Du Cap-vert, on connaît la musique mais moins sa cuisine savoureuse, heureux mélange entre la cuisine portugaise et les produits de l’Afrique. Cesaria évoquait le plat dont elle raffolait*.
Par Laurence Touitou
Cesaria Evora faisait escale à Paris une semaine en avril, pour ses concerts au Grand Rex. On m’a toujours évoqué sa générosité et sa gourmandise, j’ai essayé d’en savoir plus. Je l’attends en compagnie de José da Silva, son producteur dans le salon d’un petit hôtel de la rue Cardinet. La « diva aux pieds nus » n’a pas des goûts de luxe. Elle arrive d’ailleurs tranquillement de chez un pédicure. Elle s’assoit aux côtés de José et attend avec calme mes questions.
Deux tiers des capverdiens vivent à l’étranger, surtout en Europe et en Amérique du Nord et pendant ces tournées quelquefois, elle a la chance de pouvoir goûter à la cuisine de son pays. J’ai eu envie de savoir si comme d’autres artistes, elle préférait se produire le « ventre vide » et surtout ce qu’elle aimait manger après ses spectacles. Savoir que son plat favori l’attend après un concert est un réconfort pour elle : « Quand c’est possible, je commande dans la journée un plat de « cachupa » préparée spécialement pour moi avec des bananes frites et du poulet grillé servi à côté. Ce n’est pas habituel mais c’est mon petit plaisir. En tournée, quand ce n’est pas possible d’en manger, je me « console » avec des côtelettes d’agneau grillé… J’adore ça ».
Lana Del Rey, Video Games
Emporté par les tourments de l’accélération, tout le monde semble trépigner d’impatience de pouvoir s’immerger pleinement dans le glamour policé de la lolita. Avec Lana, 2012 s’annonce nostalgique.
Freestyle Fellowship, 7th Seal
Au début des 90’s, un quatuor de Los Angeles proposait une fusion de hip-hop et de jazz qui allait graver une empreinte déterminante dans l’évolution du son West Coast.
Modeselektor, German Clap
Extrait de “Monkeytown, la dernière sortie du producteur berlinois German Clap résonne comme une partie de ping-pong enregistrée lors d’une plongée à bord du nautilus.
Jonti, Hornets Nest
Producteur et multiinstrumentaliste largement influencée par le réalisateur Norman McLaren, Jonti est une des dernières recrues de l’écurie Stones Throw.
Da Cruz, Boom Boom Boom
Da Cruz est le résultat de l’association de la Brésilienne Mariana Da Cruz et de la productrice Ane H, cocktail énergétique dans la veine de Buraka.
Sebastian Sturm, Get Going
Chef de file de la scène reggae roots allemande, Sebastian Sturm pousse affirme toujours plus son style unique avec “Get Up & Get Going”.
Après du hip-hop dans le Bronx retracé par Sophie Bramly, c’est au tour d’une autre française de nous faire découvrir les dessous l’émergence d’une sous-culture new-yorkaise.Entre 1989 et 1992, la photographe a en effet largement fréquenté les House Ballrooms de Harlem offrant une vaste documentation de l’âge d’or voguing. Initié par des prisonniers, qui s’inspiraient des pochettes de Vogue magazine pour créer leurs chorégraphies, ce courant s’inscrit dans une longue tradition afro-américaine en matière de concours de danse.
Mode d’expression privilégié au sein des communautés gay afro-américaines et latinos tout au long des années 80, cette tendance connaîtra une énorme visibilité suite au succès du titre éponyme de Madonna en 1990. Ce n’est cependant pas l’impact de cette relecture intelligente que retrace la publication “Voguing: Voguing and the House Balloroom Scene of New York City 1989-92“. Elle offre plutôt un répertoire de langage corporels qui ont largement participé à construire les chorégraphies du r’n'b.
Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, Laurence Jacottet, Philippe Cuendet et Ivan Liechti, le trio formant //DIY, sont des véritables passionnés de musique. DJ’s, producteurs, collectionneurs, programmateurs ou compileurs, ils ont cumulés les activités dans le domaine depuis quelques années. A ce titre, c’est surtout à travers le graphisme que les Lausannois ont poussé le plus loin cette sensibilité. Des pochettes aux vidéos, en passant par des myriades de flyers et de posters, //DIY a toujours su mettre les sons en image avec une rare originalité.
À travers cette exposition intitulée “FM”, ils poussent toujours plus cette exploration des points de convergences entre phénomènes sonores et visuels, notamment grâce à l’utilisation de quelques dispositifs expérimentaux. C’est le cas par exemple des séries inspirées par les figures de Chladni. Une manière de démontrer par la forme à quel point la musique, et les rythmes, sont à l’origine de toutes formes d’univers. Un catalogue tirée à 500 exemplaires a également été publiée à cette occasion.
Stevie Wonder a 12 ans quand il enregistre son premier disque Little Stevie Wonder pour le label Tamla Motown. L’année est 1962. Dix ans plus tard, en 1972, il renégocie son contrat avec le label de Berry Gordy et commence sa période la plus créative avec la parution de “Music In My Mind”. 2012 marque ainsi une double célébration, celle des 50 ans de ses débuts dans le show-business et les 40 ans de ce qu’on a appelé à raison « la période des classiques ».
Rien ne prédestinait Steveland Morris, aveugle depuis sa petite enfance, à devenir un tel génie musical. Découvert par le label de Berry Gordy Tamla Motown, « Little Stevie » s’est rapidement émancipé pour devenir un créateur à part entière, marquant la musique noire et la pop music comme aucun autre artiste afro-américain avant lui, à part peut-être Ray Charles.
Les Éditions Consart consacrent le dernier numéro de sa collection “Vibrations” à Stevie Wonder. Richement illustré, il retrace par décennies et par thématiques le parcours d’une carrière qui s’étale sur plus d’un demi-siècle.
Naissance au Sénégal, enfance passée au Koweit et adolescence à Brooklyn, Fatima Al Qadiri semble désormais évoluer dans des matrices algorithmiques semblables à celles de James Ferraro. À grands renforts de nappes synthétiques et de choeurs réverbérés, elle compose les cantates apocryphes destinées aux temples de Second Life. Avec son mini-LP “Genre-Specific Xperience” (UNO NYC), elle propose de réinterpréter le hip-hop, le dubstep ou le tropicalia.
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