Catégorie : Artist's Playlist

Stéphane et Lionel Belmondo

PHOTO: Yan Orhan

Cinq disques. Ceux qu’emporterait sur son île déserte chacun des deux frères Belmondo. Pour Stéphane, «à tout prendre dans l’idéal, je préfèrerais partir avec cinq gonzesses et aucun disque». «Moi, je prendrais plutôt une corde, je trouverais un palmier et voilà, c’est fait !», rétorque Lionel. En tout cas, tous deux viennent de cosigner un album autour de l’univers de Milton Nascimento, avec le sieur lui-même.

Stéphane :

Ravel “Concerto en sol” La version de Samson François. Dans la musique de Ravel, il y a toutes les mélodies et toute l’harmonie de la planète, toutes les orchestrations du monde, du rock à la musique traditionnelle.

Elis Regina “Chante Milton Nascimento” C’est ma chanteuse préférée. Et la thématique de Milton est taillée pour elle. Elle me fait penser à Piaf : à la fois destroy et pure… Toujours à la limite de basculer.

John Coltrane Toute la période du quartet Dans ce groupe, rien à jeter. C’est un bloc indissociable.

Musique traditionnelle de Guinée” Compilation Quand je suis parti en Afrique, j’ai acheté beaucoup de disques. Dont celui-là qui regroupe toutes les générations, du gamin au pépé. Harmoniquement et rythmiquement, la Guinée est la grande centrifugeuse d’Afrique de l’Ouest.

Maurice Duruflé “Requiem” Ce n’est pas sans me faire songer à la collaboration entre Milton Nascimento et Nana Vasconcelos. Et puis, il y a un son spectral qui me touche plus que n’importe quelle symphonie.

Lionel :

Yusef Lateef “Jazz Moods” Gamin, alors que mon père avait tout donné ses disques, j’en avais récupéré quelques-uns dont celui-ci : impressionnant ! La rythmique sonne bizarre, le climat est étrange, le son du groupe incroyable.

Gerry Mulligan “Original Jazz Quartet” Pas de piano, beaucoup de contre-chant, ce disque fut ma porte d’entrée vers le classique et le contrepoint.

John Coltrane “Love Supreme” Quand tu as 16 ans, quand tu joues du sax, eh bien tu te dis que c’est ça ! Tu es en face d’une montagne de spiritualité, et toi tu es au pied, à essayer de monter. Du coup, je suis allé chez Dexter Gordon pour commencer…

Dexter Gordon “A Day In Copenhagen” De superbes arrangements comme la version de “You Don’t Know What Love Is”, qui me poursuit toujours. Il y a Slide Hampton au trombone, Dizzy Reece à la trompette, qui va nous diriger vers Woody Shaw…

Count Basie “Atomic Basie” En 1977, mon père a la bonne idée de nous emmener à Juan-les-Pins écouter le big band de Basie. Et là, on découvre en première partie Woody Shaw. On ne pige rien ! Quelques années plus tard, je revois le même concert à la télé. Et là, tout s’éclaire ! Entre-temps, Basie nous a donné l’envie de monter un big band, avec un certain Christophe Dal Sasso à la trompette, à 12 ans.

Propos recueillis par Jacques Denis

ALBUM

  • “Belmondo & Milton Nascimento” (B-Flat/Discograph)

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Jamie Lidell

Dix disques. Ceux qu’emporteraient sur son île le chantre so british Jamie Lidell. L’électron libre de la galaxie Warp publie un nouvel ovni rétrofuturiste qui oscille entre soul-funk vintage et connexions plus pop…

Sly and the Family Stone “There’s a riot going on” L’idée de paranoïa massive, le sexe miteux, la guerre, tout cela, cette folie qui ronge, a présidé à ce disque de funk. Le funk comme je le connais : brut, désagréable, anguleux. Sly y est à son top, le plus nu et le plus cassé.

Raymond Scott “Manhattan research” Une compilation des travaux des années 50 et 60 de l’immense M. Scott. Un pionnier électronique, qui a inventé des machines, pour leur donner une âme et en tirer de la belle musique. Ce génie n’était pas qu’un doux dingue : il fut aussi un sérieux businessman, plaçant ses incroyables bandes-son sur nombre de supports.

Prince “Sign ‘O’ the times” Pourquoi embarquer celui-là ? Parce que c’est un double, qui aurait même dû être triple. Parce que j’ai eu ma phase Prince, l’idolâtrant comme un gamin, au point de porter le pourpre comme lui, de pousser des petits cris… Parce que cet album, vingt ans après, sonne toujours autant : rien à jeter, que du funk, racé, élégant, synthétique. Aujourd’hui encore, ce disque est un défi d’un total génie.

Marvin Gaye “What’s going on” Comment oublier la première fois que j’ai entendu “What’s Goin On”. Je me lavais les mains, ma mère préparait le déjeuner. Le soleil coulait dans la cuisine et j’ai mis la radio. Aussitôt, Marvin a hurlé aussi fort que le soleil. Les deux feux se sont combinés et l’eau est devenue froide. J’ai fixé le mur, en transe, et des larmes ont coulé. Cette voix. A vous faire croire en dieu !

Michael Jackson “Off the wall” Les bons vieux classiques, rien tel quand vous avez le blues, seul sur une île. Si “Don’t stop till you get enough” ne vous secoue pas, c’est que vous êtes morts ou trop partis trop loin pour que l’on soit ami. J’ai toujours préféré ce disque à “Thriller”. Une irruption de joie dont j’aurais besoin dans l’île. Apportez-moi mike !

Minnie Ripperton “Perfect Angel” La couverture en dit déjà long. Minnie fait partie de cette série d’artistes décédés trop tôt. Alors, il vous reste à l’imaginer. Comment était-elle ? Comment son âme devait-elle être si douce ? J’ai reçu cet album comme un cadeau d’amour adressé au monde entier.

Parliament “Osmium” Le seul disque de ma collection avec de la cornemuse. Quelle puissance ! Du genre capable d’irradier les habitants de toutes les galaxies, pourvu qu’ils aient des oreilles. Moi, avec ça, je pourrais fumer une banane en pensant que c’est sacrément funky! Le genre de truc à vous bouger le cul par-dessus tête !

Can “Tago Mago” J’ai grandi en voulant fumer de l’herbe comme les grands garçons. Tout ça n’allait pas vraiment si bien jusqu’à ce que je tombe sur ce disque. Ce monde parallèle m’a foutu la trouille ! Des fantômes nageant dans une brume de champignons jaunes. Et puis à peu j’ai samplé cette musique et ma crainte s’en est allée.

Sun Ra “Singles collection” Encore un paquet de bonnes ondes pour l’île. L’histoire du Ra à travers ses antiques singles, qui enjambent de long en large son univers. Ou au moins du système solaire. Fletcher Henderson y croise Batman, sur le spacefloor avec de la disco 3000. Quelle joie !

Brian Eno “Apollo” Comme la vie sur Terre peut parfois vous sembler lourde, il me faut aussi empaqueter quelques gemmes musicales. Idéales pour les nuits étoilées et opiacées où il est temps d’abandonner son corps derrière… Eno connaît mieux que nul autre les bienfaits de l’ambiant. Et dans cette île, il deviendra un bon compagnon.

ALBUM

  • Jamie Lidell “JIM” (WARP/Discograph) (sortie le 28/04/08)

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Sébastien Tellier

Dix disques. Ceux qu’emporterait sur son île déserte Sébastien Tellier, qui vient de publier “Sexuality”, une galette qu’il faut avant tout écouter par les deux bouts : “Roche”, digne du meilleur d’Alain Chamfort, et “L’Amour et la Violence”, non loin des sommets de William Sheller.

Luccio Battisti “Encora Tu”
Un chanteur italien incroyable, sa musique est la plus sincère de toutes.

Gene Clark “No Other”
Guy-Man me l’a fait écouter au tout début de notre collaboration et ce fût un coup de foudre

Wendy Carlos “Orange Mécanique”
Sur cette bande originale, probablement le meilleur son de synthé que j’ai entendu… en plus j’adore le parcours de wendy : homme puis femme

Robert Wyatt “Rock bottom”
C’est un album profond, magnifique. Robert Wyatt est un maître pour moi.

Bryan Ferry “Dylanesque”
Un album parfait pour écouter en week-end à la campagne. Ferry+Dylan=fantastique !

Brothers Johnson “Light Up The Night”
Encore un truc que m’a fait découvrir Guy-Man. Ce disque, c’est la culture du beau son à l’ancienne.

Sebastian “Victimo”
Sebastian est un surdoué de la musique électronique, j’adore quand il est triste.

Kavinsky “Testarrossa Autodrive”
Tes bon style, l’énergie est parfaitement dosée. Kavinsky, c’est trop bon.

The Beatles “White Album“
Génial. Comment faire mieux ???

The Mamas and the Papas “California Dreamin’”
The Mamas and the Papas reste mon groupe préféré. C’est celui que j’écoute le plus. L’imperfection parfaite…

Recueillis par Jacques Denis

ALBUM

  • Sébastien Tellier “Sexuality” (Record Makers/Discograph)

CONCERTS

  • 29/02 Paris, Centre Georges Pompidou

  • 01/03 Besançon, Le Cylindre

  • 06/03 Dijon, L’Atheneum

  • 13/03 Meylan, Maison de la Musique

  • 14/03 Marseille, Le Cabaret Aleatoire

  • 15/03 Arles, Cargo de Nuit

  • 20/03 Genève, Festival Electron

  • 22/03 Le Havre, Cabaret Electrique

  • 28/03 Nancy, L’Autre Canal

  • 29/03 Metz, Chapelle des Trinitaires

  • 04/04 Evreux, L’Abordage

  • 06/04 Morlaix, Festival Panorama

  • 18/04 Printemps de Bourges

  • 24/04 Montpellier, Le Rockstore

  • 25/04 Lyon, La Plateforme

  • 26/04 Strasbourg, La Laiterie

  • 30/04 Paris, La Cigale

  • 12/05 Tourcoing, Le Grand Mix

  • 13/05 Bruxelles, Le Botanique

  • 16/05 Massy, CC Paul Bailliart

  • 17/05 Sannois, EMB

VIDEO

  • Sexual Sportswear

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Harold Lopez Nussa

Les disques qui comptent pour Harold Lopez-Nussa. A 24 ans, ce pur produit de l’école cubaine publie un premier solo, suite à sa prestation au festival de Montreux en 2005 où il avait gagné le concours de piano solo. Un album qui révèle ce talent à multiples facettes

Keith Jarrett “Melody At Night With You” Un album en solo, qu’il a enregistré après une année sabbatique. Du coup, il revient encore plus profond, plus spontané.

Keith Jarrett Trio “Tokyo 96” Ce que je retiens d’un trio majuscule de l’histoire du jazz. Gary Peacock, Jack DeJohnette et Keith Jarrett ne forment qu’un seul être.

Herbie Hancock “New Standards” Une série de classiques de la pop actuelle revisités de main de maître. Des interprétations très originales. C’est mon père qui m’a biberonné depuis tout petit d’Herbie Hancock.

Arthur Rubinstein “Œuvres pour piano” de Chopin Le meilleur interprète de Chopin, dont il retranscrit à merveille la sensibilité, ce goût pour les “Esquisses”.

Claudio Arrau “Intégrale des sonates” de Beethoven Enregistrée dans les années 60, cela demeure pour moi la vision la plus juste de la force de caractère, de la puissance unique, de Beethoven, un compositeur que j’ai pratiqué au conservatoire Amadeo Roldan de La Havane.

Sting “All This Time” J’adore Sting depuis mon enfance, avec ou sans Police.

Juan Luis Guerra “Grandes Exitos” Un Dominicain formé au jazz mais extraordinaire sur le merengue. Pour la qualité de ses poésies, pour sa voix, un mariage juste parfait.

Los Van Van “Llego Van Van” Le plus sûr orchestre de musique populaire à Cuba. Un classique de la danse, idéal pour sortir accompagné.

Yoruba Andabo “Yoruba Andabo” De la rumba primitive, qui traduit l’esprit des orishas. D’une force incroyable ! Tout Cubain se doit de connaître la rumba, une musique dont j’ai un peu tâté au piano.

Frank Emilio Flynn “Los Amigos” Un des pianistes fondamentaux de Cuba, au même titre que Lecuona ou Bola de Nieve. Tous ceux-là font partie de mon répertoire.

Recueillis par Jacques Denis

ALBUM

  • Harold Lopez Nussa, “Sobre El Atelier” (Planète Aurora/Cristal Records/Harmonia Mundi)

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Calexico

Dix chansons. Celles qu’emporterait sur son île déserte Calexico, combo d’Arizona. «Elles sont à relier au film de Tony Gatlif, Latcho Drom, qui va du désert indien aux banlieues espagnoles.»

Koen de Cauter And Romani, “Me hum Matto”. Cet enregistrement évoque l’univers de Django en développant le pouvoir d’évocation de la langue rom.

Lhasa, “Anywhere On This Road”. Ce thème confronte son esthétique pour les mélodies orientales au pouvoir d’envoûtement des drones.

Amparanoia “Dolor, Dolor”. Avec une voix si riche et enfumée, Amparo Sanchez évoque le feu du flamenco, l’agilité du hip hop et les boucles elliptiques du reggae.

Taraf de Haïdouks, “Balada Conducatorolui”. Extrait du film de Gatlif, cette chanson capture l’intensité de cette image : un arbre squelettique au milieu d’un champ vide.

Coco Rosie, “Noah’s Ark”. Un voyage étrange au travers de petites mélodies, des beats hypnotiques du hip hop et des vocaux aussi calmes que hantés…

Devotchka, “Such A Lovely Thing”. Une chanson emblématique de la fluidité de leur sens musical, de leur amour pour les blues mineurs, l’esprit gitan…

Amadou & Mariam, “Coulibaly”. Les fans du global folk-punk-reggae gitan de Manu Chao ne seront pas déçus par ces plaisirs émouvants.

Think Of One, “Coco Medley”. Un projet qui a amené ce groupe belge à Recife, le lieu idéal pour les combinaisons des brass bands gitans et de la transe marocaine avec des traditions brésiliennes.

Amalia Rodrigues, “Alfama”. L’album Songs In An Ancient Tongue capture sa voix et son âme. Si le film de Gatlif était allé au-delà du flamenco, il serait passé par Lisbonne, le Cap-Vert, le Nord de l’Afrique…

A Hawk And A Hacksaw, “The Moon Under Water”. Un style unique, quelque part entre les folklores de l’Europe de l’Est, le jazz libre, les Appalaches, le mariachi et le klezmer.

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Vincent Ségal

Dix disques. Ceux qu’emporterait dans son île Vincent Ségal, moitié de Bumcello, qui vient de sortir un double vinyle de violoncelle solo, conçu comme une suite d’instantanés où il revisite certains des lieux qui l’ont habité, de Pigalle à Oakland, où il se souvient aussi d’amis comme Nana Vasconcelos ou Bébé Vampire. « Un peu à la manière de Bach, mais avec le groove… »

Novos Baianos “Acabou Chorare”
Sur une île, il vaut mieux emmener des disques que tu as écoutés des centaines de fois. Et puis c’est la synthèse parfaite de tout ce que j’aime au Brésil : spontanéité, musicalité, belles chansons, superbes voix…

Booker Little “Out Front”
Avant tout pour le thème “Man Of Words”, comme du hip-hop avant l’heure, sans parole mais avec mélancolie. Un disque fait pour l’éternité, mon préféré en jazz.

Ferenc Fricsay “Musique pour percussions et celesta”
Par le symphonique de Berlin. Un vinyle que j’ai écouté depuis tout petit. Je ne peux pas écouter d’autres versions. Surtout le troisième mouvement : un modèle !

Muddy Watters “Louisiana Blues”
1950, sur Chess. Juste pour sa voix, parmi les plus graves et les plus chaudes. Du pur velours capitonné. Normal que les filles craquaient.

Les Beatniks “Les Beatniks”
Mes guitariste de compa haïtien, juste trouvable en vinyle. Ce pourrait être aussi Robert Martino dans Scorpio ou les Gypsies de Petionville. Impossible de ne pas danser.

T-Rex “Unicorn”
Mon album préféré de pop-folk, avec le son extraordinaire de Tony Visconti. Une liberté extrême, une étrangeté et un laisser-aller qu’on ne trouve pas aujourd’hui. Ceux qui écoutent Devranda Banhart devraient se pencher sur cet album. La version vraiment originale.

Magic Malik “OO-237 XP1”
Un jour, j’ai mis le thème “Alti-Plan” en boucle sur ma platine, sans le savoir. J’ai dû l’écouter des heures sans m’en rendre compte, sans que ça me choque. Un type capable de ça est un génie. Malik est de toute façon le meilleur musicien français.

Xenakis “Nomos Alpha”
Une œuvre qui explose, fortissimo. Et la version par Pierre Penassou au violoncelle. Il fut mon premier professeur et sur une île, j’aurai besoin de lui. Forcément. Avec ce disque, même s’il est mort, il sera toujours à mes côtés. Là, vibrant.

Johnny Guitar Watson “Listen”
Surtout si ma femme est avec moi sur l’île… Mais sans les enfants.

Bumdu Khan “Bhairavi”
Une pièce de 1948. Quel récital ! Soixante après, seul le sarangi de Ram Narayan peut rivaliser avec ce sorcier. Ce disque m’encourage à persévérer.

Recueillis par Jacques Denis

ALBUM

  • Vincent Ségal “Cello” (Label Bleu)

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Pascal Comelade

PHOTO: CLAUDE GASSIAN

Dix disques. Ceux qu’emporterait sur son île déserte le Catalan. Le musicien à rouflaquettes nous envoie justement un nouvel album au titre des plus explicites : “Mètode de Rocanrol”. Interview vidéo en ligne demain.

Banda Inonica “Passionne”
Un orchestre de musiques de processions de la semaine sainte en Sicile, dirigé par l’incommensurable Roy Paci, sa trompette télescopique, son filet d’anchois et ses costards pur fil…

Bola De Nieve “Las grandes canciones del genial artista cubano”
L’élévation apostolique et cubaine du piano-bar sentimental.

Bambino “Canciones de amor prohibido”
Les 40 plus grands succès de Miguel Vargas Jimenez « Bambino » et ses chansons définitivement positives comme “Procure olvidarte”, “Soy lo prohibido”… « Je te déteste tellement que je suis moi-même étonné de ma manière de te haïr. »

Nick Cave “Grinderman”
C’est pas pour les majorettes.

Eugene Chadbourne et Jimmy Carl Black “Pachuco cadaver”
Manuel de reprises du Captain Beefheart par l’Indien du groupe, Jimmy Carl Black, premier batteur des Mothers of Invention et son collègue aux trois mains triphasées.

Fats Domino L’intégrale à discrétion
Avec, en lecture parallèle, la fameuse bande dessinée de Joost Swarte, « une expérience amusante de la carrière de Monsieur Domino ».

Gabriella Ferri “I grandi successi originali”
Avec Pasolini en chanteur masqué, les tripes sur la table, elle vous mange toutes. Ecoutez “Dove sta zaza”.

Norman Carl Adam “The Legendary Stardust Cow-boy”
Réédition des deux albums classiques du cow-boy de l’espace. La grande famille des martiens à masque de catcheurs crypto- situationnistes : Daniel Johnston, Asil Hadkins, Mandrake le magicien, Akim…

Los Salvajes “1965-1968”
Le plus grand groupe de rocanrol espagnol du monde. Adaptations des Troggs ou du Spencer Davis Group en espagnol et, pour l’extase vibrationniste, leur sublime hymne : “Soy Asi” : « Avec mes larges rouflaquettes et mes pantalons étroits,je suis comme ça. » Aaargh !!!!

Adriano Celentano “Le origini di Adriano”
J’étais à la terrasse du Zermati, via Veneto, avec Marino Marini et Fred Buscaglione à siffloter “Azzuro” et à rien faire de spécial. Passe un jeune gommeux en mocassins 2 tons qui se permet une réflexion sur ma gourmette en plaqué-zinc (un cadeau de ma mère ,vous pensez). Ni une ni deux, j’y fracasse la fiole de Martini sur la tronche. C’est comme ça que j’ai connu Adriano.

A écouter

  • Pascal Comelade :“Mètode de Rocanrol” (Because)

En ligne

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Brigitte Fontaine

Dix disques, ceux qu’emporterait sur son île déserte Brigitte Fontaine

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Bertrand Cantat

Dix disques, ceux qu’emporterait sur son île déserte Bertrand Cantat. «En admettant un départ en urgence, j’essaierais d’abord d’emmener une guitare et un petit engin pour enregistrer. La voix, elle, se transporte facilement, papier, crayon, on ne sait jamais ça peut servir.» Et de conclure cette «fin du jeu cruel» par: «Dix minutes de plus et je fais une toute autre liste.»

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Feist

Dix disques. Ceux qu’emporterait sur son île déserte la Canadienne Leslie Feist, qui n’en finit pas de séduire avec sa collection de chansons tout doucement fêlées, subtilement brisées

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