Catégorie : Artist's Playlist

Hindi Zahra


Les disques qui comptent pour Hindi Zahra, la chanteuse et compositrice dont l’univers entre chansons enjazzées et coups de blues orientalisants, folk soul et beautiful tango, rythmes gnaoua et swing manouche, a tout pour plaire aux amateurs de musiques au pluriel. Une ouverture esthétique que l’on retrouve dans cette sélection.

Tinariwen « Le Chant des fauves »
Les yeux de celui qui voit, pour faire un clin d’œil à un proverbe touarègue, et pour le guitariste Mohamed « Japonais » Ag Itlal, qui porte bien son surnom.

Staff Benda Billy Band «  Très très fort »
Ceux qui roulent pour ceux qui bougent.

Ebony Bones « Bone of my Bones »
Tribalisme ! Cette Anglaise se situe dans la descendance de Grace Jones et dans la lignée de MIA. L’Afrique, quoi !

Anouar Brahem « Le Pas du chat noir »
Parce que c’est doux, parce que c’est la nuit, parce que c’est être dans un passé proche.

Michael Jackson « Off The Wall »
Pour faire la route à pied, il n’y a rien de tel dans les oreilles !

Group Doueh « Guitar music from the Western Sahara »
La folie douce psychédélique du désert. J’ai joué avec eux, chez eux. Grand moment.

Bob Marley « Exodus »
Le souvenir de la fumée marocaine, mes oncles en train de l’écouter dans la petite piaule, avec des guitares.

Gustavo Santaolalla « Bande Originale de Babel »
Hypnotique, insolent de magie. A la hauteur du film que cette musique porte.

Arno « Dans les yeux de ma mère »
Parce que ça chavire comme un bateau sous la houle. C’est quelqu’un que je connais bien et qui me touche sincèrement.

Fink « Sort of Revolution »
De la folk anglaise, profonde et élégante, très influencé par le blues, sans trop s’y référencer. J’ai découvert sa musique, on s’est rencontrés, et puis on a bossé ensemble.

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Ian Dury

Après Ian Curtis, John Lennon et bientôt Shane MacGowan, c’est la biographie de Ian Dury qui fait l’objet d’un film britannique. “Sex & Drugs & Rock & Roll” retrace le parcours mouvementé de cette icone proto-punk, ainsi que son groupe The Blockheads de manière convaincante. En grande partie grâce à la performance confondante d’Andy Serkis dans le rôle principal. Quelques mois avant son décès en 2000, Dury proposait sa liste des dix disques qu’il emporterait avec lui sur son île. On l’attendait sur le terrain exclusif du rock binaire, privilégiant l’attitude, l’agitation et la débauche… Tout faux: son classement révèle un homme de goût, éclectique et raffiné. Il est vrai que la ligne de basse de son hymne de 1977 «Sex and Drugs and Rock’n’roll» est empruntée au «Ramblin» d’Ornette Coleman…

Ornette Coleman “Change of the Century”
Don Cherry, Billy Higgins, Charlie Haden: l’album bénéficie d’un sacré casting. Il représente le free-jazz dans ce qu’il a de meilleur, de plus accompli et de plus spontané. L’interprétation doit autant à la dextérité qu’à la télépathie, le rythme et la mélodie sont splendides.

Elvis Presley “The Sun Sessions”
Elvis, avant que la célébrité ne détériore son mode de vie et n’altère son métabolisme. A l’époque de ces Sun Sessions son visage rayonnait encore avec éclat, sa voix était encore jeune et pure, il dégageait un charme magnétique et son corps dansait toujours avec jeunesse

Sly and the Family Stone “Fresh”
Une autre victime du mode de vie généré par le grand cirque du rock. Aujourd’hui, Sly s’impose cependant comme un des trois plus grands inventeurs de la funky-music. Les deux autres: James Brown et George Clinton.

Lee Scratch Perry “Arkology” Le producteur, compositeur, ingénieur et performer reggae le plus fin, le plus doué. Scratch insuffle de la magie dans son quatre pistes. «Arkology» témoigne de vingt ans de carrière et offre une sélection idéale.

Alma Cogan “The best of” Elle était une véritable star entre 1956 et 1963. Alma Cogan est totalement méconnue en dehors de l’Angleterre et c’est regrettable: on peut la considérer comme la plus émouvante voix pop de sa génération.

Billy Fury “The Sound of Fury” L’Angleterre n’a accouché que d’un chanteur rock, que d’une seule star susceptible d’être comparée à Gene Vincent et Elvis Presley: Billy Fury. Malheureusement, il reste scandaleusement sous-estimé en dehors de son pays alors qu’il était le roi des chanteurs de 1959 à 1965. Après, sa carrière a été perturbée par la Beatlemania…

Taj Mahal “Giant Steps” Taj a été le grand représentant d’un blues bien vivant pendant plus de trente ans. Il a toujours su insuffler à sa musique un supplément de fraîcheur. Tous les morceaux de cet album sont habités, sa voix est tellement prenante que je la classe en numéro deux, juste derrière celle d’Otis Redding.

Charlie Parker “Ornithology & Others” Un disque qui regroupe quinze classiques de Parker. Son imposant génie y éclate totalement. C’est tellement beau que ça me picote le sang! L’enchevêtrement liant envol et émotion, l’osmose entre la forme et la liberté sont surnaturelles.

The Rolling Stones “Beggars Banquet” La dernière sortie de Brian Jones et l’album le plus accompli des Stones. Ils ont su composé en idéale collectivité, chacun apportant le meilleur de lui-même. C’était avant qu’ils ne nous imposent «Exile On Main Street».

Albert Ayler “New Grass” Sur ce disque Ayler compose de la soul music avec Bernard «Pretty» Purdie et un groupe funky. De sa part c’est étonnant car il était connu pour jouer un free jazz drastique… Mais ici, il chante… et joue toujours avec dextérité et discipline.

FILM

  • “Sex & Drugs & Rock & Roll”, réal. Mat Whitecross (2010).

Propos recueillis par Benoît Sabatier et déjà parus dans le magazine Vibrations

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Shantel


Les disques qui comptent pour Shantel, le DJ producteur qui signe aussi des mix et remixes à l’énergie turbo-balkanique que des bandes originales plus stratosphériques. Justement, le revoilà qui déboule avec « Planet Paprika », un ovni du genre bien pimenté où les musiques pop se concassent et fracassent aux rythmiques festives. Big bang boom !

Lee Scratch Perry & Dub Syndicate “Time Boom De Devil Dead”
Le son de Lee Perry, le parrain du reggae cosmique, sous acide. Le tout boosté par une production d’Adrian Sherwood on ne peut plus aiguisée. L’electro-dub-reggae-classic à son sommet !

Elvis Presley “In 1956″
Avant que le « King » ne devienne gras, avant que l’armée ne l’ait juste tué mentalement, Elvis a sorti cette première session révolutionnaire. Pure énergie sexuelle et sauvage. Il n’y a plus rien de tel en ce moment !

Taraf De Haidouk “Musique de Tziganes de Roumanie”
Paru en 1991, ce disque est toujours un des meilleurs de la chaude extravagance orientale. Extrêmement libidineux, dure, vif et direct. Ça c’est le truc !

David Bowie “Heroes”
L’unique bande-son de Berlin. Le mur était toujours là et la ville était grise et triste. Une bande d’artistes internationaux comme Bowie vécurent à Berlin-Ouest. C’est une sorte d’album de drogués, mais à la beauté éternelle. Enormes chansons et superbes moments. Merci Monsieur Eno.

Caetano Veloso “Circulado”
Une fois, j’ai vécu un horrible vol transatlantique tandis que j’écoutais écoutant cet album. Caetano a alors sauvé ma vie avec son fabuleux mélange de rythmes brésiliens et son doux chant. Percussions massives et section rythmique par le jeune Carlinhos Brown.

Solomon Schwartz Et Son Orchestra “Yiddish Twist & Shout”
Un pirate russe du légendaire Bat Mitzwa Disko Ensemble. Imaginez secouer des bagels et papirosen toute la nuit. Le meilleur du rock juif.

Bregovic & Alkistis Propopsalti “Partechtika”
J’aime vraiment cet album. Une des voix féminines grecques se mêle à Goran et son orchestre des mariages et enterrements. Faites attention au grand moustachu soufflant son sexyphone !

Sergei Prokoviev “Pierre et le Loup”
Un des albums qui m’inspirent le plus depuis mon enfance. Des mélodies étonnantes et une grande histoire : tout ce dont on a besoin. Mon favori pour la vie.

The Police “Outlandos d’Amour”
Trois jeunes types en colère. Trois grands musiciens avec une fantastique dynamique. La première fois que le reggae et le rock s’unifient ou meurent. Et moi j’essaie toujours de copier drumming de Steward Copeland.

James Brown “Revolution Of The Minds”
Un chef-d’œuvre par l’unique parrain de funk et de la soul. Un concert légendaire avec de superbes versions des plus grands succès de James Brown.

ALBUM

  • Shantel, « Planet Paprika » (Crammed Discs/Wagram)

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Anouar Brahem


Les disques qui comptent pour Anouar Brahem, le oudiste et compositeur tunisien qui illustre parfaitement l’esthétique du catalogue, dont il est sociétaire depuis bientôt vingt ans. Une ouverture d’esprit et une exigence sonore que l’on retrouve encore une fois sur son dernier album, « The Astounding Eyes Of Rita », dédié à Mahmoud Darwish, que dans cette sélection esthète.

Wadi Al Safi « Inta omri »
Ce très grand chanteur libanais est certainement une des plus grandes voix que le monde arabe ait jamais connue. Il excelle aussi bien dans le genre classique que populaire. Malheureusement il n’est pas toujours très bien servi à cause d’une instrumentation souvent kitsch et des orchestres pléthoriques. Agé aujourd’hui de 88 ans, il continue à se produire régulièrement en public. Ces disques sont très difficiles à trouver en France.

Taksim Trio « Taksim trio »
Je viens de découvrir ce groupe de musiciens turcs. Il y a une cohésion incroyable entre ces trois musiciens magnifiques, un trio dans la grande tradition du takht (l’ensemble réduit de musique savante arabe et ottomane) mais avec un esprit plus libre et une certaine modernité. Enfin une virtuosité qui ne s’exprime pas dans la débauche démonstrative. Ils jouent du silence, de la suggestion et s’appuient sur l’écoute mutuelle. Hüsnü Senlendir, le clarinettiste, est renversant.

Ketil Bjørnstad « The River »
J’aime beaucoup la musique de ce compositeur norvégien qui est aussi écrivain. Je trouve son univers tout a fait envoûtant. C’est le premier disque qu’il à enregistré pour ECM. Une musique intense et apaisante en même temps, des thèmes d’une grande pureté.

Pat Metheny « Beyond The Missouri Sky  »
Il n’ y a pas si longtemps en me levant un dimanche matin, j’entends cette musique… Ma femme venait de mettre ce disque. Un vrai bonheur. Un disque que j’avais beaucoup écouté par le passé, qui n’a pas pris une ride. En le réécoutant, l’émotion est encore la même. Le thème d’Ennio Morricone tiré du film Cinéma Paradiso est vraiment touchant.

Keith Jarrett « Personal Mountains »
A mon sens, un des plus beaux live édité chez ECM. Des compositions magnifiques de Jarrett (dommage qu’il ne compose plus) et une interprétation époustouflante. Jarrett, Garbarek, Palle Danielsson et Jon Christensen sont au sommet de leur art.

Jacques Brel « L’Intégrale »
Entre 14 et 17 ans j’écoutais en boucle les quelques disques que j’arrivais à avoir en Tunisie. Brel est avec Brassens et Ferré, les trois monuments inaltérables de la chanson française. Des personnalités artistiques rebelles, aux convictions fortes. A l’opposé du politiquement correct ambiant.

Joni Mitchell « Blue »
J’ai acheté ce disque lors de ma première tournée aux Etats-Unis en 1989. ll m’avait été conseillé par un ami musicien américain. Ce disque m’a vraiment fait craquer. Il est sans doute l’un des plus inspiré de cette figure majeure de la chanson anglo-saxonne.

Anne Queffélec et Catherine Collard « Gnossiennes, Gymnopedies & Oeuvres Pour Piano de Erik Satie »
Satie, un compositeur à part. Une musique que j’ai découvert tardivement. Rarement une musique m’a autant interpellé.

Egberto Gismont « Magico »
Egberto Gismonti est pour moi l’exemple même du musicien qui a assimilé différentes cultures musicales pour en faire l’expression d’une musique hautement personnelle et universelle à la foi. Quel merveilleux talent de mélodiste. Dans ce disque Jan Garbarek et Charlie Haden et bien sûr Gismonti sont d’un lyrisme époustouflant

Philip Glass « Glass work »
Je suis décidément très attaché aux thèmes mélodiques. Si mon île est vraiment déserte cette musique fera écho au silence et suspendra le temps.

ALBUM

  • Anouar Brahem « The Astounding Eyes Of Rita » (ECM/Universal)

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Zenzile


Les disques qu’emporteraient sur leur île déserte Matthieu et Vince, respectivement bassiste et clavier de Zenzile, tous deux missionnés par leurs complices pour faire ce repérage. Un choix ouvert qui ressemble bien à l’esprit du groupe.

Matthieu :

Lee Perry  ”Arkology”
Parce que les productions de l’”upsetter” sont les plus mystiques, le son du Black Ark studio est unique. Cette musique dépasse la simple appellation “reggae”.

The Clash “London Calling”
Il symbolise à lui tout seul la fin des seventies et les synthétise en même temps. Rock, reggae, ska, pop… C’est le manifeste d’un groupe sans complexe qui représente une forme de “sono mondiale”.

Depeche Mode “Violator”
L’association des mélodies de Martin Gore et de la voix de Dave Gahan a prouvé que la musique électronique pouvait être hautement émotionnelle.

Magazine “Real life”
Il n’a pas quitté ma platine depuis 3 mois : oui, il y a une vie après les Buzzcocks ! Compositions parfaites et textes énormes.

Tikiman & Rythm& Sound “Showcase”
Parce qu’il faut une musique pour les soirs tranquilles. Celle-ci te berce et te “défonce” littéralement.

Vince :

The Beatles “White Album”
Ma première passion en musique, qui m’étonne encore aujourd’hui. Un album qui va dans tous les sens.

Miles Davis “In a silent way”
Une pièce qui est a la base de plein de genres musicaux. Un disque en suspension dans l’espace.

AC\DC “Powerage”
Fela kuti, ça fait danser, James Brown, ça fait danser, AC\DC aussi !

Serge Gainsbourg “Histoire de Melody Nelson”
Grande science de la production, de la musique, de la chanson. Gainsbourg au sommet de son art.

Ali Farka Touré “Niafunke”
Un grand voyage au pays des rêves, en passant par le grand fleuve Niger, aux sources de la musique et frappant en plein coeur.

Recueillis par Jacques Denis

ALBUM

  • Zenzile “Pawn Shop” (Yotanka / Discograph)

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Cesaria Evora


Dix disques. Ceux que Cesaria Evora emporterait sur son île déserte. Quelques semaines avant la sortie de “Nha Sentimento”, un album sur lequel on retrouve sept morceaux du regretté Manuel de Novas.

Angelica Maria “Box Set”
Le coffret regroupant ses quatre meilleurs albums. Nous nous connaissons depuis un petit moment. Nous sommes vraiment devenues amies en 1994 lors d’un concert à Sao Paulo où nous avons chanté ensemble avec en plus Caetano Veloso. Angelica est vraiment une grande dame de la chanson brésilienne. Sa voix est magnifique, et la femme merveilleuse.

Marisa Monte “A Great Noise”
Je n’ai découvert sa musique que récemment et j’ai tout de suite été emballée. C’est pour ça que je lui ai demandé de venir faire un duo sur l’album “Cafe Atlantico”. Nous nous sommes rencontrées lors d’une de mes tournées au Brésil: Marisa voulait me voir, elle est venue à un de mes concerts. Nous nous sommes ensuite retrouvées lors de l’Exposition Universelle de Lisbonne où nous avons chanté ensemble.

Caetano Veloso “Prenda, Minha”
Lui, je connais ses chansons depuis plus de vingt ans! Notre première rencontre, c’était pour la compilation «Red Hot & Rio» en 1986 où nous chantions en duo sur «E Precisco Perdoar». Il était temps qu’on se rencontre: chacun était fan de l’autre! Nous sommes devenus de très bons amis. J’aime beaucoup ce disque qui doit dater de 1996 parce que Caetano y chante en espagnol des standards et des boléros.

Edith Piaf “Edith Piaf”
Un disque regroupant tous ses grands succès. Quelles sont mes chansons préférées? C’est difficile à dire: je ne retiens aucun titre… Mais je connais bien Edith Piaf. Elle passe souvent à la radio au Cap Vert. Ce qui m’a captivée chez elle, c’est sa voix. Elle arrive à y faire passer des émotions universelles. J’ai été dans un bar à Paris, Porte de Bagnolet, qui lui est complètement dévolu. Ça m’a particulièrement touchée.

Charles Aznavour “Autobiographie”
Chez lui, c’est l’orchestration des morceaux qui m’éblouit. Il n’est pas étonnant que je connaisse sa musique: Aznavour est populaire à travers le monde entier.

Amalia Rodriguez “Fado Portugese”
Elle était venue chanter au Cap Vert s’arrêtant juste au port où j’habite. Mais comme c’était au temps du régime colonial, je n’ai pas pu l’approcher: la police ne nous laissait pas passer. Il y a des similitudes entre ma morna et son fado mais également une différence de taille: la morna se danse!

The Beatles “The 20 Greatest Hits”
J’aime la pop music, eux ou Elton John. Les Beatles, on n’entendait que ça au Cap Vert à la fin des années 60. C’est comme aujourd’hui avec les Spice Girls.

Salif Keita “Seydou Bathili”
Il y a des similitudes entre sa musique malienne et la mienne dans le sens où les instruments et les rythmes africains sont souvent identiques à ceux du Cap Vert. Ce qui différencie les deux musiques, ce sont les paroles et le chant. Comme autres Africains, j’aime aussi beaucoup Youssou N’Dour, Manu Dibango et Bonga.

Bonga “Angola”
Nous sommes amis depuis longtemps. Bonga est un chanteur angolais qui est très attiré par la musique cap-verdienne. Ça vient de Louvain: dans cette ville belge cosmopolite, tout le monde se mélangeait. Et moi, je connais pas mal l’Afrique puisque j’ai déjà fait quatre tournées là-bas.

Michael Jackson “Thriller”
Comme Prince, pour son énergie sur scène! En fait, je ne l’ai jamais vu en concert, mais à la télévision. Il faut dire que quand je voyage aux Etats-Unis, je ne rencontre pas vraiment ces gens-là. Par contre, Madonna, que j’aime beaucoup aussi, est venue me voir en concert: elle dit qu’elle est fan de moi!

ALBUM

  • Cesaria Evora, “Nha Sentimento” (Lusafrica), sortie le 26.10.09

Propos recueillis par Benoît Sabatier

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