novembre, 2011

Blundetto, sous le soleil


Après la bonne surprise créée par “Bad Bad Things”, Max Guiguet est de retour avec son projet Blundetto. La sortie de “Warm My Soul” est annoncée pour le mi-février mais, en attendant, il nous offre un aperçu des tonalités qui l’ont inspiré grâce à un premier single intitulé Cali ainsi que cette mixtape roots et languissante.

Blundetto ‘Cali’ by heavenlysweetness

Une sélection de classiques traversée par la voix de Courtney John, qui fait partie des invités de “Warm My Soul”, et de Hindi Zahra qui s’essaye au re-dub-a-dub. Aux dernières nouvelles Guiguet envisagerait d’apporter une dimension live à Blundetto.

ALBUM

  • Blundetto “Warm My Soul” (Heavenly Sweetness), 13 févbrier 2012

Voices Of Jamaïca by heavenlysweetness

» VOIR LA PLAYLIST

Tags: ,

Tune-Yards, toujours occupée


En marge des disruptions diverses qui ont traversé Oakland ces derniers mois, Merrill Garbus continuait sa révolution pacifiste avec la sortie, entre autres, de son deuxième album W H O K I L L (4AD). Quelquefois comparée à Bjork ou a M.I.A, elle fait preuve d’un même penchant pour les expérimentations audacieuses et ludiques. Un talent brut à découvrir sur scène lors d’une des dates agendées dans le cadre de son retour en Europe.

CONCERTS

  • 16.02.12 Tourcoing / Grand Mix
  • 17.02.12 Rennes/ Ubu
  • 18.02.12 Rennes / Maroquinerie
  • 19.02.12 Grenoble / Le Ciel
  • 20.02.12 Düdingen / Bad Bonn
  • 22.02.12 Bruxelles / Botanique

tUnE-yArDs, Bizness (2011)

Tags: , ,

Nouveau titre de D’Angelo

Parmi les titres joués durant le concert parisien, D’Angeloa a gratifié le public de l’inédit Sugar Daddy.

Justice selon Rick Rubin

Le producteur Rick Rubin a appliqué un programme minceur pour son remix du On’n'On de Justice.

JUSTICE “ON’N'ON” RUINED BY RICK RUBIN by edbangerrecords

Tags:

Listen Whitey!, l’année des panthères


À la fois musicien, journaliste et directeur artistique d’un label, Pat Thomas n’a cessé d’alimenter sa passion pour les musiques afro-américaines et les courants contre-culturels des années 60 et 70. Ces différentes occupations lui ont notamment valu d’interroger Allen Ginsberg ou de rééditer un belle brochette de classiques pour Water Records et 4Men with Beards.

Depuis quelques années, cet intérêt pour la musique et le militantisme s’est progressivement cristallisé dans l’histoire du Black Panthers Party. Après cinq années de recherche, et une relation particulière avec quelques membres historiques du mouvement, il a réussi à amasser une collection unique d’enregistrements dévolus à la cause révolutionnaire.

Sur la base de ce matériel, qui va de l’obscur discours aux grands noms, Thomas tente de formuler une cartographie de l’influence et des liens musicaux durant cette époque mouvementée. Ceci en agrémentant son propos à l’aide de nombreuses photographies inédites et de reproductions de pochettes.

Marlena Shaw, Woman Of The Ghetto (live au Montreux Jazz Festival, 1973)

Bien entendu, cette recherche est accompagnée d’une bande-son. “Listen, Whitey! The Sounds of Black Power 1967-1974″ est produite par Light in the Attic qui l’envisage d’ores et déjà le “document acoustique définitif sur le mouvement du Black Power”. Le festival de Montreux à droit à une petite mention grâce à la légendaire prestation de Marlena Shaw.

LIVRE

  • Pat Thomas, “Listen, Whitey! The Sights and Sounds of Black Power 1965-1975 “, Fantagraphics (date de publication 5 mars 2012)

COMPILATION

Tags: , , , , ,

Reggie Watts, comic’s trip


Difficile de savoir exactement dans quel chaudron est tombé Reggie Watts quand il était petit. Un père américain. Une mère française. Une naissance en Allemagne,… une chose est certaine, la mixture devait être largement assaisonnée d’épices dada. Musicien, human beatbox ou humoriste… il est tout cela à la fois et l’encyclopédie Wikipédia permet d’éviter les problèmes de catégorisation en stipulant simplement “artiste multidisciplinaire”.

À vrai dire, pour trouver une définition appropriée, il faudrait plutôt s’inspirer de dispositifs, tels que le collisionneur ou le convertisseur, tant il se montre capable de regurgiter tout ce qui a pu imbiber sa chevelure spongieuse. Couche après couche, il fait preuve d’une habileté sans borne pour faire coexister non-sens et freestyle.


Reggie Watts - Out of Control by Zegoat

Même si Reggie s’est fait connaître principalement grâce à des séries de vidéos publiées sur Youtube, c’est sur scène que l’on peut saisir toute l’originalité de sa démarche. Tour à tour crooner flamboyant, rapper tendance ghetto, midinette r’n'b ou professeur de pataphysique, il s’improvise dans personnages, caricaturant avec précision tous les petits travers de chacun.

Juxtaposant les sons et les accents, les poses et les beats, les gags se se succèdent comme les boucles lancées sur son échantillonneur. Il travaille sans filet et ça ressemble un peu à n’importe quoi. Mais, au final, cela donne toujours quelque chose d’hilarant. Si le postmodernisme devait être exprimé à travers les trips d’un comique, ce serait Reggie Watts.

Tags: , ,

Leonard Cohen, l’autre king


Leonard Cohen est de retour pour promulguer quelques pensées introspectives à travers son douzième album. Le Guardian couvre cette sortie de manière extensive avec, dans un premier temps, un long article qui revient sur quelques anecdotes qui ont jalonné sa carrière de sa retraite curative dans un monastère bouddhiste à l’affabilité de Janis Joplin au Chelsea Hotel.

Dans un deuxième temps, en plus du single Darkness, le journal offre une opportunité pour écouter en avant-première toute la volupté de “Old Ideas”. Cohen, qui cela dit en passant est contemporain d’Elvis Presley, démontre que son phrasé mélancolique ne cesse de se bonifier avec les années.

Tags: ,

Piero Sidoti, l’artisan du Frioul


Il aime sa vie paisible à Udine, dans le Frioul du nord-est de l’Italie. Lorsqu’il n’enseigne pas les mathématiques, Piero Sidoti écrit, chante et joue pour le théâtre. La sortie de son premier recueil de chansons, “Genteinattesa” lui a donné l’opportunité d’ouvrir récemment pour Gianmaria Testa. Ses refrains acoustiques sont ceux d’un artisan, interprétés d’une voix souvent profonde, ébréchée, charismatique, avec une brise de jazz sur quelques morceaux ou une chaleur brésilienne sur d’autres.

Comment avez-vous commencé la musique?

La musique a rempli ma vie depuis tout petit. Je crois avoir tout écouté, classique, moderne, contemporain, chanson, etc. Cependant, j’ai commencé à jouer de la guitare seulement après mes vingt ans, au moment où tous les autres arrêtaient. Avant j’écrivais beaucoup poésies, textes, nouvelles. Je sentais le besoin d’exprimer quelques choses, de communiquer et donc de partager avec les autres pour rentrer dans une sorte de résonance émotive. Je crois avoir commencé à jouer à l’âge auquel un homme n’a plus aucun charme avec la guitare à la main, ce n’est plus l’adolescent qui joue des chansons d’amour sur la plage, mais juste un traînard qui ne sait pas encore ce qu’il veut faire de sa vie.

Quels ont été vos modèles pour la voix et pour la guitare?

La liste pourrait être très longue puisque je suis un grand consommateur de musique, du classique au pop, en passant par le heavy metal, le rap. J’écoute toujours en silence et je déteste écouter de la musique en fond sonore, tout en faisant autre chose. Les références italiennes sont Fabrizio De André, Paolo Conte, Lucio Dalla, Francesco De Gregori, Gianmaria Testa, Giorgio Gaber, Roberto Vecchioni, Ivano Fossati, Luigi Tenco. Les premiers qui me viennent à l’esprit pour les étrangers sont Jacques Brel, George Brassens, Yves Montand, Edith Piaf, Serge Gainsbourg, Leo Ferré mais aussi Carlos Jobin, Toquinho, Vinicius de Moraes, Leonard Cohen, Sting, Nick Drake, Tom Waits, Peter Gabriel, Ben Harper. Un des albums que je connais le mieux, et qui m’a changé la vie, ne contient pas de mots. C’est “Koln Concert” de Keith Jarrett.

» LIRE LA SUITE DE L’INTERVIEW

Décès d’Etta James

Etta James est décédée à l’âge de 73 ans. Le chanteuse avait été hospitalisée il y a quelques pour une leucémie en phase terminale.

Robertinho Barreto, les riffs de la guitarra baiana


Vous ne connaissez pas encore Baiana System ? Préparez-vous, 2012 sera une bonne année pour eux ! Robertinho Barreto, le fondateur du groupe, nous a accordé une interview alors qu’il était à Copenhague pour le WOMEX. Très volubile, il présente ce projet très particulier et sa place dans la guitarra baiana.

Par Olivier Cathus

Baiana System, c’est un coup de cœur instantané. Un des meilleurs disques sortis de Bahia ces dix dernières années. Alors nous avions présenté Baiana System une première fois l’an dernier. Puis encore en septembre, sous le titre “Baiana System, mini guitare et gros sound system”, cette fois-ci, en proposant l’album en téléchargement. Un album que l’on peut également se procurer gratuitement sur le site du groupe.

Parce que le projet initié par Robertinho Barreto est très cohérent et profondément ancré dans la musique locale. Avec Baiana System, il a considérablement modernisé la petite guitarra baiana, inventée par Dodô et Osmar pour défiler sur leur trio elétrico pendant le carnaval de Salvador. Dans Baiana System, outre cette petite guitare, les timbaus donnent cette couleur percussive si caractéristique de Salvador, mais aussi immergé dans l’univers des sound-systems et du dub.

Comment s’est passé ce passage au WOMEX ?

Robertinho Barreto : L’accueil a été très chaleureux pour le concert. Les feed-backs ont été très positifs. Et, aujourd’hui, sur le salon, j’ai rencontré quelques personnes, de très bons contacts qui vont nous permettre, l’an prochain, de faire quelque chose. On va organiser ça de façon plus… organisée ! Et on va faire au moins une petite tournée en Europe.

» LIRE LA SUITE DE L’INTERVIEW

Alabama Shakes, …all night long


Un EP de quatre titres distribués via Bandcamp, dont le déjà classique Hold On, une chanteuse au timbre charismatique et un talent naturel pour mélanger des influences très diverses, Alabama Shakes n’aura pas eu besoin de beaucoup plus pour s’attirer une grande visibilité.

En matière de secousse, ça fonctionne plutôt bien et pas seulement en Alabama. En particulier, lorsqu’il s’agit de cogiter sur les références que le quatuor ne manque d’évoquer. En effet, si Janis Joplin, Sharon Jones, Robert Plant et Otis Redding devaient un jour se retrouver dans un supergroupe, il y a de fortes chances pour que Alabama Shakes se charge de la première partie. “Boys & Girls” (ATO) est prévu pour le 10 avril.

Rico Rodriguez, souffle de vie


Une légende sera de passage aux Docks de Lausanne le 03.02.2012 puisqu’à travers Rico Rodriguez, il est possible de ratisser plus d’un demi-siècle de musiques populaires jamaïcaines. Il découvre le trombone lorsqu’il est pensionnaire de la Alpha Boys Catholic school où son professeur, Don Drummond, avait déjà soufflé ses premières notes avant de fonder The Skatalites. Très vite, il écume les dancehalls de Kingston avec les pionniers qui s’attelaient à donner un nouveau souffle aux musiques traditionnelles.

Son influence deviendra encore plus manifeste après son exil sur le Vieux Continent au début des années 60. Selon le sociologue Paul Gilroy, Rico Rodriguez a marqué un tournant décisif dans l’hybridation qui a touché les musiques populaires anglaises durant les années 70. À ce titre, “Rico’s Message (1967) représente une combinaison imprévisible de funk, de dub et de rythm’n’blues uniquement envisageable dans le Londres de cette époque”.

Il deviendra d’ailleurs une figure emblématique du revival ska des années 70 avec The Specials. Ambassadeur honoraire des rythmes à contre-temps, Rico occupe une place de choix le hardcore Continuum, la cartographie que Simon Reynolds propose pour décrire l’évolution des musiques populaires d’après-guerre. Ce passage en Suisse lui permettra de se remémorer quelques souvenirs puisqu’il y a séjourné de nombreuses années durant les années 80 et 90.

Diplo, trip en classe affaire


Diplo a toujours eu beaucoup de peine à tenir en place et il restera, aux côtés de M.I.A qui s’est bien calmée dans l’intervalle, le prototype du raver-jetsetter de ce début de XXIe siècle. Du baile funk au moombahton, en passant par le reggaeton et le kuduro, il a passé au mixer tout ce que le globe a pu générer d’efficace pour se bouger l’arrière-train.

Non content d’être un usager frénétique des réseaux sociaux, il nous offre un petit compte-rendu de ses pérégrinations sous la forme d’un livre de photographies. “128 Beats Per Minute” présente ainsi un aperçu du quotidien du globe-trotter mis en image par le photographe Shane McCauley. On imagine aisément que cet ancien assistant d’Annie Leibovitz a dû réaliser des mandats beaucoup plus ennuyeux dans sa carrière.

Le livre est divisé par continent et par pays et intègre des playlists, ainsi que les impressions de Diplo à propos des différents pays qu’il traverse. Afin de mettre une couche VIP supplémentaire, la préface est signée par le styliste Alexander Wang.

Tags: , ,

Jamal Moss, Mathématiques Cryptiques


Bien qu’il s’inscrive directement dans la tradition house de Chicago, le son de Jamal Moss est particulièrement distinctif. En privilégiant l’expérimentation et une éthique DIY, il ne manque pas d’évoquer un peu les “Sound Sculptures” façonnées par Theo Parish à partir du patrimoine musical de Detroit ou les univers industriels d’Andy Stott. Jamal a d’ailleurs débuté sa carrière en réalisant des environnements sonores lors de raves légendaires organisées dans une usine nucléaire désaffectée.

Hieroglyphic Being - The Garden of Forking Paths (excerpt) by audiomer-music

Par la suite, ce fan de science-fiction est devenu une figure de la scène locale par le biais de différents projets. Aussi bien ses propres productions, notamment sous les pseudonymes de Hieroglyphic Being, IAMTHATIAM, Sun God, de son label Mathematics ou à travers ses nombreuses collaborations, en particulier avec The Dirty Criminals. “Shikaakwa”, qui signifie Chicago en amérindien, constituera la première sortie de The Sound of the Universe, le mythique magasin de Soul Jazz Records sur Broadwick st. Un mix est également disponible à cette adresse.

Hieroglyphic Being, Temple of the Moon (2009)

Tags: ,

Michael Kiwanuka, génération spontanée


Si 2011 a constitué une étape cruciale dans la carrière de Michael Kiwanuka, avec un premier EP encensé et une série de concerts en première partie d’Adele, 2012 débute sous les meilleurs auspices. Alors que le single Home Again sortait le jour de l’an, le songwriter londonien remportait le convoité “BBC Sound Of 2012” qui sanctionne chaque année un talent émergent.

Sans chercher à dénigrer les autres concurrents, on n’a aucune peine à imaginer que ce choix n’a pas été très difficile en regard des qualités de Kiwanuka. Emportés par les courants d’airs nostalgiques qui soufflent en ce moment, ces clips en super 8 jaunis et sa voix profonde ont su forcer les comparaisons les plus élogieuses. Bill Withers, Otis Redding ou Richie Havens, nul doute que son premier album, qui sort le 24 mars, devrait satisfaire les amateurs d’huiles essentielles.

Tags:

Amadou & Mariam, redemption songs


Photo: Benoit Peverelli

Amadou & Mariam ont annoncé que leur troisième album présentera une belle brochette d’invités. Nick Zinner de Yeah Yeah Yeahs, Santigold, Theophilus London, TV On The Radio, Bassekou Kouyate et Bertrand Cantat.


Download Amadou & Mariam Dougou Badia (Feat. Santigold)

Amadou & Mariam présenteront également le projet Eclipse, des concerts joués dans des salles plongées dans l’obscurité totale, en France. Malheureusement, les trois dates, à Laval et à Paris, sont déjà complètes.


Amadou & Mariam feat. Bertrand Cantat - Oh… by amadouetmariam

Tags: , , ,

Sinkane, de la planète Mars


Même Sinkane, le projet initié par Ahmed Gallab, reste relativement anonyme, il y a de fortes chances que vous ayez déjà croisé le chemin de ce multi-instrumentiste via ses collaborations avec Caribou, Born Ruffians, Of Montreal ou Yeasayer. Porté par des riffs de guitares afropsychédéliques, une ligne de basse sautillante et des plages de synthé, Jeeper Creeper ne manque d’ailleurs pas de rappeler les aspirations astrales du groupe de Brooklyn, en particulier sur des titres comme 2080.

Jeeper Creeper by Sinkane

Le site Okayafrica nous gratifie également de la mixtape “Africa: In Your Earbuds #2″ à travers laquelle Gallab se remémore l’Afrique avant son exil pour les États-Unis suite au coup d’État qui a frappé le Soudan en 1989. En attendant la sortie de “Mars”, on peut également apprécier ses diverses influences à travers son blog.

Vidéo de Paul White

King Stitt, la beauté cachée


ERRATUM: King Stitt a été hospitalisé mais l’annonce de sa mort est une rumeur.

Mise à jour: King Stitt est décédé le 31 janvier 2012

Décédé durant le weekend, King Stitt était un des derniers rescapés de l’ère des deejays jamaïcains oribinels. Aucune histoire du reggae ne peut faire l’impasse sur celui qui s’était autoproclamé, en raison d’une sévère déformation faciale et en référence au film de Sergio Leone, The Ugly One.

Né en 1940 à Kingston, Winston Sparkes avait débuté sa carrière en 1957 dans le Dowmbeat Sound de Sir Coxsone Dodd, après avoir été repéré par Count Machuki. Bien qu’il se produise régulièrement sur scène, ce n’est que vers la fin des années 60, lorsqu’il entame une collaboration avec Clancy Eccles et son groupe The Dynamites, qu’il enregistre ses premiers titres à succès.

King Stitt, Herbsman Shuffle (1969)

Fire Corner, Herbsman Shuffle ou Dance Beat lui valent une reconnaissance en Jamaïque et en Grande-Bretagne. Stitt réapparaissait ponctuellement et on le retrouve notamment dans une interprétation des Des Laids Des Laids sur la compilation “Aux armes et cætera - Dub Style”.

King Stitt, The Original Ugly Man (reprise de “Des Laids Des Laids” de Serge Gainsbourg”, 2003)

Bonne Année!


Nous serons de retour le 9 janvier





Archives