
Il aime sa vie paisible à Udine, dans le Frioul du nord-est de l’Italie. Lorsqu’il n’enseigne pas les mathématiques, Piero Sidoti écrit, chante et joue pour le théâtre. La sortie de son premier recueil de chansons, “Genteinattesa” lui a donné l’opportunité d’ouvrir récemment pour Gianmaria Testa. Ses refrains acoustiques sont ceux d’un artisan, interprétés d’une voix souvent profonde, ébréchée, charismatique, avec une brise de jazz sur quelques morceaux ou une chaleur brésilienne sur d’autres.
Comment avez-vous commencé la musique?
La musique a rempli ma vie depuis tout petit. Je crois avoir tout écouté, classique, moderne, contemporain, chanson, etc. Cependant, j’ai commencé à jouer de la guitare seulement après mes vingt ans, au moment où tous les autres arrêtaient. Avant j’écrivais beaucoup poésies, textes, nouvelles. Je sentais le besoin d’exprimer quelques choses, de communiquer et donc de partager avec les autres pour rentrer dans une sorte de résonance émotive. Je crois avoir commencé à jouer à l’âge auquel un homme n’a plus aucun charme avec la guitare à la main, ce n’est plus l’adolescent qui joue des chansons d’amour sur la plage, mais juste un traînard qui ne sait pas encore ce qu’il veut faire de sa vie.
Quels ont été vos modèles pour la voix et pour la guitare?
La liste pourrait être très longue puisque je suis un grand consommateur de musique, du classique au pop, en passant par le heavy metal, le rap. J’écoute toujours en silence et je déteste écouter de la musique en fond sonore, tout en faisant autre chose. Les références italiennes sont Fabrizio De André, Paolo Conte, Lucio Dalla, Francesco De Gregori, Gianmaria Testa, Giorgio Gaber, Roberto Vecchioni, Ivano Fossati, Luigi Tenco. Les premiers qui me viennent à l’esprit pour les étrangers sont Jacques Brel, George Brassens, Yves Montand, Edith Piaf, Serge Gainsbourg, Leo Ferré mais aussi Carlos Jobin, Toquinho, Vinicius de Moraes, Leonard Cohen, Sting, Nick Drake, Tom Waits, Peter Gabriel, Ben Harper. Un des albums que je connais le mieux, et qui m’a changé la vie, ne contient pas de mots. C’est “Koln Concert” de Keith Jarrett.
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