Réédition augmentée d’un des albums majeurs du r’n'b
L’album magistral d’Otis Redding “Otis Blue” aurait été, selon la légende, enregistré entre le 8 et le 10 juillet 1965. Grâce notamment aux interprétations sublimées des morceaux de Sam Cooke (Shake), des Rolling Stones (Satisfaction), de Smokey Robinson (My Girl) ou de Salomon Burke (Down in the Valley), ainsi que par des compositions originales au destin énorme, comme “Respect” qui sera indissociable de la carrière d’Aretha Franklin, “Otis Blue” a marqué à jamais l’histoire de la soul. En plus des morceaux originaux, cette réédition collector de Rhino est agrémentée d’une vaste documentation et d’une vingtaine de titres additionnels, essentiellement des enregistrements de concerts en Europe et autres des raretés en mono, qui la rendent indispensable.
Une occasion également pour revoir sa prestation électrisante, et testamentaire, lors du Monterey Festival de 1967. Un document exceptionnel du chanteur au firmament de sa gloire qui, trois mois plus tard, allait périr en compagnie des quatre membres des Bar-Kays dans un crash d’aviation.
Le rapper sera à La Bellevilloise à la fin du mois
Après une attente de près de huit années, date de la sortie de son premier album, Pharoahe Monch confirmait récemment avec “Desire” son statut de rapper engagé et atypique. “Slave to a label, but I still own my masters”, la succession des déboires qui a passablement enfreint la carrière de ce natif du Queens se retrouve en filigrane et il n’hésite pas à dénoncer avec lucidité les travers de l’industrie hip-hop.
A travers ces textes intelligents sur les injustices sociales et sa voix gorgée de soul, Pharoahe Monch est indéniablement un des rappers les plus talentueux de sa génération. Pour preuve, cet irrésistible “Push”, stimulé par des cuivres empruntés à Tower Power et une réinterprétation du “Country Preacher” de Josef Zawinul.
Le duo d’Akron s’est largement singularisé par des albums aux technique d’enregistrement rudimentaires et bricolées. Avec “Attack & Release”, ils continuent d’expérimenter leur mélange de blues et de garage minimaliste, tout en modifiant quelque peu leurs habitudes. Notamment en s’associant à Brian Burton, aka Danger Mouse, qui avait pris contact avec eux pour un projet regrettablement stoppé avec Ike Turner.
Une collaboration assez naturelle, du fait que, comme le souligne Dan Auerbach, “Brian a beau être rattaché en premier lieu hip-hop, il aime également beaucoup de groupes psychédéliques obscurs des années 60. C’était plutôt facile de nous entendre.”
Jackson Conti marque la rencontre de Madlib et de Mamão, le batteur du groupe du jazz brésilien Azymuth
Avec “Sujinho”, Madlib pousse un peu plus loin son exploration des musiques brésiliennes en s’associant avec le batteur du groupe légendaire Azymuth. À l’origine, l’idée de cette collaboration s’est développée en marge du pèlerinage musical et des différentes rencontres occasionnées grâce à Brasilintime. Ivan “Mamão” Conti a réagi positivement à cette proposition qui a débouché sur un bel album qui relit de manière subtile quelques classiques incontournables des années 60 et 70.
Le groupe Coldplay offre un single en téléchargement et annonce des concerts gratuits à Londres et New York
“Violet Hill”, le premier single extrait du quatrième album de Coldplay “Viva La Vida or Death And All His Friends” sera disponible en téléchargement gratuit sur le site internet du groupe. Cette action durera une semaine à partir de cet après-midi, mardi 29 avril, dès 13 h 15. Les premières informations concernant les deux concerts gratuits seront également proposées à la même heure. Les dix titres de l’album, qui sortira en juin prochain, ont été produits par Markus Dravs et Brian Eno.
Le titre de l’album est inspiré par la peintre mexicaine Frida Kahlo qui, comme le soulignait Chris Martin au magazine Rolling Stone, “après avoir traversé de grosses difficultés dans sa vie, s’est lancée dans une pièce audacieuse intitulée Viva La Vida“.
À force de faire dans l’originalité, on finit par oublier que les noms les plus simples sont souvent les plus faciles à retenir. Dans le genre cosmopolite, ce trio de Baltimore fait fort en choisissant le poncif le plus cosmopolite possible. Thank you, c’est leur nom, n’a pourtant rien de banal lorsqu’on écoute leurs productions autoproclamées punks.
Plus proche des Talking Heads que des Ramones, ce groupe qui s’est fait reconnaître pour ses performances chaotiques, sort “Terrible Two” à la fin du mois. Ce deuxième album produit par Chris Coady, Yeah Yeah Yeahs, Celebration, TV on the Radio, confirme encore l’approche improvisée et bruitiste de ce groupe prospectif.
Les Anglais de Vincent Vincent & The Villains se la jouent relax
“On est sincères lorsqu’on affirme être des rockers. On s’inscrit dans cette lignée de musiciens excités à l’idée de faire de la musique”. C’est dans le but de communiquer leur jovialité tout rock’n'roll que Vincent Vincent et les Villains se sont réunis il y a près de quatre ans. De prime abord, il ne fait aucun doute qu’avec un tel nom ils étaient bien partis pour ne pas trop se prendre au sérieux.
Leur premier album “Gospel Bombs” ne dément pas les prévisions. Situés quelque part entre la gouaille des Milkshakes et le swing de Jack Penate, Vincent Vincent & The Villains propose un rockabilly cocasse et cartoonesque qui fonctionne comme la bande-son idéale d’une soirée d’été vaguement mélo.
Fangafrika est un projet multimédia qui présente un état des lieux indispensable de l’actualité du rap ouest-africain. Un petit avant-goût de ce projet généreux en téléchargement
Une fois n’est pas coutume, la scène hip-hop de l’Afrique de l’Ouest bénéficie d’un éclairage conséquent avec “Fangafrika, la voix des sans-voix”. Un zoom sur la diversité et la richesse de la scène hip-hop d’Afrique de l’Ouest. Dans son ensemble, ce projet généreux, qui regroupe un DVD, un livre et une compilation, démontre à quel point le hip-hop africain renoue avec les revendications originelles de ce mouvement. Ceci en cristallisant adéquatement les aspirations de démocratie, de justice et de liberté qui ont successivement animé les générations nées après l’indépendance.
Avec leurs textes mâtinés de vaudou, de féminisme, à l’instar des rappeuses d’A.L.I.F ou de chants traditionnels, ces artistes sont révélateurs des mutations socio-historiques qui transfigurent l’Afrique contemporaine. Le documentaire nous transporte notamment dans des clash-parties à Ouaga où artistes confirmés et jeunes rappeurs underground s’affrontent lors de tremplins de quartier. De nombreux chanteurs tels que Apkass, Didier Awadi (ex-Positive Black Soul) ou Daara J sont également conviés à évoquer l’effervescence et l’impact de ce courant musical dans leurs pays respectifs. Autant de déclarations approfondies par les mises en perspective et les portraits intégrés dans la publication qui accompagne ce coffret.
Music Hole, le nouvel album de Camille, sort le 7 avril. Vibrations l’a écouté en avant-première.
Après avoir charmé le monde entier (France, Angleterre, USA, Japon) avec ses ritournelles malicieuses sur fond de hip hop acoustique (Le Fil, 2004), Camille revient avec Music Hole, son quatrième album. Au delà du (bon) jeu de mot, ce “trou musical” est son œuvre la plus ambitieuse à ce jour, flirtant avec la gravité, la mélancolie. Est-ce une surprise? La langue anglaise domine tout au long des 10 titres. Pour autant, c’est toujours du Camille-de-Paris. Simplement, la pelote s’est déroulée dans tous les sens et a fait des nœuds. Ça grince, ça couine, ça pleure, ça crie, ça respire. Il faudra de nombreuses écoutes pour venir à bout de ce Music Hole de haut vol. Chronique en avant-première, morceau par morceau.
Gospel With No Lord
Ce gospel sans rédemption à la clé s’inscrit dans la veine “sale gosse” du Fil. “Faut que je trouve mon père / Faut que je trouve ma sœur / Faut que je me trouve moi-même.” Camille pousse la voix blanche, davantage Janis qu’Aretha.
Canards Sauvages
Le seul titre en français – et encore, à moitié. Ambiance aquatique, sub-bass maternels, quelques vers scatologiques pour la cour de récré, et puis s’en vont.
Home is where it hurts
Beat-boxing en fond, Camille tend vers le grave. « Ma maison n’a pas de porte, ma maison n’a pas de clé ». Mélancolie.
Kfir
Enigmatique. C’est quoi, c’est qui ce Kfir ? Sans doute pas l’avion de combat israélien… Encore une balade douce-amère qui lorgne vers le folk. Et toujours cette beat-box en fond.
The Monk
Monk, pour Meredith pas pour Thelonious. Un duo piano-voix sous influence de la vocaliste américaine expérimentale. “Pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa-pa…” Le premier tube de musique minimaliste depuis “O Superman” de Laurie Anderson ?
Cats and Dogs
L’opéra de quat’sous, version Camille. Un beau titre Fassbindérien, énervé vers la fin. La première surprise, le premier nœud…
Money Note
« Bounce, bounce » répète Camille. Un truc de fille, bien hip hop, entre M.I.A et feu les Rita. Groovy.
Katie’s Tea
Un thé fort avec montée de piano-voix. Mimétisme vocal notable avec la grande Joni Mitchell des années Blue. Une pièce courte et barrée.
Winter Child
Retour à l’enfance, et au “sentiment étrange” qu’il procure. Crépitement de feu de bois en entrée, voix de gorge Tuva. « What a funny feeling for a child »… Beau bizarre.
Waves
Camille lance sa propre météo marine : avis de tempête. Une folk-song pull-marine soulful. Seule Kayna Samet, rivale sous-estimée, peut oser pareil déballage émotionnel. Gros titre.
Sanges Sweet
Un final en gospel ascendant, avec clapping et piano. « I Can’t Believe what I Have done… » Sœur Kate Bush, terrée au fond de son manoir anglais, appréciera.
Le célébrissime griot s’offre un album de kora puissant qui marie virtuosité, émotion et spiritualité. Découvrez son talent en images
Toujours désireux de surprendre et d’avancer, Toumani Diabaté fait paraître son album le plus ambitieux et abouti à ce jour, “The Mandé Variations”. Ce qui n’est pas peu dire pour ce griot prêt à relever tous les défis musicaux depuis des lustres. Björk, Damon Albarn, Taj Mahal, Ali Farka Touré, pour ne citer que les plus célèbres, ont eu recours à ses services. Aujourd’hui Toumani Diabaté revient à l’essentiel: sa kora et ses 21 cordes magiques. “The Mandé Variations” va à l’encontre de toutes les idées reçues sur la musique africaine. Enregistré en quelques nuits dans un studio londonien, il s’impose comme un manifeste d’inspiration, de talent et de spiritualité. Démonstration technique et interview express du jeune maestro dans les quelques minutes de vidéo ci-jointes. Avec en prime une improvisation autour d’un classique de la musique d’Afrique de l’Ouest. Que demander de plus?
We Are… nous plonge tous les mois dans des univers où résonnent de vagues grésillements de pellicules
Le collectif WE ARE… présente un aperçu de son approche syncrétique grâce aux deux podcasts postés tous les mois sur leur website. Les deux DJ’s résidents, Paul Camo? et Lukid, et leurs invités composent ainsi des bandes-sons très cinématographiques […]
Lykke Li est-elle la prochaine tornade en provenance de Suède?
Avec un premier album sorti son propre label, la jeune chanteuse de 22 ans peut s’enorgueillir d’avoir déclenché un afflux de références élogieuses. Comparée quelquefois à Bjork, M.I.A ou Feist, la pop atmosphérique et le style précis de Lykke Li semblent l’imposer toujours plus comme la […]
Une chose est sûre, Chris Reed, le producteur de dubstep connu désormais sous le nom de The Plastician, n’écoutait pas beaucoup de techno lorsqu’il a débuté son activité. Initialement appelé Plasticman, il a été contraint de changer de nom l’an passé à cause des confusions […]
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