariait donc sur Maylee Todd et on y reviendra.
Mais c’est une autre jeune femme qui lui a soufflé le jackpot sous le nez : Sallie Ford (22 ans) & The Sound Outside. Frimousse ronde et lunettes du même cercle, cheveu fleuri et robe champêtre, Sallie Ford possède une voix épaissie par le blues mais gracile dans les aigus, un don du ciel au service d’un rock’n’roll promotion fifties. Débarqué de Portland avec son album Dirty Radio (Fargo), le quartette semble exhumé des studios Sun et maîtrise la généalogie du genre, du bluegrass aux éclats de noise dans la guitare de Jeff Munger. Rétro, mais pas trop, Sallie Ford n’est pas seulement talentueuse (auteure-compositrice), elle est aussi joviale comme mille et le bonheur s’échappe d’elle par petits rires contagieux. Public conquis, ovation de gala et envies de hug avec cette nouvelle copine.
La parution du troisième album studio de Scratch Massive est l’occasion pour le duo parisien d’affirmer plus que jamais son penchant pour une musique électronique pop, synthétique et mélancolique.
Maud Geffray et Sébastien Chenut ne cachent pas leur penchant pour les bandes-son de John Carpenter et de la cold wave 80’s britannique. On retrouve cette influence au détour de certains titres de « Enemy & Lovers » (2003), « Time » (2007), de leurs compilations mixées ou encore dans « Nuit de Rêve », leur dernier album.
Les longues plages de synthétiseurs analogiques, soutenues par une rythmique lente, sonnent comme une italo-disco que l’on jouerait, au petit matin, lorsqu’on ne croit plus en un éventuel retour des danseurs. Ce décor subtilement désincarné se révèle idéal pour des collaborations vocales. Koudlam, Dj Chloé, Daniel Agust (Gus Gus) et Jimmy Sommerville redonnent un semblant de lumière à ces atmosphères en clair-obscur.
Nuit de Rêve, dans le titre et dans la musique, sonne comme quelque chose d’intemporel. Vouliez-vous écrire un album qui n’ait pas d’âge, d’ancrage dans le temps ?
Maud Geffray: Dans les faits, c’est un album qu’on a conçu en étant un peu isolés du reste du monde. On avait notre studio en sous-sol chez Agnès b. On y passait beaucoup de temps, des potes passaient nous voir souvent… On faisait même la fête au studio et on sortait peu. Du coup on n’a pas du tout été influencé par les productions actuelles, on a créé notre univers musical un peu en autarcie.
L’association Face Z continue de réciter l’alphabet musical de Genève Face G, qui correspond à la sixième édition de son festival intimiste, se dérouleral tout au long du weekend à Genève. Au programme, trois soirées placées sous le signe de la découverte et du métissage sonore avec des groupes issus de scènes très variées.
Le festival change de nom à chaque édition, ceci pour se référer à la volonté qu’ont certains amateurs de musique de toujours chercher les groupes les plus souterrains, de fouiller pour trouver la face inconnue que tout le monde recherche. Au bout du compte, le but est de mener l’alphabet à son terme. A savoir jusqu’à Face Z, en 2031.
Même s’il n’est plus très actif avec son projet μ-Ziq, Mike Paradinas n’a jamais cessé d’être un élément très influent dans les franges expérimentales de la club culture. En particulier à travers son label Planet Mu qu’il a fondé en 1995.
L’année passée, il avait attiré nos oreilles du côté de Chicago où des producteurs et DJ’s participent à l’évolution du footwork. Une première compilation et quelques tournées en Europe ont accentué la dispersion et la popularité de ce courant.
Moment propice pour revenir à la charge avec ce deuxième volume qui continue de défricher dans ces productions combinant dubstep et de hip-hop, bande-son idéale pour les danseurs locaux. L’album est en écoute intégrale ici.
COMPILATION
Divers, “Bangs & Works Vol.2: The Best Of Chicago Footwork” (Planet Mu), 2011
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